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 Rentrée et rencontre [PV Matthew]

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Alex O'Connell
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MessageSujet: Rentrée et rencontre [PV Matthew]   Dim 4 Oct - 16:39


Cela faisait exactement deux jours que j’étais de retour à Poudlard, après avoir passé deux semaines de vacances chez ma tante New-Yorkaise pour les fêtes de Noël et du Nouvel An. Deux jours que je ne sortais de ma chambre que pour prendre mes repas dans les cuisines de l’école, à des horaires où j’étais sûr de ne croiser personne, de peur de me retrouver de nouveau en face de lui, Matthew Adams, enfoiré de Serpentard qui s’amuse à baiser les gens, au sens propre comme au sens figuré… Ce comportement était très certainement digne des plus grands idiots que la Terre ait jamais porté, mais, pour une raison que j’avais beaucoup de mal à accepter, je ne pouvais supporter l’idée de le voir, même de loin, avec son air suffisant et son sourire narquois. Car j’avais peur. Peur de le voir tout sourire en train de draguer une quelconque autre personne. Peur de me sentir triste et jaloux à la vue de ce spectacle que j’imaginais dégoûtant. Peur qu’il ne me jette pas même un regard, comme s’il avait oublié tout ce qu’il s’était passé entre nous, comme s’il m’avait oublié. Et je me détestais de penser à tout ça, parce que ce connard avait profité de mon état d’ébriété pour me mettre dans son lit comme il le désirait depuis que l’on s’était rencontré, et moi, je me conduisais comme un vulgaire puceau qui n’arrête pas de repenser nostalgiquement à sa première fois…

A peine avais-je quitté sa chambre ce samedi matin-là, que j’étais déjà en train de penser à lui. C’était comme si, juste avant que je ne parte, il m’avait discrètement jeté un sort pour m’empêcher d’oublier ce qu’il s’était passé. Et malheureusement, ça n’allait pas s’arrêter de si tôt… Pendant le long trajet en train qui m’avait ramené à Londres, dans mon lit juste avant de m’endormir, et même dans mes rêves !… Je le voyais absolument partout. Et j’avais beau à chaque fois essayer de me le sortir de la tête une bonne fois pour toute, il revenait constamment me hanter. Bon, il était tout de même normal qu’au début, je pense à lui à cause de ce qu’il m’avait fait. Le temps que la pilule passe et que j’oublie peu à peu les événements qui s’étaient produits entre nous. Mais après une semaine où rien n’avait changé, je commençais sérieusement à me demander si je n’avais pas définitivement perdu la boule. Car ce n’était en rien habituel de continuer de penser constamment à quelqu’un qui avait abusé consciemment de moi et qui n’en avait éprouvé aucun remords. Surtout lorsque les pensées en question n’étaient aucunement vengeresses et diaboliques…

Et si le fait que ce Serpentard de mes deux occupe continuellement mes pensées me troublait considérablement, ma situation devint pire lorsque mes parents ont commencé à se poser des questions à mon sujet. Il faut dire qu’à force d’être tout le temps dans les nuages ou enfermé dans ma chambre (fait généralement inhabituel chez moi), ils se sont inquiétés, ce que je pouvais, bien sûr, parfaitement comprendre, puisque je n’étais pas dans mon état normal, mais qui me posait tout de même un gros problème. Car je n’avais nullement envie de leur raconter ce qu’il s’était passé la veille du jour de mon anniversaire. Non seulement, parce que tout cela faisait parti de ma vie sexuelle, donc privée, mais aussi parce que je n’avais pas vraiment envie de les inquiéter pour quelque chose que je ne semblais même pas regretter… La seule personne que j’avais mise dans la confidence était Allison, ma grande sœur qui faisait également office de meilleure amie, pour la simple et bonne raison que je ne lui cachais jamais rien. Et aussi parce qu’il fallait absolument que j’aille de toute urgence à l’hôpital passer un test du Sida sans que personne de la famille ne soit au courant. Test qui se révéla finalement négatif, à mon grand soulagement et celui de ma sœur.

Enfin, même après avoir passer ce fichu test qui m’enleva un sacré poids à l’estomac, il y avait autre chose qui m’empêcha de l’oublier immédiatement. Un suçon… Suçon qui heureusement passait inaperçu sous un T-shirt, mais qui me rappelait cette fameuse nuit (ou le peu dont je me souvenais) à chaque fois que je me regardais dans la glace le matin, après ma douche… Et j’avais beau me dire chaque jour de ne pas poser les yeux sur ce putain de suçon, j’y revenais constamment. Au cours de la première semaine de vacances, je l’ai donc vu s’effacer petit à petit, passant du rouge au jaune, pour complètement disparaître la semaine suivante. Et j’étais tiraillé entre deux opposés. D’un côté, j’étais content que cette marque d’appartenance et souvenir d’une nuit de débauche non voulue soit enfin gommer de ma peau, mais d’un autre côté, je me surprenais à penser que ce suçon était la seule chose qui me permettait de me prouver à moi-même que ce qu’il s’était passé n’était en rien un rêve et ne pas oublier ce moment passé dans ses bras… Chose impossible pour moi à accepter, puisque je voulais justement oublier tout ça !

La cloche sonna la fin du dernier cours de la matinée, et je sursautai légèrement, le bruit m’ayant brusquement extirpé de mes pensées et souvenirs de vacances. Je rangeai lentement mes affaires dans mon sac et attendit un peu que tout le monde soit déjà sorti de la salle de classe pour le faire à mon tour. C’était peut-être stupide ce que je faisais, mais j’avais dans l’idée que plus j’attendais bien gentiment dans la salle de cours que tout le monde soit parti, moins j’aurais de chance de rencontrer Adams dans les couloirs pendant les intercours. Le plus difficile restait tout de même à faire : l’éviter pendant le repas de midi, ce qui était impossible à réaliser à moins que je ne me décide encore une fois de manger dans les cuisines en compagnie des elfes…

Après cinq petites minutes d’attente, assis tranquillement à ma table de la salle de Métamorphose, et des dizaines de regards noirs de la part du professeur McGonagall, je me décidais enfin à sortir dans le but d’aller manger. Il y avait encore pas mal d’élèves dans les couloirs, mais la majorité d’entre eux était sûrement déjà en train de se goinfrer dans la Grande Salle, dont parmi eux, j’espérais que se trouvait Adams… Adams qui se trouvait actuellement en face de moi et marchait dans le sens opposé… Oh Merlin, mais qu’ai-je donc fait pour mériter un tel supplice !

Je m’arrêtai brusquement, mon cœur bondissant de peur, de colère et de joie mêlées. Je n’aurais très certainement pas dû ressentir ça, mais j’étais heureux de le revoir après deux semaines d’absence. Ce qui n’était sûrement pas son cas… Pour lui, je n’étais qu’un vulgaire objet sexuel qui lui avait servi une nuit et qui était maintenant périmée. Ma gorge se serra à cette pensée humiliante et la colère commença à bouillir dans mon sang, seul sentiment qui me permettait de ne pas craquer. Après être resté quelques minutes face à face à quelques mètres de lui, et à le regarder droit dans les yeux, je décidai enfin de couper ce contact visuel. Je baissai donc la tête pour le sortir de mon champs de vision et je repris ma route en direction de la Grande Salle, passant devant lui sans même relever le regard.
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Matthew Adams
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MessageSujet: Re: Rentrée et rencontre [PV Matthew]   Mer 7 Oct - 4:10

Non. Non, bien sûr que non. Non, je ne suis certainement pas en train de Le chercher depuis le début de matinée. Non, je ne L’attends pas comme un désespéré depuis le début des vacances ; non, je ne Le guette pas comme un fou à lier - ce que je suis sans doute devenu en Son absence. Non, je n’ai surtout pas envie de Le voir, encore mois l’envie de Lui parler.

Exaspéré par mon propre comportement , je lâchai un soupir mécontent. Je me faisais pitié, vraiment. J’avais honte de cette attitude pathétique qui n’était pas tellement digne d’un Serpentard et surtout qui n’était pas digne de quelqu’un comme moi. Quelqu’un qui n’était pas censé perdre le contrôle pour une personne parmi tant d’autres. Perdre le contrôle pour une personne comme Lui, O’Connell. J’avais rencontré, connu, couché avec des tas de personnes, toutes différentes les unes des autres, mais jamais on ne m’avait autant fait d’effet que ce putain de Gryffondor à la noix. Et je me serais foutu des gifles pour me sentir si perdu, si glacé de l’intérieur, si seul sans Lui. J’avais passé le samedi et le dimanche tout entiers enfermé dans mon dortoir, à me morfondre, à me ressasser les dernières parles qu’Il avait eues à mon égard tout en me répétant toutes les cinq secondes que je n’avais été qu’un triple con et que j’avais réussi à tout gâcher, encore une fois. Comme d’habitude. Et cette seule pensée m’avait encore plus déprimé qu’auparavant. Finalement, quand je me suis enfin décidé à me foutre un bon coup de pied au cul et à me bouger pour de bon - c’est-à-dire, le lundi suivant - j’avais commencé à Le chercher partout sans vraiment le vouloir. Une fois enfin sorti de la chambre, j’avais éprouvé l’envie presque irrépressible de Le voir, de Lui parler. De ressentir à nouveau Sa chaleur mélangée à la mienne. Seulement, j’avais juste oublié un minuscule léger petit détail : les vacances de fin d’année. Je m’étais bien vite rendu compte qu’Il avait dû partir, comme la plupart des étudiants, et que j’allais devoir attendre Son retour pour ne plus avoir à sentir ce trou béant au creux de ma poitrine qui semblait vouloir me lacérer le cœur depuis qu’Il avait claqué la porte du dortoir des Vert et Argents.

J’ai seulement oublié aussi que La douleur qu’Il injecte dans mes veines à haute dose ne s’enlevait pas d’un claquement de doigt.

Et la douleur avait été si insupportable que j’avais tout fait pour la voir disparaître. L’oublier, juste le temps de reprendre le contrôle de mes émotions.

Alors, j’ai baisé. J’ai baisé comme un forcené, comme un désespéré. Parce que c’est le seul moyen que j’ai jamais trouvé pour pouvoir oublier durant un instant la douleur. Baiser.

Et en même temps que la douleur, j’avais voulu m’arracher de la tête, la brûlure de Son regard bleu ancré dans mes pupilles, la chaleur de Son ondulant sous la mien, le souvenir de Sa douceur sur ma peau bouillante. Mais passer mes nuits à me débaucher n’avait rien donné, ça n’avait pas marché. Parce qu’à chaque fois, j’avais dû penser et repenser à Lui pour pouvoir ressentir, éprouver un quelconque désir, plaisir fugace qui me traversait les reins comme la foudre. Je n’avais pas pu faire autrement que de m’imaginer dans mon lit avec O’Connell pour pouvoir passer dans le lit des autres. Ce qui avait été très dérangeant tout de même, surtout le soir où j’avais crié à m’en écorcher les cordes vocales Son prénom - oui oui, Son prénom - sous la jouissance. L’honneur avait été sauf, j’en remercie Merlin, puisque j’avais dû me montrer particulièrement habile cette nuit là, laissant mon énième conquête de la semaine à moitié dans l’inconscience ; ce qui m’avait arrangé d’un côté puisque cela m’avait permis de filer en douce, sans avoir à donner de justifications ni rien du tout.

N’est pas Serpentard qui veut hein !

Mais tout ça n’avait rien arrangé du tout. Ça m’avait juste permis de prendre mon pied avec Lui sans qu’Il ne soie réellement là et après ? Après, rien du tout. Je m’étais retrouvé à nouveau perdu, glacé de l’intérieur et surtout seul. Les deux semaines de vacances avaient les plus longues que j’avais jamais connues et chaque jour je m’étais levé en me disant que bientôt Il reviendrait. Bientôt Il serait là et je pourrais à nouveau Le voir, Le toucher. Et Il allait combler le vide au creux de mon estomac et tout retournerait dans l’ordre. Ce fut cette raison qui me fit me lever aux aurores en ce matin de reprise des cours. J’avais erré toute la matinée, espérant L’apercevoir au détour d’un couloir, à la sortir d’une salle de classe. N’importe où. J’avais guetté avec fébrilité la chevelure brune et les yeux bleus, sans succès.

Mais où est-ce qu’Il est, bordel ? Alors quoi, Il est tombé malade ? Il a trop mangé de dinde farcie et Il a fait une indigestion ? Ou alors Il a abusé des chocolats ? Il a bien dû revenir, non ?

Je me rabrouais mentalement. Évidemment qu’O’Connell avait dû revenir ! Comme s’Il avait pu déserté Poudlard rien que pour ne plus avoir le plaisir de me croiser ! Non, sérieusement, je n’avais pas autant d’importance à Ses yeux pour une telle chose, je devais bien me l’avouer. La sonnerie de midi me vrilla les tympans et je désespérai un peu plus. Je savais que si je l’avais voulu j’aurais très bien pu Le voir dans la Grande Salle mais il y aurait eu alors beaucoup trop de témoins. Et je ne tenais pas particulièrement à être le centre de toutes les attentions. Je soupirai alors que le rouge et or d’une cravate m’accrocha l’œil. Avec un peu de chance, ils seraient de la même année que Lui ? Je continuai alors dans ma lancée - de toute façon, je n’avais rien à perdre - et, parce que c’était sans doute mon jour de chance - ou pas - Il fut là, sous mes yeux, me faisant face quelques mètres devant moi. Mon cœur se mit alors à cogner violemment dans ma poitrine, réaction primaire que j’aurais bien été incapable de contenir, si bien que je crus qu’il allait se décrocher de ma cage thoracique. Il était là, juste là, plus près qu’Il ne l’avait été depuis deux - très - longues semaines. Comme par automatisme Son regard plongea dans le mien - j’étais heureux à un point inimaginable qu’O’Connell m’ait remarqué Lui aussi - et je ne fus capable de rien d’autre que de rester là, à Le fixer. Le monde sembla disparaitre dans une brume épaisse, ne laissant plus que Lui et moi qui restions les yeux dans les yeux durant ce qui me parut un long moment. J’eus l’infime hésitation d’aller à Sa rencontre mais Il me cloua sur place en baissant soudainement la tête, coupant le contact de nos pupilles et en continuant Son chemin, se rapprochant néanmoins dangereusement de moi. Le cœur battant et la respiration difficile, je Le vis comme à travers un rêve avancer dans ma direction et passer à côté de moi comme s’Il m’ignorait de la façon la plus désagréable qui soit. Comme s’Il e m’avait pas vu, comme s’Il ne m’avait pas fixé Lui aussi pendant quelques minutes.

Ça aussi, ça fait mal tiens…

Je déglutis avec difficulté alors que mon cerveau semblait tourner à plein régime pour trouver ce que mon corps devait faire. Mais je restais quelques secondes incapable de bouger tant Son ignorance me fut douloureuse. Mais je devais Lui parler, j’en crevais d’envie, alors je me mis à Sa poursuite.

Attends ! O’Connell, attends ! fis-je peut être un peu plus fort alors qu’il m’avait semblé qu’Il augmentait l’allure.

Grognant - Il avait décidé de ne pas me laisser la tâche facile - je Le rattrapai sans trop de difficultés, allant directement me planter devant Lui, comme ça Il n’aurait pas d’autres choix que de bien me remarquer cette fois. Et de ne pas faire comme si je n’existais pas.

Hey, quand on t’appelle tu pourrais répondre au moins ! lançai-je, un peu refroidi de Son attitude qui me blessait plus qu’elle n’aurait dû.

Décidément buté comme pas deux, Il commença à vouloir me dépasser et continuer Son chemin, comme si je ne me trouvais pas devant Lui. Et alors qu’Il se déplaçait sur la gauche, je suivis le mouvement ; pareil quand Il alla à droite. Fronçant les sourcils, je Lui empoignai fermement le bras alors qu’Il continuait Son petit manège - qui commençait sérieusement à m’énerver.

Écoute, je veux juste qu’on parle, ok ? commençai-je, un peu plus doucement. Sans cris, sans insultes et sans coups de poings. Juste parler. Parce que je crois qu’il faut qu’on parle tous les deux. Alors tu veux bien arrêter ton petit jeu de gamin et m’écouter ? demandai-je tandis qu’Il essayait toujours de m’échapper. S’il te plaît.

Mais je remarquai bien vite qu’Il n’était pas décidé à me laisser Lui parler et si je ne faisais pas quelque chose pour Le retenir, Il allait me filer entre les doigts. Et il était tout à fait hors de question qu’il s’en aille une nouvelle fois en me laissant seul comme un pauvre idiot.

Alors quoi O’Connell ? Je te fais si peur que ça ? Toi, le courageux Gryffondor tu as peur du gamin de Serpentard que je suis ? ajoutai-je, légèrement moqueur.

Je savais bien qu’Il n’allait pas du tout apprécié mais au moins Il réagirait enfin. Et c’était tout ce qui comptait pour l’instant. Je me débrouillerais après pour calmer le jeu, ce n’était que secondaire.

D’habitude, ce sont les Serpentards qui n’ont pas de couilles… terminai-je, juste pour enfoncer un peu le clou.

Mais c’était vrai. J’étais un Vert et Argent et je n’avais pas de couilles. En cet instant précis, je crevais littéralement de trouille. J’avais peur qu’Il ne m’en foute une autre et qu’Il ne s’en aille. Définitivement.

Je veux juste qu’on parle… S’il te plaît. répétai-je, peut être dans l’espoir qu’Il allait m’accorder ce que je voulais si je le Lui répétais assez.
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Alex O'Connell
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MessageSujet: Re: Rentrée et rencontre [PV Matthew]   Sam 10 Oct - 17:32

Traverser ce couloir, les yeux rivés au sol, en passant juste devant lui ne me prit que quelques secondes, mais ce fut sans doute les plus longues que j’eus vaincu de toute ma vie. C’était comme si quelqu’un s’était amusé à me jouer un très mauvais tour en appuyant sur la touche « ralenti » de la télécommande qui contrôle ce putain de monde. J’avais donc l’impression désagréable qu’il fallait que je marche des kilomètres et des kilomètres pour pouvoir enfin arriver à le dépasser (alors qu’à la base, nous n’étions séparés que d’une dizaine de mètres…). Je me serais cru plongé dans une mauvaise production hollywoodienne où l’acteur principal est capable de s’amuser à contrôler certaines choses et personnes grâce à sa télécommande magique. En tout cas, avec moi, il devait vraiment s’éclater…

Mon cœur battit de plus en plus vite, de plus en plus fort, à mesure que je me rapprochais de lui, et ces battements atteignirent son paroxysme lorsque je me retrouvais enfin à sa hauteur, me permettant ainsi de retrouver son odeur si particulière. Odeur que, bizarrement, j’arrivais à me souvenir parfaitement, contrairement à nos faits et gestes de cette nuit passée ensemble (aurais-je une mémoire olfactive hypra développée ?). Une fois que j’eus enfin dépassé Adams, je fermai les yeux pendant quelques secondes pour tenter de calmer les battements affolés de mon cœur, en vain. Puis, je laissai échapper un long souffle, évacuant ainsi un peu le stress qui m’avait pris à la gorge en le voyant.

Je continuai donc ma route vers les cuisines, me sentant encore et toujours tiraillé entre deux opposés lorsque cela concernait ce satané Serpentard (ce qui, d’ailleurs, m’énervait prodigieusement…). Car d’un côté, j’espérais sincèrement qu’il me laisse tranquille et qu’il ne me court pas après pour venir me parler de je ne sais quel sujet pouvant m’intéresser ou non. Mais d’un autre côté, à l’idée qu’il me retienne de partir, mon cœur bondissait de ce qu’il semblait être de la joie, et je savais que s’il venait à s’excuser, cela ne me laisserait très certainement pas indifférent… Et je sus rapidement quel était le côté de ses deux parties de moi qui dominait l’autre, lorsqu’au bout de quelques mètres, je me sentis déçu qu’Adams ne m’ait toujours pas interpeller. Je ravalai donc difficilement ma déception, en essayant de me convaincre que c’était un sentiment tout à fait normal. Après tout, ça m’aurait tout de même fait plaisir qu’il s’excuse pour ce qu’il m’avait fait et pour toutes les horreurs qu’il m’avait dit au réveil. Mais je crois que je rêvais un peu trop et il fallait que je revienne sur Terre. Jamais il ne viendra s’excuser auprès de moi parce que me baiser était son but depuis le début et que pour lui, je ne devais m’en prendre qu’à moi-même car c’était moi qui l’avait chauffé…

Je continuai de ruminer dans mon absence de barbe (barbe que j’avais fraîchement rasé ce matin avant d’aller en cours, car, à force de jouer les déprimés, elle allait finir par être aussi longue que celle de Dumbledore…), lorsque j’entendis quelqu’un m’appeler.

- Attends ! O’Connell, attends !

Mon cœur fit une embardée à l’entente de sa voix appelant mon nom et, sans savoir vraiment pourquoi, mon côté désirant ardemment qu’il me laisse tranquille pris le dessus sur l’autre, et la peur s’insinua vicieusement dans mes veines comme le venin d’un serpent après morsure (ce que j‘avais déjà été il a de cela deux semaines maintenant). Peur qui me fit accélérer le pas, en espérant pouvoir lui échapper. Mais c’était sans compter le fait qu’il se mit à trottiner, voire courir, à ma poursuite, et il se retrouva donc rapidement en face de moi, me bloquant le passage pour m’empêcher de continuer.

- Hey, quand on t’appelle tu pourrais répondre au moins !

Je relevai d’un coup les yeux vers lui, le foudroyant du regard pour oser me parler de cette façon, alors que j’avais, au contraire, toutes les raisons de ne pas avoir envie de lui adresser la parole.

- Tu m’excuseras mais, je n’ai pas vraiment envie de te parler pour le moment… répondis-je aussi froidement que lorsqu’il s’était adressé à moi.

La tête haute, à présent, je tentai de me défiler en le contournant habilement du côté droit (son côté gauche à lui). Mais tout aussi habilement, il fit un pas de côté et se retrouva de nouveau face à moi, me barrant une nouvelle fois la route. Je me décalai donc vers la gauche, tentant une fois encore de l’éviter et partir loin de lui au plus vite, mais il suivit le mouvement et se remit devant moi, à mon grand agacement. Agacement qui ne fit que s’accroître et qui se mêla à de l’indignation lorsque Adams agrippa avec force mon bras gauche comme pour m’interdire de bouger.

- Écoute, je veux juste qu’on parle, ok ? Sans cris, sans insultes et sans coups de poings.

Intérieurement, je ris jaune à l’entente de cette phrase. Surtout venant de lui… Car j’étais peut-être passé maître en ce qui concerne les cris et les hurlements, mais pour les insultes et les coups de poings, Adams me battait haut la main !

- Juste parler, continua-t-il. Parce que je crois qu’il faut qu’on parle tous les deux.

C’était vraiment dommage que les choses soient aussi mal faites… Lui avait envie de parler, et bizarrement, ce n’était pas du tout le cas pour moi ! Surtout qu’il souhaitait me dire quoi exactement ? Certainement pas des excuses puisqu’il m’avait clairement fait comprendre juste avant que je ne quitte sa chambre ce matin-là, qu’il ne regrettait absolument rien (sauf d’avoir oublier la capote, mais c’est une autre histoire…). Alors, quoi exactement ? Que je suis un bon coup au pieu ? Ça, merci, mais je le savais déjà (non, le narcissisme ne me va définitivement pas…) !

- Alors tu veux bien arrêter ton petit jeu de gamin et m’écouter ? S’il te plaît.

Le « petit jeu de gamin » me fit grincer des dents et je l’avadakedavrisa du regard pour ça. Car je ne jouais pas à un « jeu de gamin », comme il aimait l’appeler. J’essayais tout simplement de le fuir, lui, et son foutu charisme à la noix qui me rendait bizarre depuis le début des vacances… Et puis, le fait qu’il veuille jouer au gars plus mature que moi, alors qu’il savait très bien qu’il ne l’était pas, ça m’énervait au plus haut point.

- Eh bien, le fait de changer de rôle quelque fois, ça ne fait pas de mal ! ironisai-je, alors que je tentai une fois encore un pas de côté pour me dérober, mais la prise qu’il avait sur mon bras se fit plus ferme.

- Alors quoi, O’Connell ? Je te fais si peur que ça ? ajouta-t-il alors sur un ton moqueur. Toi, le courageux Gryffondor tu as peur du gamin de Serpentard que je suis ? D’habitude, ce sont les Serpentards qui n’ont pas de couilles…

Je serrai les dents, m’empêchant difficilement de lui foutre mon poing dans la gueule… encore… Mais je me contentai de le regarder droit dans les yeux, lui faisant ainsi passer toute la haine que je ressentais à son égard en cet instant. Puis, j’arrachai mon bras de sa prise et le poussai brutalement avec mon épaule pour passer. Adams m’ayant finalement coupé l’appétit, je marchai rapidement vers ma salle commune à la place des cuisines initialement prévues, mes pas résonnant dans le couloir à présent vide. J’eus à peine fait quelques mètres que la voix du Serpentard retentit derrière moi.

- Je veux juste qu’on parle… S’il te plaît.

Je ralentis l’allure, jusqu’à m’arrêter complètement. Puis, après avoir longuement peser le pour et le contre, soufflant et soupirant des dizaines de fois, je me retournai lentement vers Adams et rebroussai chemin. Je me plantai ensuite en face de lui, croisant les bras comme pour me préparer à ce qui allait suivre, puis, je dis :

- Très bien. Je t’écoute.
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Matthew Adams
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MessageSujet: Re: Rentrée et rencontre [PV Matthew]   Mer 14 Oct - 4:02

La haine pure faisant briller Ses grands yeux bleus à les rendre presque noirs envoya un frisson glacé le long de mon échine et j’avalai ma salive avec beaucoup de difficulté. Fallait-il qu’O’Connell me déteste tant après tout ce que je Lui avais fait. La folle envie de m’enfuir à toute jambe me prit à la gorge, étouffante, mais mon corps ne parut pas enclin à bouger du moindre millimètre, refusant catégoriquement d’écouter ma tête qui me hurlait de partir le plus vite possible et de ne plus jamais chercher à Le revoir. Ses mâchoires se contractèrent sous la fureur et je crus un instant qu’Il allait me balancer Son poing à la figure. Mais Il n’en fit rien, Il eut juste un mouvement brusque pour se détacher de ma prise sur Son bras avant de me bousculer d’un coup d’épaule pour me dépasser à nouveau et me planter là, comme un con au milieu du couloir vide. La gorge sèche, je L’entendis partir alors que mon estomac se révulsait d’horreur. Je L’avais laissé filer, encore une fois. Et je n’avais toujours pas eu les couilles de m’expliquer, encore une fois.

Abruti !

Je veux juste qu’on parle… S’il te plaît, m’entendis-je répéter même si je ne fus pas certain que cette fois là change quoique ce soit quant à la situation.

Je notai avec étonnement que les pas ralentirent, avant de s’arrêter complètement. Mon cœur pulsa contre mes côtes et j’eus peur qu’Il ne finisse par l’entendre tellement il battait fort à l’intérieur de ma poitrine. Je n’osai pas bouger, attendant nerveusement qu’O’Connell bouge en premier. Et j’eus l’impression d’attendre une éternité, rythmée par le son de Ses expirations quelque peu agacées. Je priai intérieurement Merlin et toutes les autres divinités existantes pour qu’Il finisse par se décider et rapidement - et que sa décision soit en ma faveur bien évidemment. Et ce fut avec soulagement que j’accueillis à nouveau le son de Ses chaussures claquant sur le sol alors que je L’entendais revenir sur Ses pas. O’Connell avait donc choisi de finalement revenir.

Pour qu’on parle ou pour me casser la gueule encore une fois ?

La peur s’insinua par tous les pores de ma peau, me filant des frissons désagréables le long de la colonne. Le cœur battant à s’en décrocher de ma cage thoracique, je Le vis arriver et se planter devant moi, l’air farouche, avant de croiser les bras sur Son torse.

Très bien. Je t’écoute, lâcha-t-il alors que je n’en revenais pas de la tournure des évènements.

Et je fus tellement désarçonné que j’en restai parfaitement immobile, à Le fixer bêtement, comme un idiot. Sans doute ma bouche s’ouvrit-elle sous l’effet de la surprise mais je n’eus pas la présence d’esprit de garder un tant soit peu de self control devant Lui.

De toute façon, il semblerait que je sois incapable de garder mon sang froid en Sa présence alors…

Seulement, je ne pensais pas qu’Il ait la patience d’attendre indéfiniment aussi me raclai-je la gorge pour me donner contenance avant de chercher mes mots.

Heu… Hé bien, je… commençai-je - de façon tout à fait pitoyable, il fallait le reconnaître - alors que mon regard se baissait automatiquement et qu’une main vint masser ma nuque, tremblante. Je…

J’avais tellement espéré qu’O’Connell m’écoute, qu’Il ouvre grand Ses oreilles parce que j’avais réellement eu besoin de Lui parler et qu’après avoir passé les deux semaines de vacances à ruminer dans mon coin, préparant tout un petit laïus qui serait on ne peut plus convaincant, Il allait enfin pouvoir se rendre compte que je n’étais pas si con que ça - dans le fond. Mais chaque mot resta bloqué au fond de ma gorge ; je les sentais sur ma langue mais je fus incapable de le faire sortir pour leur donner une sonorité, un sens. En faire des phrases qui Lui montreraient que j’avais eu le temps de réfléchir et que j’avais compris à quel point mon attitude à Son égard avait été inqualifiable. Et, surtout, que j’étais désolé. Vraiment, vraiment désolé. Parce que le poids de la culpabilité me restait sur l’estomac et que je supportais de moins en moins de voir et revoir la scène où ma connerie - légendaire, sans doute - s’étalait de façon horriblement pathétique.

Écoute, je… Je me suis mal comporté, repris-je après avoir dégluti et les yeux toujours baissés. J’ai très mal agi envers toi, j’ai été vraiment con. Non, pire que con, j’ai été dégueulasse et je n’aurais jamais dû me conduire de cette façon avec toi. Tu ne méritais pas ça.

J’expirai une seconde par la bouche alors que les battements complètement furieux de mon cœur venaient résonner à mes tempes et que je devais faire un effort surhumain pour ne pas partir en courant comme si j’avais eu le Diable au cul. Mais mes jambes refusaient toujours de m’obéir, aussi étais-je obligé de rester là, debout dans ce putain de couloir, planté devant ce putain de Gryffondor qui avait envahi ma tête, mon corps en même temps que ma vie. Je jouai un instant avec mes doigts, de façon totalement nerveuse, avant de croiser les bras contre mon ventre pour arrêter ce tic ridicule.

Et je… Je n’aurais pas dû non plus coucher avec toi alors que tu n’étais pas… dans ton état normal, hésitai-je - parce que Lui faire remarquer qu’Il était totalement torché me parut pas mal déplacé. Je savais que tu n’aurais pas été consentant si tu avais été… sobre, que tu n’aurais certainement pas voulu que je te mette dans mon lit. Mais, je…

J’avalai ma salive une nouvelle fois. On en venait à la partie un peu plus délicate de l’histoire, celle où j’étais censé démontrer à O’Connell que je n’étais pas quelqu’un qui forçait les gens à coucher.

Je ne t’aurais jamais forcé si, même sous l’effet de l’alcool, tu avais refusé. Je veux dire… J’ai… J’ai jamais voulu en arriver là ce soir là. Initialement, je voulais juste te ramener à ta salle commune après t’avoir vu vider tripes et boyaux dans le hall. Mais, tu… tu n’étais pas vraiment en état de me donner un quelconque mot de passe alors, je… J’ai pensé que t’emmener avec moi était… plus prudent. Je ne cherche pas d’excuses, ni à te mettre la faute sur le dos, je veux qu’au moins tu saches que jamais je ne t’aurais ni fait de mal ni rien du tout si tu m’avais dit non cette nuit là.

Je fis une pause, la respiration un peu - trop - rapide.

D’accord, et je ne l’ai jamais nié, depuis le premier soir tu m’as attiré et j’avoue que le fait que tu te refuses à moi si catégoriquement a son côté excitant mais je ne suis pas comme ça. Je ne force personne. Et je n’aurais rien tenté avec toi si tu n’avais rien tenté de ton côté. Je sais que c’est moi qui aurais dû te dire non, que j’aurais dû t’arrêter en sachant que tu n’aurais pas été consentant pour qu’on couche ensemble si tu n’avais pas autant bu. Je suis conscient que j’ai merdé, qu’étant donné les circonstances j’étais le seul à pouvoir arrêter les choses avant qu’il ne soit trop tard mais…

Je resserrai mes bras autour de mon buste, sentant avec horreur mes joues me chauffer de la façon la plus désagréable qui soit.

J’ai pas pu… soufflai-je. Seulement, je… Je sais que tu n’aurais pas voulu ça et je n’aurais pas dû profiter de ton état d’ébriété pour céder à ce genre de pulsions. Sache au moins que j’assume mes actes, même si je n’en suis pas très fier.

J’avais la sale impression que mon petit discours partait un peu dans tous les sens, je ne savais pas si c’était tout à fait clair. J’avais surtout l’impression de m’enfoncer un peu plus et que tout ça ne mènerait à rien d’autre qu’une nouvelle séance de corps à corps - mais pas de ceux que j’appréciais, évidemment. Ce qui n’était pas tellement pour me rassurer, si bien que je ne pus m’empêcher de grimacer.

Quant à ce que je t’ai dit le matin d’après, repris-je après une brève pause le temps de respirer un peu, c’était tout à fait déplacé et immonde. J’avoue avoir dépassé les bornes et m’être conduit comme un parfait idiot. Bon, d’accord, un parfait petit con et c’est ce que je suis sans nul doute mais… J’étais en colère que tu le prennes aussi mal et je me suis laissé emporter, finissant par dire des choses que je ne pensais pas. Je n’ai pas tout de suite essayé de me mettre à ta place alors je n’ai pas vu que tu avais toutes les raisons du monde de me reprocher ce que je t’avais fait et j’ai agi comme il me semblait juste d’agir. Je savais pourtant que tu n’allais pas être fou de joie à l’idée d’avoir passé la nuit dans mon lit mais, tu as très vite été furieux… Alors je me suis comporté comme un salaud. Mais j’ai… j’ai compris que tu avais raison de me reprocher tout ce qui a pu se passer parce que c’était entièrement de ma faute. Il m’a juste fallu… un peu de temps avant de l’admettre.

Je soufflai de soulagement alors que le nœud de mon ventre sembla se desserrer un peu et risquai un coup d’œil vers O’Connell, redoutant tout de même un peu que Son poing ne vienne une nouvelle fois rencontrer ma joue. J’étais tellement peu doué avec les mots parfois qu’il était tout à fait probable qu’Il m’ait compris de travers. Pourtant c’était pas faute d’avoir réfléchi à tout ce que j’allais Lui dire, mais j’avais oublié durant un instant que me retrouver face à Ses grands yeux bleus me troublait plus que je ne n’aurais voulu. Et chaque petit mot bien choisi avait déserté ma boîte crânienne, me laissant l’esprit vide et me faisant bafouiller lamentablement.

Merlin, je devrais avoir honte de bégayer comme une putain de nana…

[Et voilà ! Héhé, j’ai mis plus de temps que toi pour poster cette fois ! XD]
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Alex O'Connell
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MessageSujet: Re: Rentrée et rencontre [PV Matthew]   Dim 18 Oct - 16:45

Après une énième tentative de fuite, j’avais décidé de retourner sur mes pas, choisissant tout de même de l’écouter attentivement. Pourquoi ? Eh bien, peut-être parce que, tout au fond de moi, j’avais très envie d’entendre ce qu’il avait à me dire. Cela me concernait après tout, et je ne pouvais m’empêcher d’être curieux quant à ce qui allait suivre. Peut-être aussi parce que le fait de l’entendre me dire « s’il te plait » de cette façon presque suppliante, m’avait fait bondir le cœur dans tous les sens et m’avait quasiment rendu impossible de refuser d’accéder à sa requête.

Voilà donc pourquoi je me retrouvai à présent face à lui, les bras croisés sur mon torse pour me donner une certaine contenance, en attendant patiemment qu’il veuille bien commencer à déballer tout ce qu’il avait à me dire (ce qui ne me sembla pas pour tout de suite, à vrai dire…). Car, je ne comprenais pas très bien pourquoi, mais il semblait totalement décontenancé par le fait que j’ai tout à coup décidé de faire demi-tour pour pouvoir l’écouter. Etait-ce si étonnant que ça que je veuille bien lui prêter attention cette fois-ci ? Peut-être… Mais pour une raison que j’ignorais encore, j’avais besoin d’écouter ce qu’il avait à me dire. Ne serait-ce que pour satisfaire ma curiosité trop avide de savoir.

J’attendis quelques (longues) minutes, le temps qu’Adams ouvre enfin la bouche autrement que pour baver… Mais le temps me parut long, très long, et ma patience commença lentement à s’effriter, et, fronçant les sourcils, je commençais à me demander s’il allait un jour se remettre du choc… Mais, il retrouva miraculeusement la voix et, après s’être longuement raclé la gorge (chose qui eut le don de m’hérisser le poil), il commença enfin :

- Heu… Hé bien, je… Je…

- Oui ? m’impatientai-je un peu.

Mais même si je me sentais un peu agacé par son mutisme un peu long à mon goût, je ne pouvais tout de même pas m’empêcher de le trouver absolument adorable avec cet air gêné que je pouvais admirer à loisir sur son visage. Et lorsqu’il passa sa main sur sa nuque dans le but de se la masser lentement, il me fallut réunir tous les efforts du monde pour que je m’empêche de lui sauter dessus. Je n’avais jamais vraiment su résister à ce genre de gestes que je trouvais terriblement sexy, et sentant avec désespoir mes faibles barrières s’effriter lentement, je déglutis bruyamment, alors que je m’imaginais déjà en train de lui arracher ses vêtements et de le violer sur place. Je sortis brutalement de mes pensées lorsque sa voix grave et hésitante résonna de nouveau dans le couloir vide traversé de courants d’air, et je secouai rapidement la tête pour m’ôter toutes autres pensées de ce genre de mon esprit.

- Écoute, je… Je me suis mal comporté. J’ai très mal agi envers toi, j’ai été vraiment con. Non, pire que con, j’ai été dégueulasse et je n’aurais jamais dû me conduire de cette façon avec toi. Tu ne méritais pas ça.

Je baissai les yeux à mon tour, décroisant les bras pour remettre correctement mon sac qui glissait dangereusement de mon épaule. Ce qu’il disait était vrai : je n’avais pas mérité qu’il se comporte de façon aussi odieuse avec moi. Personne ne le méritait, à vrai dire ! Et j’étais heureux et également un peu gêné qu’il l’avoues enfin. Gêné car, dit comme ça, j’avais la bizarre impression d’être exceptionnel à ses yeux. Et même si je savais que j’étais idiot de penser ça parce que c’était sans nul doute totalement faux, je ne pus m’empêcher de me poser tout de même quelques questions. S’était-il déjà comporté comme le pire des salauds avec une de ses conquêtes ? Sûrement ! S’était-il aussi excusé auprès d’elle pour lui avoir fait du mal, en prenant cet adorable air gêné ? Peut-être… Ou étais-je le seul qui avait eu ce privilège pour le moment ? Possible. Mais d’un autre côté, je doutais fortement qu’il y ait énormément de personnes qui lui résistent et dont il profitait du fait qu’elles soient bourrées pour coucher avec elles…

En tout cas, il fallait à tout prix que j’arrête de me prendre la tête pour ce type. Il était évident qu’il s’en foutait totalement de moi. Je n’avais été qu’un morceau de viande particulièrement appétissant qu’il avait désiré posséder l’espace d’une seule nuit. Je n’avait été qu’une personne parmi tant d’autres, et il aurait vite fait de m’oublier. La seule chose qui avait permis que cela ne se produise pas tout de suite, était que le poids des remords qu’il ressentait pour la façon avec laquelle il s’était comporté avec moi ce matin-là devait lui peser. Mais une fois qu’il se serait fait pardonner ses erreurs, soulageant ainsi sa conscience, il recommencerait sa vie de débauché, oubliant mon nom jusqu’à mon existence… J’avais du mal à comprendre pourquoi cette idée me dérangeait tant, mais je trouvais quand même que c’était une bonne chose. J’allais enfin pouvoir reprendre une vie normale, calme et sereine (ennuyeuse à mourir, je dirais même…). Et puis, après tout, Adams n’était pas du tout mon genre de type !… Psychologiquement parlant en tout cas…

- Et je… Je n’aurais pas dû non plus coucher avec toi alors que tu n’étais pas… dans ton état normal. Je savais que tu n’aurais pas été consentant si tu avais été… sobre, que tu n’aurais certainement pas voulu que je te mette dans mon lit.

Il était certain que si je n’avais pas autant bu cette nuit-là (mais surtout, si je n’étais pas sorti de ma salle commune pour prendre l’air et si je ne l’avais pas rencontré dans le Hall…), nous n’aurions jamais couché ensemble. Car, contrairement à lui, je ne couchais pas avec n’importe qui, n’importe quand et n’importe où… Bon, ce n’était pas vraiment un reproche. Après tout, l’un de mes meilleurs amis collectionnait lui aussi les conquêtes, et le mot « engagement » lui faisait prendre ses jambes à son cou. Mais même si je pouvais comprendre qu’on puisse aimer avoir plusieurs partenaires sexuels par semaine (voire même par jour…), j’étais loin de pratiquer le sexe libre, bien au contraire ! J’étais plutôt de ceux qui préfère tout d’abord apprendre à connaître la personne avant de la mettre dans son lit. Surtout que, généralement, lorsque je couchais avec quelqu’un, c’était pour sortir avec elle et non pour passer à autre chose le lendemain matin.

- Mais, je… Je ne t’aurais jamais forcé si, même sous l’effet de l’alcool, tu avais refusé. Je veux dire… J’ai… J’ai jamais voulu en arriver là, ce soir-là. Initialement, je voulais juste te ramener à ta salle commune après t’avoir vu vider tripes et boyaux dans le hall. Mais, tu… tu n’étais pas vraiment en état de me donner un quelconque mot de passe alors, je… J’ai pensé que t’emmener avec moi était… plus prudent.

Le « plus prudent » me fit rire jaune intérieurement. Car pouvait-on vraiment penser qu’il était plus prudent de passer la nuit dans le lit d’un Serpentard à la queue bien pendue plutôt que dans un couloir où je pouvais facilement me faire prendre par l’un des professeurs de l’école ? Quand on voit le résultat aujourd’hui, on sait que ce n’est en rien le cas… Mais bon, cela m’était complètement égal à présent, surtout que le fait qu’il ait voulu prendre soin de moi de cette façon (même s’il avait pris un peu trop soin de moi…) était tout à fait adorable. Après tout, il avait tout de même penser au fait que je serais rester tout seul dans un couloir froid et vide au milieu de la nuit, alors qu’il aurait très bien pu me laisser là, sans remords, à me démerder avec Rusard ou Rogue si je les avais rencontrés (ce qui aurait été très certainement le cas…).

- Je ne cherche pas d’excuses, ni à te mettre la faute sur le dos, je veux qu’au moins tu saches que jamais je ne t’aurais ni fait de mal ni rien du tout si tu m’avais dit non cette nuit-là.

A cette phrase, je sentis tout à coup mon cœur s’emballer et mes joues se teintèrent d’une jolie couleur rouge, ce qui me fit baisser la tête d’un air gêné (même si, lui-même avait la tête baissée et qu’il ne pouvait par conséquent pas remarquer mes joues rougies). La main toujours posée sur la bandoulière de mon sac, je la soulevai et tripotai dans tous les sens, en attendant qu’il veuille bien continuer son « petit » monologue.

- D’accord, et je ne l’ai jamais nié, depuis le premier soir tu m’as attiré et j’avoue que le fait que tu te refuses à moi si catégoriquement a son côté excitant mais je ne suis pas comme ça. Je ne force personne. Et je n’aurais rien tenté avec toi si tu n’avais rien tenté de ton côté. Je sais que c’est moi qui aurais dû te dire non, que j’aurais dû t’arrêter en sachant que tu n’aurais pas été consentant pour qu’on couche ensemble si tu n’avais pas autant bu. Je suis conscient que j’ai merdé, qu’étant donné les circonstances j’étais le seul à pouvoir arrêter les choses avant qu’il ne soit trop tard mais… J’ai pas pu…

En le voyant là, debout en face de moi, le regard fixé au sol et le rouge de ses joues pouvant presque rivaliser avec la couleur de ma maison, j’eus l’irrésistible envie d’insister un peu en lui demandant pourquoi. Mais je ne le fis pas, car, premièrement, je pensais déjà connaître la réponse à cette question, et puis, je crois que je n’aurais pas vraiment supporté de l’entendre de sa bouche…

- Seulement, je… Je sais que tu n’aurais pas voulu ça et je n’aurais pas dû profiter de ton état d’ébriété pour céder à ce genre de pulsions. Sache au moins que j’assume mes actes, même si je n’en suis pas très fier. Quant à ce que je t’ai dit le matin d’après, c’était tout à fait déplacé et immonde. J’avoue avoir dépassé les bornes et m’être conduit comme un parfait idiot. Bon, d’accord, un parfait petit con et c’est ce que je suis sans nul doute mais… J’étais en colère que tu le prennes aussi mal et je me suis laissé emporter, finissant par dire des choses que je ne pensais pas. Je n’ai pas tout de suite essayé de me mettre à ta place alors je n’ai pas vu que tu avais toutes les raisons du monde de me reprocher ce que je t’avais fait et j’ai agi comme il me semblait juste d’agir. Je savais pourtant que tu n’allais pas être fou de joie à l’idée d’avoir passé la nuit dans mon lit mais, tu as très vite été furieux… Alors je me suis comporté comme un salaud. Mais j’ai… j’ai compris que tu avais raison de me reprocher tout ce qui a pu se passer parce que c’était entièrement de ma faute. Il m’a juste fallu… un peu de temps avant de l’admettre.

Et ça valait le coup d’attendre au final, parce que je trouvais que tout cela était des excuses digne de ce nom ! Bon, il est vrai qu’en y regardant de plus près et en étudiant minutieusement chacune de ses paroles à la loupe, on remarquait, avec tout de même beaucoup de difficulté, qu’il évitait avec soin de prononcer clairement les mots « Je suis désolé ». Mais quand bien même cela pouvait paraître important (ce qui l’était quand même un peu sans nul doute), je savais que c’était le cas, puisqu’il venait de me faire longuement comprendre qu’il regrettait amèrement ses actes. Même si j’avais parfois un peu l’impression qu’il tenait plus à améliorer son image auprès de moi qu’à s’excuser réellement…

A peine eut-il fini de parler, qu’un long silence plutôt gênant vint prendre place entre nous deux. Et alors qu’il releva les yeux vers moi, semblant vouloir connaître ma réaction face à tout ça, je baissai rapidement la tête, évitant ainsi que nos regards se croisent. J’étais vraiment heureux qu’il ait fait l’effort de mettre son ego de côté pour me dire tout ça, mais à présent, je restai planté là, comme un con, à ne pas savoir quoi répondre et ça m’embarrassait plus que tout.

- Euh… Je hésitai-je, ne sachant pas vraiment par où commencer. Je…

Je pris une grande bouffée d’air pour me donner un semblant de courage, et me lança :

- Merci… Je veux dire… Je suis conscient d’avoir une part de responsabilité dans cette histoire. Je… Je n’aurais jamais dû te chauffer comme je l’ai fait. Enfin, à vrai dire… Je n’ai que très peu de souvenirs de cette nuit-là… Mais je pense que peu de mecs auraient su résister à la tentation, et je dois bien avouer que j’aurais moi-même eu sûrement beaucoup de mal à te résister si les rôles avaient été inversés…

Mes joues devinrent soudain cramoisies, et je me mis à bégayer lamentablement avant de reprendre un minimum contenance. J’avais vraiment honte de lui avoir fait ce type de confidences. Surtout que c’était le genre de choses que j’avais déjà du mal à avouer à moi-même, alors ce n’était pas pour, en plus, les lui dire à lui ! Je n’avais pas particulièrement envie qu’il connaisse ce genre de détails, car il avait beau mettre sa fierté de côté pour s’excuser auprès de moi aujourd’hui, il n’en restait pas moins un mec au tableau de chasse bien rempli, qui profiterait sans la moindre hésitation de cette attirance que j’éprouve pour lui…

- Bon repris-je après un silence plus ou moins long et gênant. Eh bien… Je… Je vais te laisser…

Je relevai la tête vers lui pour enfin le regarder bien en face, et mes yeux se hâtèrent d’imprimer dans mon cerveau chacun des traits de son visage, en sachant que c’était sûrement la dernière fois que j’aurais l’occasion de le voir. Après tout, j’avais bien passé les cinq années précédentes sans jamais le rencontrer. Et même si je pouvais toujours l’entr’apercevoir l’espace d’une seconde dans la Grande Salle pendant les repas, ça ne serait jamais pareil…

Je me retournai enfin, me mettant dos à lui, et commençai à marcher dans ce couloir qui me paraissait tout à coup beaucoup plus long que tout à l‘heure. A chaque pas, je m’éloignais un peu plus de lui, et à cette pensée, mon cœur se serra sans vraiment que je comprenne pourquoi. Puis, je me souvins soudain que j’avais quelque chose à lui rendre. Une chose qui n’avait sûrement aucun intérêt et que j’aurais très certainement dû jeter depuis longtemps à présent, mais qui me permettrait de retarder un peu plus le moment où j’aurais à le quitter.

- Au fait ! m’exclamai-je soudain en retournant sur mes pas. Je… Tiens…

Je me mis à fouiller l’une de mes poches de ma robe de sorcier et j’en sortis un morceau de parchemin complètement froissé que je lui tendis sans vraiment d’assurance. C’était le papier qu’Adams avait voulu jeté lors de notre retenue il y a déjà un mois de cela, et que j’avais ramassé par terre juste avant de me faire jeter de la salle par Rogue.

- Je… Je ne sais pas pourquoi je l’ai gardé… C’est idiot… riais-je nerveusement. Enfin, voilà, je… Je te le redonne… Même si j’aurais dû le jeter, car c’est évidemment ce que tu vas faire… Ouais, euh… Je suis con !… Voilà…

Je me sentais totalement idiot à dire de tels borborygmes, et je décidai de partir rapidement avant de me ridiculiser encore plus que je ne l’étais déjà. Et tout en marchant rapidement vers je ne sais quel endroit où me cacher, je me répétai inlassablement cette phrase : Quel idiot ! Quel idiot ! Quel idiot !
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Matthew Adams
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MessageSujet: Re: Rentrée et rencontre [PV Matthew]   Mer 21 Oct - 2:55

O’Connell n’avait pas l’air furieux au possible, Il ne semblait pas non plus tout prêt à m’en foutre une par la gueule ; ce qui fut rassurant à un point inimaginable. Mais je n’eus pas tellement le temps de savoir exactement ce qui se cachait derrière ces grands yeux bleus toujours aussi chauds puisqu’Il baissa automatiquement la tête au moment même où nos regards voulurent se rencontrer.

Ok, j’ai dû manquer un épisode. Depuis quand c’est Lui qui courbe l’échine devant moi ?

J’en restai étonné, tant et si bien que je continuai de Le fixer inlassablement, ne remarquant qu’à peine le long et profondément gênant silence qui s’installa entre nous. Le cœur battant, j’attendis qu’Il veuille bien dire quelque chose, n’importe quoi pourvu qu’Il parle et que je sache enfin ce que dissimulait Son mutisme franchement angoissant. Il n’avait pas bouffé Sa langue tout de même ? Fallait-il seulement que ce soit si étonnant de ma part que je vienne m’excuser auprès de Lui ? Je Le détestais. Comment faisait-Il pour dégager autant de charme rien qu’avec cet ait de petit garçon perdu qui ne sait pas quoi dire ?

Et après, Il se plaint que je ne lui ai pas résisté. Mais il faudrait sérieusement être attardé pour le repousser ! Parce que son petit air tout mignon là, c’est carrément rien à côté de son putain d’air sauvage quand Il vous saute dessus pour vous mettre le corps en feu ! Personne ne résiste à ÇA bordel ! Personne d’humain, en tout cas.

Euh… Je… Je… sembla-t-Il hésiter durant un moment - et je L’aurais presque remercié pour ces borborygmes incompréhensibles.

J’avais presque oublié durant Son absence la sensation époustouflante de Sa voix qui paraissait couler sur ma peau comme un liquide acide, marquant ma chair en profondeur. J’avais seulement été obnubilé par l’absence de Sa chaleur qui envahissait la mienne avec tant de force que j’avais l’impression de brûler tout entier à chaque seconde. Et là, maintenant que je Le retrouvai enfin, tout me revenait par vagues gigantesques et j’en avais le souffle coupé. Sa chaleur, Son odeur - qui avait paru imprégné mon lit de façon permanente - et dès que j’ouvrais la bouche, c’était comme si Son goût revenait se déposer sur ma langue. Parce que le simple fait de L’avoir enfin face à moi après ces deux longues semaines sans Le voir ramenait avec lui tout ce que j’avais ressenti cette nuit là. Et c’était juste incroyable ; incroyablement bon.

Merci… continua-t-Il après une grande inspiration qui sembla Lui donner les mots qu’Il cherchait. Je veux dire… Je suis conscient d’avoir une part de responsabilité dans cette histoire. Je… Je n’aurais jamais dû te chauffer comme je l’ai fait.

Si Tu ne voulais pas que je Te mette dans mon lit, ça c’est sûr que Tu n’aurais jamais dû m’exciter de la façon dont Tu l’as fait. Mais, je ne vais certainement pas dire que ça m’a dérangé, loin de là. Ce serait Te mentir.

Parce que même si ma conduite avait été inqualifiable, je ne pouvais pas regretter d’avoir passé la nuit avec O’Connell. Comment faire pour regretter quelque chose alors qu’on la désirait depuis tant de temps ? Je ne pouvais décemment pas me dire que ça avait été une totale erreur. Là où ça avait dérapé c’était quand j’avais pété une durite et que je m’étais conduit de la façon la plus immonde possible avec Lui au petit matin. Et le fait qu’Il avait été imbibé d’alcool n’avait pas aidé non plus. Mais je ne me sentais pas capable de regretter ne serait-ce qu’une demi seconde d’avoir couché avec Lui. Pas quand on sait que c’avait été une expérience hors du commun.

Mouais, je vais sans doute taire ce genre de propos. J’ai pas tellement envie de me retrouver à nouveau avec le visage en sang. J’ai assez donné dans le genre monstre de Frankenstein ces derniers temps, moi…

Enfin, à vrai dire… Je n’ai que très peu de souvenirs de cette nuit-là…

Et paf ! Prends toi ça dans la gueule Adams, c’était gratuit !

La déception fondit si vite sur moi que je n’eus pas même le temps de la voir arriver. Alors comme ça le Gryffy ne se souvenait de pas grand-chose, hein ? Voilà qui en foutait un coup à ma virilité toute masculine tiens. Bon, il était compréhensible qu’Il ait des trous de mémoire étant donné son état d’ébriété très avancé, néanmoins l’entendre de Sa bouche me laissa carrément dépité. Parce qu’au fond de moi, j’avais espéré Lui laisser un souvenir impérissable, qu’Il y pense sans arrêt, que je devienne Son obsession. Je ne savais pas tellement pourquoi, mais j’avais voulu Le marquer, faire en sorte que je ne Le quitte jamais jusqu’à ce qu’Il en devienne fou. Et c’était sans doute parce qu’Il avait envahi ma tête que j’avais désiré envahir la Sienne. Parce que si je ne pensais qu’à Lui, Lui ne devait penser qu’à moi ; si je ne rêvais que de notre seule nuit passée ensemble , Lui ne devait rêver que de ça ; si je devenais dingue à force de penser à Lui, Lui devait devenir dingue de ne penser qu’à moi. Une sorte d’équité, de juste retour des chose en somme. Ou peut être parce que le fait qu’Il pense à moi de la même façon que moi je pensais à Lui m’aurait fait plus plaisir que je ne voulais bien l’admettre.

Mais je pense que peu de mecs auraient su résister à la tentation, et je dois bien avouer que j’aurais moi-même eu sûrement beaucoup de mal à te résister si les rôles avaient été inversés…

Je sentis mes yeux s’écarquiller légèrement d’étonnement - encore l’étonnement - alors que mon cœur semblait faire un ou deux sauts périlleux entrecoupés de cabrioles contre ma cage thoracique, jusqu’à m’en couper le souffle. Venait-Il de clairement me dire qu’Il était - au moins un peu - attiré par moi ? Le Rouge et Or qu’Il était venait -Il d’admettre haut et fort que moi, le Vert et Argent, je ne Le laissais pas indifférent ? La jolie teinte rouge vif que prirent Ses joues à cet instant là confirmèrent mes doutes, déclenchant de nouveaux rebondissement furieux dans ma poitrine.

Oh bordel ! J’avais pas prévu ça moi ! Depuis quand Il n’est plus juste furieux après moi ? Depuis quand je dois rajouter cette attirance dans l’équation ? Oh bon sang, comment veut-Il que je reste sage et tranquille avec ce genre de confidences, moi ?

Et je dus faire un effort surhumain pour ne pas directement Lui sauter dessus et Lui laisser cette fois un souvenir plus que vivace de ce que voulait dire coucher avec Matthew Adams. Je déglutis bruyamment alors que je me voyais en train de Le ramener à ma chambre pour Lui faire subir les derniers outrages toute la journée - et la nuit aussi - durant. Mon sang bouillonna dans mes veines, incendiant mon estomac, ma poitrine, mes reins. Les dernières barrières me clouant sur place commençaient à légèrement s’effriter sur les bords - et pas que sur les bords en fait - mais je n’eus pas même le temps d’ouvrir la bouche pour Lui répondre qu’O’Connell reprit la parole, bégayant à moitié - et calmant quelque peu mes ardeurs par la même occasion.

Bon… Eh bien… Je… Je vais te laisser… fit-Il avant de relever la tête vers moi.

Il resta quelques instants à me fixer, sans rien dire et je n’eus d’autre choix que de faire pareil. De toute façon, le bleu de Ses pupilles m’avait toujours coupé de toute velléité. Alors je me permis calquer Son image dans ma mémoire, me laissant un nouveau souvenir de Lui. Pour une fois qu’Il ne me regardait pas avec colère, haine ou dégoût, je pouvais bien en profiter, non ? Je n’avais même jamais remarqué à quel point les traits de Son visage pouvaient être doux. Quand Il n’était pas furieux, Il respirait la tendresse. Mais je n’avais jamais eu l’occasion de le voir puisque je m’étais fait un devoir depuis notre première rencontre de Le chercher et de Lui mener la vie dure ; alors je n’avais pas vu qu’Il était encore bien plus beau avec le visage apaisé et serein. Je fus arraché à ma semi contemplation lorsqu’Il se retourna brusquement, m’offrant la vue de son dos musculeux alors qu’Il s’éloignait lentement. Je clignai des yeux, comme hébété, le regardant fixement alors que mon cerveau semblait tourner à plein régime là haut pour trouver quelque chose et Le retenir encore un peu plus longtemps. Je n’en avais pas eu assez de Lui, je ne me sentais pas rassasié - et je me demandais de plus en plus si je le serais un jour. Je ne pouvais pas Le laisser partir comme ça, sans rien faire. Il fallait qu’Il reste, parce que déjà la chaleur qu’Il m’envoyait par Sa seule présence semblait s’évanouir, fondre comme neige au soleil. La respiration difficile, j’accueillis la douleur de mes côtes se resserrant sur mes poumons alors que je me résignais à Le voir quitter une nouvelle fois ma vie.

Mais je ne veux pas. Je ne veux pas…

Au fait ! s’exclama-t-Il sans crier gare, me faisant sursauter, tandis qu’Il revenait sur Ses pas.

Merci Merlin !

À nouveau, mon cœur s’emballa de façon totalement désordonnée et je ne pensais pas même au fait que je devais fixer O’Connell carrément bizarrement. Je m’empêchai difficilement de crier victoire : Il revenait, c’était tout ce qui comptait. Intérieurement, je poussais un soupir de soulagement alors que je Le regardais farfouiller frénétiquement dans les poches de Sa robe de sorcier. Fronçant les sourcils je Le vis sortir un morceau de parchemin froissé et me Le tendre avec hésitation.

Je… Tiens… Je… Je ne sais pas pourquoi je l’ai gardé… fit-Il en riant quelque peu nerveusement. C’est idiot… Enfin, voilà, je… Je te le redonne…

La main tremblante, je pris le morceau de papier roulé en boule.

M… Merci, hésitai-je à mon tour en le dépliant.

Et les quelques premiers mots qui vinrent m’accrocher l’œil me rappelèrent au bon souvenir de ma retenue avec le Gryffondor. Il m’avait pourtant semblé jeter ce papier à la poubelle, non ? Oh bon sang ! Est-ce qu’Il l’avait lu ? À cette simple pensée, je me sentis rougir furieusement. S’Il l’avait lu, avait-Il compris ? Et qu’avait-Il compris ? S’il avait compris, qu’en avait-Il pensé ? Mais apparemment, je ne devais pas m’en faire puisqu’Il ne me fit aucun commentaire et continua sur Sa lancée. Alors je me mis à respirer un peu mieux, même si quelque chose au fond de moi parut déçu qu’Il n’ait rien saisi de ces mots couchés sur le parchemin. Mais peut être était-ce mieux ainsi, tout compte fait…

Même si j’aurais dû le jeter, car c’est évidemment ce que tu vas faire… continuait-Il, toujours aussi gêné. Ouais, euh… Je suis con !… Voilà…

Non, Tu es adorable mais je ne suis pas sûr que Tu en aies conscience O’Connell.

Je ne pus m’empêcher de sourire, aussi baissai-je la tête pour ne pas qu’Il le remarque sinon j’étais cuit. Et un Serpentard qui se mettait à sourire comme un idiot, ça faisait se poser des questions. Trop de questions. Mais le sourire s’estompa très vite parce qu’une nouvelle fois, Il s’enfuit presque et je restai planter là comme un con au beau milieu d’un putain de couloir vide. Mais je ne Le laissai pas aller bien loin que je me mis à Sa poursuite. Je ne pouvais pas me décider à Le laisser filer. Pas comme ça, pas tout de suite. Pas maintenant - ni jamais, sans doute.

Hey, attends, Le rappelai-je en empoignant doucement Son bras comme par automatisme.

Je notai distraitement notre proximité, ce qui aurait pu me paraitre gênant si j’y avais réellement prêter attention. Mais je me refusais d’y penser plus que ça, parce que sinon je me serais retrouvé avec les joues brûlantes comme une véritable collégienne et je ne voulais certainement pas passer pour un con devant Lui encore une fois. J’avais déjà assez donné de ce côté-là.

Je voulais savoir aussi, commençai-je en baissant un peu la voix - parce que je n’étais pas sûr qu‘Il ait envie que tout le monde écoute ce genre de conversation même si on était tout seuls dans le couloir. Tu as… passé des tests, n’est-ce pas ? Tu t’es fait dépisté, hein ? Les MST, le SIDA et tout ça… Tu l’as fait ? Et… Tu n’as eu aucun problème de ce côté-là ? Ça va, tout est en ordre j’espère ?

Le fait d’avoir oublié de mettre ce putain de préservatif m’avait miné pendant toutes les vacances et je m’étais tout de même inquiété de Son état de santé. J’étais pourtant assez stricte de ce côté-là et je me faisais moi-même dépisté régulièrement, mais même si je me savais en bonne santé, je devais admettre que j’avais eu peur. Et même pas pour moi, non pour Lui. Rien que pour Lui. Il fallait que je m’assure qu’Il était Lui aussi en bonne santé, qu’Il n’avait rien eu par ma faute, que je ne Lui avais pas fait autant de mal. Sans en prendre conscience, j’avais fixé mon regard dans le Sien sans même noter que j’avais toujours ma main sur Son bras. Machinalement, je me mis à mordiller ma lèvre inférieure - putain de tic trahissant ma nervosité - tout en repensant à ces heures passées à me flageller mentalement pour autant de bêtise.

Pour ça aussi, j’ai vraiment déconné on dirait, lâchai-je en baissant les yeux. Je ne sais pas ce qu’il m’a pris d’oublier ça, alors que c’est si important… Je crois que j’ai vraiment été déconnecté cette nuit là, fis-je en riant avant de me rendre compte de la portée de mes paroles, mon rire s’étranglant au fond de ma gorge, et de me sentir à nouveau avec les joues cramoisies.

Bordel de merde ! Mais je dis vraiment n’importe quoi moi !

J’avalai ma salive tout en me traitant mentalement de triple idiot congénital - c’est sûr, on se demandera pas de qui je tiens ma connerie !

Tu as dû vraiment flipper, continuai-je. Surtout quand on sait que je suis plutôt… volage… Mais je suis désolé. Pour ça et… pour tout le reste. Pour tout ce que j’ai bien pu te faire subir depuis le début. La drague à trois noises, le massacre à coups de poings dans la salle de classe, avoir profité que tu étais imbibé d’alcool pour coucher avec toi, les immondices du réveil. Enfin, tout ça quoi. Je suis désolé…

Si je fus moi-même surpris de m’excuser de façon aussi claire et nette, je n’en montrai rien. Je n’étais pourtant pas du genre à m’aplatir devant les autres, à me répandre en excuses de longues minutes durant, mais il m’avait semblé important de le faire. Au moins pour Lui. Parce que plus le temps passait, plus j’y réfléchissais et plus je me disais que je m’étais conduit de la pire des façons avec O’Connell. Alors je Lui devais bien ça, ne serait-ce que parce que je L’avais blessé de manière tout à fait gratuite et injustifiée et que j’avais pour principe d’assumer mes actes - toujours après un temps de réflexion plus ou moins long, il fallait bien l’avouer. Alors je l’avais fait.
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Alex O'Connell
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MessageSujet: Re: Rentrée et rencontre [PV Matthew]   Dim 25 Oct - 18:28

- M… Merci, me répondit-il en prenant le morceau de parchemin que je lui tendais avec des gestes un peu tremblants.

Je le vis ensuite déplier lentement le papier, avant que ses yeux ne parcourent rapidement le contenu du message et que ses joues ne prennent soudain une couleur rouge vif. Sans vraiment m’en rendre compte, je me mis alors à le fixer, hésitant longuement sur le comportement que je devais adopter. Car, d’un côté, j’avais l’envie folle de lui demander ce qu’il avait vraiment voulu dire dans son message, ce que ces mots, couchés sur le parchemin froissé, voulaient exactement dire. Mais d’un autre côté, j’avais peur de sa réaction face à ma question un peu indiscrète. Parce que vu la couleur de ses joues, il devait déjà être assez embarrassé par cette situation, alors le fait d’insister n’était peut-être pas la meilleure solution si je ne voulais pas qu’il m’envoie chier bien comme il faut ou qu’il essaie de me faire avaler que cela ne signifiait absolument rien du tout, un mensonge éhonté que je refuserais de croire…

Finalement, je préférais oublier tout ça, ou tout du moins, l’enfermer à double tour dans un coin de ma tête et le laisser là jusqu’à ce que je finisse par l’oublier complètement, ce qui arriverait forcément. Ou pas… Après tout, ce qu’il avait écrit sur ce morceau de parchemin n’était que fadaises et fabulations. Si on remettait correctement la scène du moment où il avait écrit ces mots dans son contexte, on s’apercevait alors qu’il devait très certainement être un peu chamboulé à cet instant, puisque je venais de l’embrasser et de le repousser, et tout ça en moins de cinq minutes ! Il n’y avait donc pas de quoi de se prendre la tête pendant cinq cent mille ans avec cette histoire. Je repartis alors dans le couloir le cœur un peu lourd, après avoir jeté un dernier coup d’œil à Adams qui baissait la tête pour une raison que j’ignorais. Mais à peine fis-je quelques pas que la voix d’Adams s’éleva derrière moi, m’interpellant.

- Hey, attends !

Mon cœur commença à s’affoler lorsqu’il me prit doucement par le bras pour me stopper (geste qui était d’ailleurs complètement inutile, car, qu’il m’aurait retenu ou non, je me serais arrêter d’une façon ou d’une autre), et je ne pus m’empêcher de rougir une nouvelle fois lorsque je remarquai notre soudaine proximité. Il aurait seulement suffit que je me penche un tout petit peu pour que nos lèvres se touchent. C’est pour cela que je préférai baisser la tête, évitant ainsi de me laisser hypnotiser par ses yeux beaucoup trop bleus ou ses lèvres beaucoup trop tentantes. Cela me permettait aussi de cacher mon embarras, même si je pense qu’il était difficile qu’il y passe à côté…

- Je voulais savoir aussi, commença-t-il à voix basse.

Et je me demandai alors de quel sujet de conversation il voulait me parler qui nécessitait qu’il baisse la voix à ce point.

- Tu as… passé des tests, n’est-ce pas ? Tu t’es fait dépisté, hein ? Les MST, le SIDA et tout ça… Tu l’as fait ? Et… Tu n’as eu aucun problème de ce côté-là ? Ça va, tout est en ordre j’espère ?

Je relevai brusquement les yeux pour les plonger dans les siens. J’étais vraiment très étonné qu’il me demande ça, j’étais même plutôt sidéré. Tout comme la fois où il m’avait demandé si je n’avais pas eu trop de casse pendant notre heure de colle après qu’il m’ait tabassé bien comme il faut dans cette salle de classe vide. Même si cette fois-ci était tout de même légèrement différente de la dernière fois, puisque l’oublie d’une capote avait tout de même beaucoup plus de conséquences que de se faire défoncer la gueule par un type que l’on connaissait à peine…

En tout cas, j’étais certes très étonné qu’il s’inquiète autant pour moi, mais j’étais aussi très content qu’il prenne de mes nouvelles. Après tout, il aurait très bien pu me laisser partir en se foutant royalement du fait que j’étais en bonne santé ou non, même si c’était tout de même lui le responsable de cette histoire de préservatif. Mais cette soudaine inquiétude pour mon état de santé me fit également douter sur la réel nature de ses propos. Car s’il semblait si concerné par le fait que je puisse être contaminé par une MST, c’était qu’il n’était alors pas aussi sérieux concernant les protections qu’il l’avait prétendu la dernière fois. Il m’avait clamé le fait que pas une seule fois auparavant il n’avait oublié de mettre une capote, qu’il était « clean »… Alors, pourquoi me demander si je n’avais rien s’il était sûr que lui était hors de danger ? Si ça se trouve, il baisait toujours ses conquêtes sans protection et il leur mentait en leur faisant croire que de toute façon il n’y avait aucun danger puisqu’il était clean, et ses conquêtes avaient une totale confiance en ses propos car, il faut bien avouer, il peut être plutôt beau parleur quand il veut… Enfin, je me montais sûrement la tête pour rien… Et puis, à vrai dire, je ne pouvais que croire en ce qu’il m’avait affirmé ce matin-là puisque, je ne pouvais nier ce fait, je n’avais aucune MST.

- Pour ça aussi, j’ai vraiment déconné on dirait, ajouta-t-il en baissant les yeux. Je ne sais pas ce qu’il m’a pris d’oublier ça, alors que c’est si important… Je crois que j’ai vraiment été déconnecté cette nuit là.

Il eut un petit rire nerveux qui s’étrangla rapidement dans sa gorge. Quant à moi, je levai un sourcil, le regardant d’un air plus ou moins intrigué. Je ne comprenais pas très bien ce que cela voulait dire exactement, mais j’étais au moins sûr d’une chose : j’étais un bon coup au pieu, car pour qu’il ait été « déconnecté » comme il le disait très bien lui-même, c’était forcément qu’il ne s’était pas ennuyé ! Et même si cela aurait pu me faire plaisir, étant donné qu’il devait très certainement avoir une centaine de référence, cela me rappela justement au bon souvenir que je n’étais qu’un type parmi tant d’autres, et que pour lui, cette nuit n’avait été qu’une bonne vieille partie de jambes en l’air où il avait pris son pied et rien d’autre.

- Non… Enfin, oui, tout est en ordre. Je… Je n’ai rien… me sentis-je obligé de lui répondre pour le rassurer (ce que je ne savais pas vraiment pourquoi à vrai dire…).

- Tu as dû vraiment flipper, continua-t-il. Surtout quand on sait que je suis plutôt… volage…

Plutôt ? C’était un bien grand mot ! Enfin, à vrai dire, je ne pouvais pas vraiment juger la fréquence avec laquelle il couchait et le nombres exactes de ses conquêtes d’un soir, puisque, il fallait bien l’avouer, je ne le connaissais pas. Mais je m’étais toujours imaginé, vu la façon dont il se comportait avec moi et vu son physique qu’on pouvait facilement qualifié de « canon », qu’il devait se taper au moins une personne par jour (couchant ou recouchant avec, puisqu’à force, il devait avoir rapidement fait le tour de Poudlard… A moins qu’il mette aussi des première ou deuxième années dans son lit, ce qui me choquerait tout de même un peu…).

- Mais je suis désolé. Pour ça et… pour tout le reste. Pour tout ce que j’ai bien pu te faire subir depuis le début. La drague à trois noises, le massacre à coups de poings dans la salle de classe, avoir profité que tu étais imbibé d’alcool pour coucher avec toi, les immondices du réveil. Enfin, tout ça quoi. Je suis désolé…

Je fus bêtement heureux qu’il ose enfin s’excuser, ou plutôt, dire ces mots tant évité depuis tout à l’heure (le « Je suis désolé »), et un sourire que je qualifierai d’idiot apparu soudain sur mon visage. J’avais pourtant voulu l’en empêcher, mais comme mû par sa propre volonté, mes lèvres s’étaient étirées d’elles-mêmes, creusant mes joues de fossettes que beaucoup de gens m’enviait et que je tenais tout droit de mon père.

- Tu as aussi oublié le coup du pied sous la table dans le restaurant à Pré-au-Lard, fis-je en riant, avant de me rendre soudain compte de ma stupidité.

Je bégayai donc pendant un moment qui me parut horriblement long, les joues chauffantes de honte, pour ne pas changer… Puis, je repris difficilement contenance, avant de continuer plus sérieusement :

- Enfin… En tout cas, je sais que je me répète, mais… Merci… Je… Je sais bien que ce ne doit pas être facile de venir t’excuser comme ça auprès de moi… Tu n’étais même pas obligé de le faire étant donné que je… que je ne suis qu’un mec de passage pour toi et que dès ce soir, tu te trouveras quelqu’un d’autre à mettre dans ton lit (si ce n’est pas déjà fait…), dis-je sur un ton légèrement amer, en évitant soigneusement d’utiliser le mot « conquête », car je ne voulais pas me considérer comme l’une d’entre elles (même si techniquement j’en faisais parti…). Et puis, même si tu t’excuses simplement pour garder la conscience tranquille, eh bien… sache que je m’en fiche.

Je baissai rapidement les yeux pour l’empêcher de remarquer la tristesse dans mes yeux et le mensonge surtout. Car, il était évident que je ne me fichais pas du fait qu’il ne s’excusait peut-être uniquement pour être en paix avec lui-même. Et même si cela était une possibilité que je préférais évincer complètement de ma tête, je ne pouvais m’empêcher de me dire que s’il s’était présenté aujourd’hui face à moi, ce n’était pas pour soulager sa conscience torturée, mais parce qu’il souhaitait que je lui pardonne pour ses actes passés.
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Matthew Adams
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MessageSujet: Re: Rentrée et rencontre [PV Matthew]   Mer 28 Oct - 8:58

Non… Enfin, oui, tout est en ordre. Je… Je n’ai rien… finit-Il par me répondre après un silence.

Et savoir qu’O’Connell n’avait finalement eu aucun problème par ma faute - et à cause de ma stupidité - me soulagea encore plus que je ne l’aurais cru. Ce poids déposé sur mon estomac sembla s’évanouir et j’eus la nette impression que ma respiration se faisait déjà plus légère. Et c’était agréable, très agréable. Ça l’était tellement que je me sentis sourire, sans pouvoir le contrôler.

Tant mieux, c’est bien. Ça me rassure, répliquai-je du tac au tac en revenant fixer mon regard au Sien avant de me mordre la langue avec force pour avoir fait preuve de tant de bêtise.

Horriblement gêné, je baissai la tête avec la trop désagréable sensation de mes joues qui brûlaient. Bon sang, je les enchainais aujourd’hui ! Je passais pour le plus sombre crétin que cette Terre ait jamais porté et j’étais en train de me ridiculiser devant Lui. De toute façon, il semblerait que Sa seule présence me rendait complètement idiot et je faisais n’importe quoi dès qu’Il était dans les parages.

Idiot ! Idiot ! Idiot ! Idiot ! Idiot ! Idiot !

Et comme pour ma débarrasser de cette situation tout bonnement humiliante, j’embrayai sur mes excuses qu’O’Connell sembla heureux d’entendre puisque j’aperçus du coin de l’œil un sourire se dessiner sur Ses lèvres pleines. Je sentis mon cœur rater un battement pour repartir pulser douloureusement contre ma cage thoracique et j’eus du mal à ne pas réagir. Comment Merlin faisait-Il pour dégager autant de charme par un seul sourire ? Durant un instant je bloquai ma respiration avant de secouer légèrement la tête pour m’ôter la vision de nos deux corps unis entre des draps de satin vert de devant mes yeux. Il m’était étonnant de voir à quel point cette nuit passée avec Lui, cette seule nuit, avait réussi à me marquer plus qu’elle n’aurait dû. Mais c’était comme s’Il m’avait laissé Son souvenir avant de partir ce matin là, juste pour ne pas que je L’oublie, juste pour qu’Il me hante encore un peu plus. Chaque détail avait été comme marqué dans ma chair, s’infiltrant en moi jusqu’à envahir ma poitrine de leur chaleur bienfaisante. Je me souvenais de Sa chaleur contre moi, de Ses tremblements sous mes doigts, de Sa douceur sur ma peau.

Et jamais je n’avais laissé quelqu’un me marquer autant, signe qu’Il n’est pas comme les autres. Ou signe que je suis en train de perdre la boule…

Je retins une grimace.

Ouais, perdre la boule pour Lui.

Tu as aussi oublié le coup du pied sous la table dans le restaurant à Pré-au-Lard, lança-t-il en riant alors que je venais d’énumérer toutes les conneries que je Lui avais faites subir et que je regrettais.

Et je me serais foutu des gifles de sentir mes joues chauffer à nouveau alors que je me faisais violence pour ne pas le suivre dans Son éclat de rire - qui s’étrangla pourtant bien vite dans Sa gorge. Je fixai O‘Connell, amusé, alors qu’Il se mettait Lui aussi à rougir et bégayer comme un adolescent - ce qui fut tout à fait craquant, ne pus-je m‘empêcher de remarquer. Mais quelque part, je me sentais moi-même gêné en me remémorant cet épisode du restaurant à Pré au Lard. Je m’étais tout de même montré sacrément culotté ce jour là, mais j’avais tellement eu besoin qu’Il me remarque à ce moment là que je crois que j’aurais sans doute pu faire pire encore si ça m’avait permis d’attirer Son attention. Mais tout s’était retourné contre moi et en plus de me remarquer, Il m’avait aussi pris en grippe puisque j’avais failli foutre la merde entre Lui et Préfet Parfait. Et ça me paraissait si loin tout ça… On en avait fait des choses depuis.

Et pas qu’en bien, malheureusement…

Enfin… continua-t-Il après s’être repris. En tout cas, je sais que je me répète, mais… Merci… Je… Je sais bien que ce ne doit pas être facile de venir t’excuser comme ça auprès de moi…

Je fus tout simplement heureux, bêtement heureux qu’O’Connell remarque l’effort que je venais de faire au près de Lui en Lui présentant mes excuses. Il paraissant même content que je l’aie fait, ce que je comprenais d’un côté vu que je L’avais blessé et traité comme un moins que rien. Aussi, continuais-je de Le fixer simplement.

Tu n’étais même pas obligé de le faire étant donné que je… que je ne suis qu’un mec de passage pour toi et que dès ce soir, tu te trouveras quelqu’un d’autre à mettre dans ton lit (si ce n’est pas déjà fait…), lâcha-t-Il presque de mauvaise grâce.

Je fronçai légèrement les sourcils. Avais-je bien entendu ? Était-ce moi qui délirais sévère ou O’Connell venait-Il vraiment de cracher tout ça avec amertume ? Était-il si décevant pour Lui de n’être qu’un « mec de passage », comme Il le disait si bien ? Avait-Il eu envie de me dire que cette idée Le… dérangeait ? Décontenancé, je penchai un peu la tête sur le côté, les yeux fixés sur Lui. J’essayai vainement de comprendre ce que tout cela voulait dire alors que je me refusais à écouter les battements lourds de mon cœur qui s’acharnait à vouloir me donner de faux espoirs. Je ne devais surtout pas m’emballer, pas pour ça. Ça ne servait à rien puisque de toute façon, il n’y aurait rien.

Pas vrai ?

Et puis, même si tu t’excuses simplement pour garder la conscience tranquille, eh bien… sache que je m’en fiche, finit-Il avant de baisser vivement les yeux pour une obscure raison.

La colère m’inonda sans prévenir, me faisant grincer des dents et serrer les poings. Alors c’était ce qu’Il pensait ? Il avait réellement cette opinion là de moi ? Il croyait que je n’étais venu que par envie de soulager ma conscience ? Ma respiration s’accéléra légèrement alors que je me sentais plus furieux que jamais. Comment O’Connell osait-Il ? Comment pouvait-Il réduire mes excuses que j’avais voulues si sincères à seulement un problème de conscience ? Pourquoi me faisait-Il ça ? Pourquoi gâchait-Il si bêtement ce moment, alors que j’avais cru important de Lui montrer que je regrettais amèrement mes actes passés ? C’était donc là tout ce qu’Il pensait de moi ? Derrière la colère vint se manifester la douleur, vieille amie qui n’avait pas montré le bout de son nez depuis un moment. Parce que ça faisait mal. Ça faisait mal de savoir que je n’étais que ça à Ses yeux : un petit connard de Serpentard qui se sert des autres pour son propre profit. C’était donc là l’image que je Lui avais donnée en venant Lui dire à quel point j’étais désolé ?

Putain, d’habitude je me fiche pas mal de savoir ce que les autres pensent de moi mais… C’est si… douloureux de me rendre compte que même lorsque je me montre sincère et sous mon meilleur jour - parce qu’apparemment j’en ai un, de bon jour - O’Connell n’arrive même pas à me croire. Et pourtant, je regrette de m’être comporté ainsi avec Lui. Alors quoi ? C’est si étonnant que ça de me voir repentant ?

J’avais tellement été estomaqué par Ses dernières paroles que j’avais dû rester silencieux durant un court instant, trop soufflé pour Lui répondre. Mais je me repris et, serrant les dents aussi fort que je pouvais, je me fis un devoir de Lui montrer ma façon de penser.

Alors, c’est ce que tu penses ? grondai-je, toujours aussi furieux. Tu crois que si je suis venu m’excuser auprès de toi c’est seulement pour soulager ma conscience ? Que tout ça n’était pas sincère mais simplement intéressé ?

Je lâchai un ricanement amer.

Je suis là depuis dix minutes à m’aplatir devant toi pour te faire comprendre que mon attitude était parfaitement injustifiée et blessante et que je le regrettais vraiment et toi, tout ce que tu trouves à me dire c’est que j’ai fait ça seulement parce que ma conscience me taraudait ? Putain mais t’es con tout simplement stupide, Gryffy ? crachai-je méchamment, ne contrôlant plus vraiment le flot de colère qui se diluait dans mes veines. Ça te parait si surréaliste que je puisse réellement regretter ce que je t’ai fait et que je vienne te présenter des excuses en bonne et due forme ? C’est si étonnant que ça de ma part ?

Je marquai un temps d‘arrêt, alors que je me rapprochai un peu d’O’Connell.

C’est vrai, excuse moi, repris-je vivement ; j’avais oublié : je ne suis qu’un petit connard de Serpentard qui abuse sexuellement des gens alors qu’ils sont bourrés comme des Petits Lu et qui, par conséquent, ne pense qu’à sa petite gueule ! Et bien désolé de te décevoir, mais je n’ai pas fait tout ça pour moi mais pour toi ! Parce que figure toi que, malgré ce que tu sembles penser de moi, je sais reconnaître mes erreurs lorsque j’en fais et te présenter mes excuses me paraissait être important, puisque je t’avais blessé sans raison aucune.

La respiration sifflante, je remarquai que mes mains tremblaient de rage. Je retins un grognement de mécontentement.

Alors pour Lui je ne suis que ça, hein… Très bien, alors je vais le satisfaire. Et me comporter comme tel. Si O’Connell pense que je ne suis qu’un connard, alors je vais me conduire en connard.

Un sourire mauvais déforma mes lèvres.

Tu sais O’Connell, si j’avais vraiment voulu soulager ma conscience, recommençai-je la voix doucereuse en diminuant lentement la distance entre nous ; je n’aurais pas passé autant de temps à te faire comprendre à quel point je regrettais mes actes passés. Non, j’aurais agi d’une toute autre façon et nous ne serions certainement pas ici, encore à discuter. Tu veux que je te montre ce que j’aurais fait ? demandai-je de façon rhétorique alors que je me faisais charmeur avant de continuer sans attendre de réponse. D’abord, je me serais excusé, de façon courte et simple sans même chercher à vouloir te convaincre. Peut être l’aurais-tu senti que je n’avais aucune envie de savoir si tu me croyais ou non, peut être pas. Toujours est-il que je n’aurais pas insisté pour le savoir… Puis, j’aurais tout de suite embrayé quand tu m’as implicitement avoué que tu te sentais au moins un peu attiré par moi. J’aurais profité d’apprendre une telle chose pour te mettre à nouveau le grappin dessus. Et comme il faut.

Le sourire carnassier, je continuai sur ma lancée. Et bien que ce petit jeu ne m’amusait pas tellement, surtout que j’allais moi-même gâcher tout ce que j’avais fait aujourd’hui avec ces conneries, mais je me sentais déçu qu’Il ait pris les choses ainsi, j’étais trop en colère pour y réfléchir avec sang-froid.

Je me serais approché de toi, comme ça, lentement, doucement, repris-je, la voix basse et rauque en joignant les gestes aux paroles ; jusqu’à ce que, trop effrayé, tu ne commences à reculer et que tu te retrouves bientôt plaqué contre le mur. J’aurais collé mon corps au tien, ne laissant pas le moindre interstice entre nous, épousant tes formes de la façon la plus indécente qui soit alors que mon regard n’aurait pas quitté le tien une seule seconde. Une main de chaque côté de ta tête, je me serais hissé lentement à ton oreille pour y souffler « J’ai envie de toi. Tout de suite. Maintenant. » d’une façon tout à fait sensuelle qui t’aurait sans doute fait frissonner violemment avant que tu ne sentes ma langue effleurer doucement le lobe de ton oreille. Et j’aurais ensuite fait glisser mes lèvres le long de ta mâchoire, ne m’arrêtant que lorsque je serais arrivé à hauteur de tes lèvres. Là, comme ça, juste à quelques centimètres, soufflai-je justement tout contre sa bouche avant de continuer. Et pour finir, j’aurais fait glisser une de mes mains le long de ton corps pour atteindre la limite de ton jean à travers ta robe de sorcier, me permettant quelques effleurements impudiques un peu plus bas. Et tu n’aurais eu qu’un seul mot à me dire pour que je t’amène à ma chambre… Ou que je te déshabille sur le champ ici même.

Pendant toute ma petit mise en scène j’avais traduit en gestes chacune de mes paroles, le cœur battant. J’avais dû faire un effort surhumain pour oublier le trouble ressenti alors que je Le touchais à nouveau, alors que Son odeur me chatouillait les narines, alors que ma chaleur s’imprégnait de la Sienne, alors que Son corps se retrouvait accolé au mien. Comme lors de cette nuit là.

Si ça n’avait été qu’un problème de conscience, Gryffy, tu serais présentement dans une toute autre position et dans un tout autre endroit, murmurai-je peut être un peu plus durement. Et je me serais fait un plaisir de te rappeler ce que ça fait que de coucher avec Matthew Adams. Tu vois ? Si je n’avais que tout simplement voulu soulager ma conscience, tu te serais à nouveau retrouvé dans mon lit… Parce que j’aurais aussi profité de ton attirance pour moi pour satisfaire chacune de mes envies libertines et lubriques… Si ça n’avait été que ça O’Connell, tu aurais fini par me supplier de te prendre encore et encore jusqu’à ce que tu en tombes évanoui… Mais peut être est-ce ce dont tu as envie finalement, supposai-je avec un sourire moqueur.

T’as tout gâché… Et je suis en train de tout gâcher, par ta faute. T’es vraiment trop con O’Connell...
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MessageSujet: Re: Rentrée et rencontre [PV Matthew]   Dim 1 Nov - 16:57

A la vue de ses poings serrés, je relevai la tête vers lui pour découvrir un visage tendu par la colère. Je fus d’ailleurs assez étonné de ce soudain changement de comportement, lui qui, à peine quelques minutes plus tôt, rougissait de gêne. De plus, je ne savais pas très bien pourquoi il se mettait dans cet état, alors que je n’avais rien dit de spécialement offensant, ni de répréhensible à son encontre. Enfin… je crois…

En tout cas, je me sentis gêné face à ce silence que je pouvais qualifier d’oppressant et qui perdura pendant quelques longues minutes, et je déglutis silencieusement, en attendant avec tout de même un peu de crainte la suite des événements.

- Alors, c’est ce que tu penses ? l’entendis-je me demander dans un grondement presque féroce. Tu crois que si je suis venu m’excuser auprès de toi c’est seulement pour soulager ma conscience ? Que tout ça n’était pas sincère mais simplement intéressé ?

Je comprenais à présent la raison pour laquelle Adams s‘était soudain braqué à mes paroles. Mais ce que je n’arrivais toujours pas à comprendre, c’était pourquoi il se mettait autant en colère alors que j’avais tout de même clairement spécifié dans ma phrase que ce que je disais relevait de l’ordre de l’hypothèse… Après tout, le « même si » que j’avais utilisé au début n’était pas là pour faire joli, mais au contraire, pour montrer et insister sur le fait que je faisais une supposition. J’avais donc voulu dire que S’il était venu aujourd’hui me présenter ses excuses simplement pour soulager sa conscience, eh bien, cela m’aurait tout de même fait plaisir. Et non pas, qu’il s’excusait forcément pour être en paix avec lui-même, même si ça aurait pu se produire (encore de l’ordre de l’hypothèse !)… En tout cas, il venait nettement de déformer mes propos et il s’emballait à présent pour un rien. Mais m’avait-il seulement écouté ? Ou était-il plutôt du genre à entendre ce qu’il voulait bien entendre ?

- Je suis là depuis dix minutes à m’aplatir devant toi pour te faire comprendre que mon attitude était parfaitement injustifiée et blessante et que je le regrettais vraiment, continua-t-il, et toi, tout ce que tu trouves à me dire c’est que j’ai fait ça seulement parce que ma conscience me taraudait ?

- Mais non, je… essayai-je vainement de lui expliquer.

Mais je n’eus même pas le temps de finir ma phrase qu’il me coupa et qu’il enchaîna sur la suite, sans même s’être aperçu de mon intervention…

- Putain mais t’es con tout simplement stupide, Gryffy ? s’exclama-t-il d’un coup, alors qu’une légère grimace apparut sur mon visage à l’entente de ce surnom. Ça te parait si surréaliste que je puisse réellement regretter ce que je t’ai fait et que je vienne te présenter des excuses en bonne et due forme ? C’est si étonnant que ça de ma part ?

A dire vrai, oui, ça l’était… Car il s’était peut-être montré désolé à chaque fois qu’il m’avait fait du mal, que ce soit mentalement ou physiquement parlant (c’est-à-dire, deux fois en tout, si l’on comptait le moment où il était venu me demander si j’allais bien pendant notre heure de colle, après m’avoir bien amoché dans cette salle de classe vide…), mais il m’avait tout de même bien fait comprendre, ce matin où je m’étais réveillé dans son lit, qu’il ne regrettait absolument pas ce qu’il s’était passé entre nous lors de cette fameuse nuit passée ensemble, et que c’était d’ailleurs de ma faute si on en était arrivé là. Il était donc normal de trouver étonnant qu’il s’excuse, après les mots odieux et blessants qu’il m’avait dit il y a maintenant deux semaines de cela, et auxquels j’avais cru sans grande difficulté.

Adams se rapprocha lentement de moi, commençant par faire un pas, puis deux, dans ma direction, l’air plutôt menaçant. Comme par instinct de survit, je me mis à reculer au même rythme que lui avançait (C’est qu’il pouvait être très impressionnant quand il se mettait en colère ! La preuve en était, je me rappelais avec précision sa réaction au moment où j’avais entré un doigt dans son intimité lorsqu’on avait couché ensemble…), gardant ainsi continuellement cette distance de sécurité entre nous. Même si, à vrai dire, j’étais toujours à portée de ses poings… Mais bon, je n’avais quand même pas très envie de me faire une fois encore défigurer par ses soins, surtout que je savais à quel point il pouvait être violent en donnant ses coups…

- C’est vrai, excuse moi, j’avais oublié : je ne suis qu’un petit connard de Serpentard qui abuse sexuellement des gens alors qu’ils sont bourrés comme des Petits Lu et qui, par conséquent, ne pense qu’à sa petite gueule ! reprit-il, plus amer que jamais. Et bien désolé de te décevoir, mais je n’ai pas fait tout ça pour moi mais pour toi ! Parce que figure toi que, malgré ce que tu sembles penser de moi, je sais reconnaître mes erreurs lorsque j’en fais et te présenter mes excuses me paraissait être important, puisque je t’avais blessé sans raison aucune.

Sa colère ne désemplissait pas et semblait même grandir de plus en plus à mesure que le temps passait. Je préférai donc rester sur mes gardes, au cas où l’envie lui prendrait de finir ce qu’il avait commencé il y a environs un mois, c’est-à-dire, me tuer par la seule force de ses poings… A mesure qu’il avançait, je reculai, et les battements de mon cœur se firent d’un coup plus rapide lorsqu’un sourire mauvais se dessina sur ses lèvres et déforma les traits de son visage. Je n’avais pas spécialement peur de lui, mais plutôt de ce qu’il pouvait avoir en tête, car ce rictus (qui me rappelait étrangement l’un des nombreux rictus de Rogue) ne n’annonçait rien de bon… Et j’avais raison de me méfier…

- Tu sais O’Connell, si j’avais vraiment voulu soulager ma conscience, je n’aurais pas passé autant de temps à te faire comprendre à quel point je regrettais mes actes passés. Non, j’aurais agi d’une toute autre façon et nous ne serions certainement pas ici, encore à discuter. Tu veux que je te montre ce que j’aurais fait ?

Oui, oui, oui ! Enfin, je veux dire… Non, non, non !! Car je savais parfaitement ce qu’il allait faire si je répondais par l’affirmative. Et même si cet air sauvage qu’il essayait de cacher sous des traits doucereux m’excitait bien plus que cela n’aurait dû, je n’avais nullement envie de jouer le rôle d’objet sexuel jusqu’à ce qu’il me trouve un remplaçant… Surtout que vu l’état dans lequel il me mettait à chaque fois que l’on se rencontrait j’était bien capable de me laisser utiliser comme n’importe laquelle de ses conquêtes…

- D’abord, je me serais excusé, de façon courte et simple sans même chercher à vouloir te convaincre. Peut être l’aurais-tu senti que je n’avais aucune envie de savoir si tu me croyais ou non, peut être pas. Toujours est-il que je n’aurais pas insisté pour le savoir… Puis, j’aurais tout de suite embrayé quand tu m’as implicitement avoué que tu te sentais au moins un peu attiré par moi. J’aurais profité d’apprendre une telle chose pour te mettre à nouveau le grappin dessus. Et comme il faut. Je me serais approché de toi, comme ça, lentement, doucement, jusqu’à ce que, trop effrayé, tu ne commences à reculer et que tu te retrouves bientôt plaqué contre le mur.

A ces mots, je sentis mon dos cogner contre un mur, m’empêchant ainsi de reculer plus encore pour tenter d’échapper à Adams et sa colère. D’ailleurs, je me demandais bien comment j’avais pu me retrouver coincé par un mur alors qu’il m’avait pourtant semblé marcher (ou plutôt reculer) droit. Je n’aurais normalement pas dû rencontrer de mur avant encore quelques mètres… Mais peu importe à vrai dire. Ce qui comptait en cet instant, c’était que j’avais un gamin en chaleur juste en face de moi et que je n‘avais aucun moyen de lui échapper…

- J’aurais collé mon corps au tien, ne laissant pas le moindre interstice entre nous, épousant tes formes de la façon la plus indécente qui soit alors que mon regard n’aurait pas quitté le tien une seule seconde.

Les yeux dans les yeux, je me sentis perdre peu à peu pied alors qu’Adams collait son corps contre le mien, et que nos deux sexe se touchaient légèrement, mais avec indécence, à travers le tissu de nos pantalons. Je me retins difficilement de gémir et je déglutis bruyamment à la place, maudissant ce foutu désir sexuel qui prenait lentement, mais sûrement le pas sur ma volonté…

- Une main de chaque côté de ta tête, je me serais hissé lentement à ton oreille pour y souffler « J’ai envie de toi. Tout de suite. Maintenant. » d’une façon tout à fait sensuelle qui t’aurait sans doute fait frissonner violemment avant que tu ne sentes ma langue effleurer doucement le lobe de ton oreille.

Il n’avait même pas besoin de prononcer ces mots à voix haute, tout mon corps s’électrifia à la simple sensation de son souffle sur mon oreille. Et je remerciai Merlin que nous soyons en hiver, car porter des manches longues avaient au moins l’avantage de cacher la chair de poule qui parcourait ma peau blanche, à défaut de mon envie de lui.

- Et j’aurais ensuite fait glisser mes lèvres le long de ta mâchoire, ne m’arrêtant que lorsque je serais arrivé à hauteur de tes lèvres. Là, comme ça, juste à quelques centimètres. Et pour finir, j’aurais fait glisser une de mes mains le long de ton corps pour atteindre la limite de ton jean à travers ta robe de sorcier, me permettant quelques effleurements impudiques un peu plus bas. Et tu n’aurais eu qu’un seul mot à me dire pour que je t’amène à ma chambre… Ou que je te déshabille sur le champ ici même.

Prends-moi, prends-moi, prends-moi !!!! Non, ce n’était pas ce que j’étais censé dire… Mon désir était en train de prendre le dessus, et je remerciai le ciel de ne pas avoir dit ça tout haut, car je me serais retrouvé dans son lit plus vite qu’il n’en faut pour dire Quidditch, Adams enfonçant sa queue dans mon cul encore et encore, jusqu’à ce que j’en tombe évanoui.

- Si ça n’avait été qu’un problème de conscience, Gryffy, tu serais présentement dans une toute autre position et dans un tout autre endroit. Et je me serais fait un plaisir de te rappeler ce que ça fait que de coucher avec Matthew Adams. Tu vois ? Si je n’avais que tout simplement voulu soulager ma conscience, tu te serais à nouveau retrouvé dans mon lit… Parce que j’aurais aussi profité de ton attirance pour moi pour satisfaire chacune de mes envies libertines et lubriques… Si ça n’avait été que ça O’Connell, tu aurais fini par me supplier de te prendre encore et encore jusqu’à ce que tu en tombes évanoui… Mais peut être est-ce ce dont tu as envie finalement.

Il savait lire dans les pensées ou quoi ? Parce qu’il venait d’utiliser les mêmes mots que moi à peu de choses près ! C’en était presque flippant d‘ailleurs… Car j’avais comme la désagréable impression que l’on avait les mêmes idées en tête, et ce n’était pas une bonne chose, bien au contraire…

Toujours est-il que je réussis enfin à reprendre le contrôle de mon corps, que j’avais définitivement perdu lorsque Adams avait aventuré ses mains à la hauteur de mon entrejambe pour y effectuer de légères caresses. D’un geste leste et rapide, j’attrapai son poignet pour l’écarter de mon sexe et l’empêcher de continuer ses attouchements, qui commençaient sérieusement à me faire perdre la tête. Puis, tout en ne le quittant pas des yeux, je lui dis d’une voix que je voulais dur et ferme :

- Je sais ce dont j’ai envie. Et ce n’est pas de la baise facile une fois de temps en temps quand tu auras besoin de te vider les couilles. Alors, oui, tu me plais. Oui, j’ai envie de toi. Mais ne compte pas sur moi pour te servir d’objet sexuel quand cela te sera nécessaire. Tu m’as peut-être baisé une fois, mais ne me considère pas comme une de tes stupides conquêtes qui se laissent bassiner par tes belles paroles et atterrissent dans ton lit.

Après avoir dit les choses clairement, je desserrai lentement ma prise de son poignet et me détachai légèrement du mur, collant un peu plus mon corps au sien (si c’était encore possible). Et tout en le défiant de mes yeux bleus, je continuai sur ma lancée :

- Et toi, alors ! Matthew Adams. Toi, qu’est-ce que tu veux ? Qu’est-ce que tu attends de moi exactement ? A part t’excuser pour ce que tu m’as fait ? Parce que, pour toi, je ne suis rien. Alors qu’est-ce que t’en à foutre de moi ?

Le cœur battant la chamade, j’attendis patiemment sa réponse, en restant collé à lui et le défiant de toute ma stature.
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MessageSujet: Re: Rentrée et rencontre [PV Matthew]   Mer 4 Nov - 1:48

Avec grande satisfaction, je L’avais senti réagir à la proximité de mon corps, à mes mains virevoltant sur Lui, à mon souffle qui caressait Sa peau. Mais j’avais à peine eu le temps de m’amuser que déjà O’Connell s’emparait de mon poignet dans un mouvement rapide pour l’enlever de Son entrejambe, m’empêchant ainsi de Le toucher plus profondément. Et l’exquise brûlure de Ses doigts sur ma chair me fila de violents frissons qui secouèrent mon corps tout entier. Retrouver Son toucher fut des plus agréables et j’eus beaucoup de mal à contenir tout le maelstrom d’émotions qui m’envahirent sans crier gare. J’avalai lentement ma salive, scrutant chacun des traits de Son visage - qui avait pourtant l’air si proche du mien que c’en était de la torture pure et dure - pour m’assurer qu’Il n’était pas en colère. Apparemment non ; O’Connell semblait plus gêné ou troublé que furieux, ce qui était une bonne chose. Mais j’avais toujours Son corps d’Apollon collé étroitement au mien, me rendant complètement fou de désir et sentir Sa chaleur, qui me devenait si familière, me transpercer de part en part ne m’aidait pas à garder la tête froide - loin de là. Seulement si O’Connell ne me repoussait pas, je n’allais pas m’écarter non plus ; je me rendais vraiment compte que j’avais bien trop besoin de Sa présence et de Sa proximité pour effacer le trou béant et sanglant dans ma poitrine.

Et je devrais avoir honte de me sentir devenir dépendant de toutes ces émotions qu’Il apporte dans ma vie et de ne rien faire pour lutter contre ça. Je devrais, mais je n’éprouve pas même l’ombre d’un remord. Juste cette putain d’envie féroce de L’attacher à mon existence pour ne plus jamais sentir la solitude m’étouffer à nouveau.

Et cette seule pensée me tordit le ventre, d’une façon à la fois agréable qui vint m’électrifier le cœur et aussi d’une manière tout à fait douloureuse qui m’arracha des cris de rage intérieurs. Je n’aurais pas dû avoir ce genre de pensées ; ça ne me ressemblait pas et surtout c’était dangereux. Ça ne m’apporterait rien de bon sinon de souffrir encore un peu plus à la fin. J’en étais douloureusement conscient pourtant depuis que le Gryffondor avait débarqué dans ma vie, tout semblait partir en vrille, devenir incontrôlable. Et je détestais par-dessus tout perdre le contrôle des évènements, de ma vie, de moi-même. O’Connell détruisait une à une chacune des barrières que j’avais minutieusement mises en place depuis tant d’années et j’assistais, impuissant, à l’effondrement de mon petit monde bien rangé et bien ordonné.

Je sais ce dont j’ai envie, fit-Il l’air déterminé bien que je perçus très nettement une légère inflexion rauque qui faisait trembler Sa voix. Et ce n’est pas de la baise facile une fois de temps en temps quand tu auras besoin de te vider les couilles.

Décidément, O’Connell me prenait vraiment pour le dernier des salauds. Bon, et je devais bien l’avouer, j’étais du genre à sauter sur tout ce qui bougeait, à baiser comme ça juste par envie, sans état d’âme et à me casser après sans un mot. J’étais ce genre de personnes, de celles qui profitent de la vie tout en évitant soigneusement de se poser trop de questions. Oui j’étais ainsi fait et je ne l’avais jamais nié même si je n’aurais sans doute pas dû être aussi fier d’avoir une telle attitude. Je fronçai légèrement les sourcils. J’étais comme ça, certes, mais je n’avais pas envie de « ça » justement ; pas avec Lui. Non, avec Lui je voulais autre chose, je ne savais pas très bien encore quoi mais je voulais autre chose. Quelque chose de nouveau et de plus fort. Je voulais quelque chose qui bouleverserait ma vie à jamais.

Alors, oui, tu me plais. Oui, j’ai envie de toi, continua-t-Il me sortant ainsi de ces pensées qui devenaient un peu trop mélodramatiques à mon goût.

J’eus un hoquet de surprise qui me bloqua la respiration avant que mon cœur ne se décroche de ma poitrine pour venir se répercuter un peu partout dans mon corps, pulsant douloureusement. J’étais déjà vaguement au courant de cette attirance qu’O’Connell éprouvait à mon égard, mais L’entendre le dire haut et fort, si clairement et avec autant de fermeté me laissa euphorique jusqu’à l’apoplexie.

Mais ne compte pas sur moi pour te servir d’objet sexuel quand cela te sera nécessaire, L’entendis-je me prévenir ce pendant que je mettais toutes mes forces à retenir le sourire idiot au possible qui tentait de fleurir sur mes lèvres. Tu m’as peut-être baisé une fois, mais ne me considère pas comme une de tes stupides conquêtes qui se laissent bassiner par tes belles paroles et atterrissent dans ton lit.

Pensait-Il réellement que je Le considérais comme l’une de mes conquêtes ou disait-Il ça juste pour m’informer qu’Il n’écarterait plus aussi facilement les cuisses pour moi désormais ? Je n’étais franchement sûr de rien et c’était plus que frustrant. Seulement, l’idée qu’Il se croit aussi peu important à mes yeux me laissait comme un arrière goût désagréable au fond de la gorge, me faisant comprendre par là que je n’aimais ça que très moyennement. Mais je n’eus pas même le temps de Le détromper que je Le sentis accentuer légèrement la pression de nos deux corps alors que Sa main se faisait plus leste sur mon poignet. J’aurais très certainement pu me détacher de la prise d’O’Connell mais je n’en fis rien, restant simplement à apprécier Sa chaleur qui venait se mélanger à la mienne avec tant d’homogénéité que c’en était fascinant. Et je me mordis l’intérieur des joues jusqu’au sang pour rester de marbre autant que possible, mais c’était dur. Très dur. Et quelque chose d’autre allait très vite le devenir, dur, si cet idiot - mais totalement bandant - de Gryffondor continuait de me mettre le corps en ébullition comme ça !

Il cherche vraiment à ce que je Le viole sur place, hein !

Et toi, alors ! lança-t-Il, Son regard trop bleu et trop brillant de défi pour mon propre bien ancré profondément dans le mien. Matthew Adams.

Et mon prénom dans Sa bouche fut la plus fabuleuse des caresses sur ma peau, si bien que je me serais certainement mis à trembler si je n’avais pas encore eu un minimum de contrôle sur moi. C’était la première fois que je L’entendais prononcer mon prénom - de façon consciente en tout cas - et j’aurais pu demander à O’Connell de le répéter encore et encore pour peu que j’en ai eu le courage, juste pour sentir une nouvelle fois ce violent frisson me parcourir l’échine à l’écoute des deux syllabes « Matthew » dans Sa bouche.

Redis le. Redis le encore une fois, s’il te plait…

Toi, qu’est-ce que tu veux ?

Que… Quoi ?

Qu’est-ce que tu attends de moi exactement ? À part t’excuser pour ce que tu m’as fait ? Parce que, pour toi, je ne suis rien. Alors qu’est-ce que t’en as à foutre de moi ? termina-t-Il, me défiant de toute Sa hauteur.

Hein ?

Les yeux légèrement écarquillés, je continuai de Le fixer pendant un moment alors qu’aucun de nous deux ne bougeait. Et je crois que même si j’avais voulu le faire, j’en aurais été incapable. J’étais totalement pétrifié.

« Qu’est-ce que tu veux ? »

Ce que je voulais ? Je n’étais pas même sûr de le savoir moi-même. Tout était si mélangé dans ma tête que je ne trouvais aucun sens à tout ça. Je n’arrivais pas à savoir ce que je voulais réellement.

« Qu’attends-tu de moi ? »

Tellement de choses que je ne savais pas par où commencer. Et cela Lui plairait-il de savoir ce que je désirais de Lui ? Peut être que non. Peut être O’Connell serait-Il furieux, mécontent. Peut être qu’Il me laisserait en plan, sans un mot. Tout seul. À cette pensée, j’avalai ma salive avec difficulté tout en baissant les yeux. Je Lui devais cependant une réponse et Il ne l’attendrait pas indéfiniment.

Je ne te considère pas comme une de mes stupides conquêtes, puisque tu les appelles ainsi, commençai-je légèrement hésitant bien que je n’avais jamais été aussi sûr de la véracité de mes propos. Si je t’avais considéré comme tel, je ne me serais jamais excusé auprès de toi, tu ne m’aurais jamais revu et je serais très rapidement passé à autre chose sans le moindre remord. Si tu n’avais été qu’un nom de plus à ajouter à mon tableau de chasse personnel, je ne serais pas venu te faire comprendre que je regrettais sincèrement mon attitude envers toi. Je n’aurais pas autant fait pour une simple conquête. À défaut d’autre chose, j’aimerais qu’au moins tu comprennes ça… Quant à ce que je veux, je…

Je pris une légère inspiration, me détestant de sentir mes joues rougir si facilement et si bêtement, comme la plus niaise des collégiennes.

Je… Je ne sais pas tellement ce que je veux en fait. Tout est si… confus dans ma tête… C’est le gros bordel, soufflai-je presque dépité de ne pas pouvoir Lui donner de réponse claire et précise comme Il l’avait fait avec moi. Je n’arrive pas à le savoir. Je suis un peu perdu dans tout ça et je… Je ne sais pas… Mais tout ce dont je suis sûr c’est que tu m’obsèdes et que ça me rend dingue. Alors je ne sais pas ce que tu m’as fait mais je n’arrive pas à lutter contre ça. D’ailleurs, je crois que je n’ai même pas envie de lutter, ni même d’essayer. Je…

J’avais le cœur qui battait à s’en décrocher de ma poitrine et mes joues qui me chauffaient toujours autant ; je me demandais encore comment je faisais pour ne pas m’enfuir en courant, aller me cacher sous mes couvertures et y rester pendant des millions d‘années.

Ce… Ce que je voudrais, c’est que tu ne me fuies plus à chaque fois que je viens vers toi, repris-je après avoir dégluti une nouvelle fois. Que tu ne coures plus dans le sens opposé dès que j’arrive pour te parler. Ce que je voudrais, c’est que tu me croies quand je te dis que je regrette ce que je t’ai fait, que je suis vraiment désolé. Ce que je voudrais c’est que tu arrêtes de ne me voir que comme un queutard insensible et froid. Que comme un petit connard qui ne pense qu’à sa gueule. J’ai beaucoup de défauts, je ne le nie pas et je suis aussi conscient que je n’ai pas dû te donner une belle image de celui que je suis mais…

Je me tus un instant alors que je me sentais au bord de la crise cardiaque. J’allais sûrement m’évanouir d’un moment à l’autre. Et je me serais foutu des gifles pour me conduire comme la plus pitoyable des midinettes devant un beau gosse qui l’intimiderait.

Je crois que c’est ça que je voudrais. Que tu me laisses l’occasion de te montrer que je ne suis pas qu’un serial baiseur en puissance, que je ne suis pas qu’un gamin inconscient qui ne pense pas aux conséquences. J’aimerais que tu me laisses une chance de te faire voir que tu te trompes et que j’ai aussi mes bons côtés… C’est ça que je voudrais.

Mais peut être que Lui n’en a pas envie, me souffla une petite voix perfide à l’intérieur de mon crâne et j’aurais presque pu sentir une main empoigner mon cœur avec force pour le broyer dans ma cage thoracique.

Je déglutis, soudain très mal à l’aise - et cette envie d’aller me terrer six pieds sous terre qui ne me lâchait pas d’une semelle… Peut être qu’en effet, O’Connell s’en fichait de moi et de mes états d’âme, de moi et mes bons côtés. De moi tout simplement. Et là, j’étais en train de me ridiculiser royalement pour rien du tout. Ma respiration s’accéléra légèrement sous l’effet de la panique tandis que je cherchais désespérément un moyen de me sortir de ce merdier.

Écoute, laisse tomber ! ajoutai-je précipitamment, sans Lui laisser le temps de répondre, tout en me détachant franchement de Lui - j’aurais presque pu oublier Sa main sur moi tant ça me paraissait naturel - les yeux rivés au sol. Fais comme si j’avais rien dit, ok ? De toute façon ça n’a pas de sens et c’était complètement débile de te dire un truc pareil parce que t'en auras sûrement rien à foutre !

Je fis la grossière erreur de relever la tête, croisant sans le vouloir les deux iris bleus qui me hantaient depuis tant de jours et j’eus un mouvement de recul. Il fallait juste que je me sorte de là…

Faut… Faut que j'm'en aille.

Et sans demander mon reste, je tournai les talons, la tête rentrée dans mes épaules alors que la honte fondait sur moi aussi vite qu’il n’en faut pour dire Stupefix. Et j’eus alors l’horrible sensation que le froid qui m’envahissait venait me transpercer littéralement les os. Parce que j’avais une nouvelle fois perdu Sa chaleur…
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MessageSujet: Re: Rentrée et rencontre [PV Matthew]   Lun 9 Nov - 11:55

Je fus assez fier de l’effet qu’avait eu mes questions sur Adams, car j’étais sûr à présent qu’il allait me donner des réponses claires et franches, au lieu de ces mensonges effrontés qu’il me sortait généralement pour simplement sauver la face. Au moins, là, j’allais être fixé sur mon sort, et j’allais donc soit me prendre le râteau du siècle en me faisant jeter comme un malpropre, soit… eh bien… me retrouver avec un petit copain potentiel dès ce soir. A cette simple pensée, les battements de mon cœur accélérèrent la cadence et la peur se fraya un chemin jusqu’à lui et l’enserra tellement fort que j’eus du mal à respirer pendant un très long moment. Je me mis donc à attendre avec une patience, devenue à présent toute relative, qu’Adams sorte de cet état de pétrification et qu’il me dise une bonne fois pour toute s’il y avait une chance pour que je l’intéresse et que l’on commence à se fréquenter ou non. Mais il semblait complètement bloqué, planté face à moi, les yeux écarquillés de stupeur, à ne plus savoir comment prononcer un seul mot. Au bout de quelques minutes, il eut l’air de se reprendre, et après avoir baisser les yeux, fuyant une fois encore mon regard (ce qui ne me rassura pas tellement pour la suite…), il prononça avec une voix quelque peu hésitante, comme s’il n’était pas très sûr de ce qu’il disait lui-même :

- Je ne te considère pas comme une de mes stupides conquêtes, puisque tu les appelles ainsi. Si je t’avais considéré comme tel, je ne me serais jamais excusé auprès de toi, tu ne m’aurais jamais revu et je serais très rapidement passé à autre chose sans le moindre remord. Si tu n’avais été qu’un nom de plus à ajouter à mon tableau de chasse personnel, je ne serais pas venu te faire comprendre que je regrettais sincèrement mon attitude envers toi. Je n’aurais pas autant fait pour une simple conquête. À défaut d’autre chose, j’aimerais qu’au moins tu comprennes ça…

Et j’avais parfaitement compris. Je me doutais bien de toute façon qu’il n’était pas le genre de mec à venir s’excuser auprès d’une vulgaire conquête pour tout et n’importe quoi. Mais j’avais pensé que, peut-être, il aurait pu le faire dans des situations proches de celle-ci (même si je doutais fortement qu’il ait l’habitude d’abuser sexuellement de ses conquêtes alors qu’elles sont complètement bourrées…). En tout cas, cette mise au point avait débouché sur d’autres questions qui vinrent assaillir mon esprit et le rendre confus. Car si, comme il le disait si bien, je n’étais pas qu’une simple conquête, alors qu’est-ce que j’étais exactement pour lui ? Une erreur qu’il aurait commise, une faute de parcours ? Ça me paraissait difficile à croire… Après tout, il n’avait jamais eu l’air de regretter d’avoir couché avec moi… Donc comment pourrais-je n’être qu’une simple erreur dans ce cas-là ? Alors, quoi ? Qu’est-ce que je pouvais bien représenter pour lui ? Quelle place occupais-je dans sa tête si ce n’était pas celle de conquête d’un soir ? Cela me stressait de ne pas le savoir, mais peut-être que si j’étais plus patient et que j’attendais qu’il ait fini de me parler, je le saurais enfin…

- Quant à ce que je veux, je… reprit-il les joues rouges de gêne, en inspirant un bon coup comme pour se donner du courage et continuer. Je… Je ne sais pas tellement ce que je veux en fait. Tout est si… confus dans ma tête… C’est le gros bordel. Je n’arrive pas à le savoir. Je suis un peu perdu dans tout ça et je… Je ne sais pas…

Il semblait complètement perdu et dépité de ne pas savoir ce qu’il voulait réellement, et l’envie irrépressible de le prendre dans mes bras pour le réconforter et lui dire que tout allait bien m’envahit soudain. Mais je dus faire un gros effort pour ne pas succomber à cette tentation et je plaquai avec force mes bras le long de mon corps pour les empêcher de faire le moindre mouvement en direction d’Adams. Je n’avais pas spécialement envie de me sentir plus embarrassé que je ne l’étais déjà, surtout que je n’avais aucun droit envers lui pour esquisser un tel geste, même si j’aurais secrètement bien voulu avoir ce droit…

- Mais tout ce dont je suis sûr c’est que tu m’obsèdes et que ça me rend dingue. Alors je ne sais pas ce que tu m’as fait mais je n’arrive pas à lutter contre ça. D’ailleurs, je crois que je n’ai même pas envie de lutter, ni même d’essayer. Je…

A ces mots, mon cœur se mit à battre tellement vite que j’eus l’impression qu’il allait tout à coup s’arrêter de fatigue pour le nombre de battements par minute qu’il venait de parcourir. Et même si je sentais que je pouvais mourir d’une crise cardiaque à n‘importe quel moment maintenant, cela ne m’empêchait pas de me sentir bêtement heureux pour avoir enfin une (bonne) réponse à la question que je me posais depuis tout à l’heure sur ce que je représentais réellement pour lui. Car, ce n’était peut-être même pas une vraie réponse, mais je me plaisais à croire (maintenant qu’il l’avait dit) que j’étais son obsession. Et me le répéter en boucle dans ma tête me donnait l’envie idiote d’afficher un sourire nais sur mon visage, ce que je me retins tout de même de faire une fois encore, pour ne pas passer pour un débile mental…

En tout cas, cela me fit beaucoup rire qu’il pense que j’y étais pour quelque chose dans le fait que je l’obsède, ce qui n’était en rien le cas, bien sûr. Je n’avais absolument rien fait, à part me retrouver au mauvais endroit, au mauvais moment (comme j’aurais pu le dire il y a encore de cela deux semaines). Mais il semblait avoir dans l’idée que j’étais un être perfide et machiavélique pour avoir osé lui jeter un sort de confusion, ou bien pour l’avoir empoisonné avec un quelconque filtre d’amour. Et au lieu de me vexer, cela me fit plus rire qu’autre chose, car il ne semblait jamais avoir éprouvé de l’attirance pour quelqu’un, ce qui au fond de moi me faisait énormément plaisir.

- Ce… Ce que je voudrais, c’est que tu ne me fuies plus à chaque fois que je viens vers toi. Que tu ne coures plus dans le sens opposé dès que j’arrive pour te parler. Ce que je voudrais, c’est que tu me croies quand je te dis que je regrette ce que je t’ai fait, que je suis vraiment désolé. Ce que je voudrais c’est que tu arrêtes de ne me voir que comme un queutard insensible et froid. Que comme un petit connard qui ne pense qu’à sa gueule. J’ai beaucoup de défauts, je ne le nie pas et je suis aussi conscient que je n’ai pas dû te donner une belle image de celui que je suis mais…

Je fus complètement soufflé par ses paroles, et la seule chose dont je fus capable de faire, à part respirer (chose qui ne me paraissait plus si naturel que ça, à présent), fus de prendre un air aussi étonné que je l’étais en cet instant. Mon souffle restait, quant à lui, bloqué au niveau de ma gorge, refusant capricieusement de sortir, et heureusement que mon mécanisme de survie était parfaitement intact, car sinon, je serais sûrement mort étouffé par mon propre corps à l’heure qu’il est… M’enfin, il fallait tout de même avouer que ce genre de paroles avait toujours le don de faire son petit effet, surtout qu’il venait clairement de m’annoncer qu’il comptait revenir vers moi pour me parler. Il m’avouait aussi que cela l’embêtait que je le fuis et qu’il ne voulais pas que sa réputation de serial baiseur ternisse l’image que je devais me faire de lui, ce qui était tout de même un peu trop me demander, car je n’avais pas encore assez d’éléments flatteurs le concernant pour que je puisse changer d’opinion sur lui pour le moment. Excepté le fait qu’il soit venu s’excuser auprès de moi avec cet air adorablement gêné sur le visage, mais ce n’était pas encore assez.

- Je crois que c’est ça que je voudrais. Que tu me laisses l’occasion de te montrer que je ne suis pas qu’un serial baiseur en puissance, que je ne suis pas qu’un gamin inconscient qui ne pense pas aux conséquences. J’aimerais que tu me laisses une chance de te faire voir que tu te trompes et que j’ai aussi mes bons côtés… C’est ça que je voudrais.

Mon ventre se contracta sous l’effet de l’excitation que causa ces paroles, et mon cœur continua sa cadence effrénée. Pourtant, j’étais toujours dans le doute quant à ce que Adams souhaitait réellement de moi, car il ne disait rien de vraiment très précis. J’avais parfaitement compris le fait qu’il veuille que j’apprenne à le connaître et que je me fasse une meilleure opinion de lui, mais… Et après ? Etait-ce une proposition pour quelque chose d’un peu plus fort que de l’amitié, ou était-ce simplement pour se retrouver tous les week-ends au bar pour discuter de tout et de rien et à se donner des tapes dans le dos ? Je ne savais rien… Et je n’avais pas envie de m’avancer en imaginant des trucs, alors qu’il imaginait tout autre chose. Je n’avais pas envie d’avoir mal… Alors, je préférai attendre. Mais Adams se détacha tout à coup de moi, le froid m’envahissant soudain, et ajouta avec précipitation :

- Écoute, laisse tomber ! Fais comme si j’avais rien dit, ok ? De toute façon ça n’a pas de sens et c’était complètement débile de te dire un truc pareil parce que t'en auras sûrement rien à foutre !

« Non, ce n’est pas débile ! Non, je n’en ai pas rien à foutre ! Ne pars pas ! », voilà ce que j’aurais voulu lui dire, mais je n’arrivai même pas à ouvrir la bouche, ni à esquisser le moindre geste pour le retenir. J’étais bloqué, et il partait déjà, en me disant un dernier et rapide :

- Faut… Faut que j'm'en aille.

Complètement abruti par la vitesse avec laquelle il était parti et par mon incapacité à réagir correctement dans une situation comme celle-ci, je restai planté là, tout seul, comme un con, au milieu du couloir dans lequel un petit groupe de jeunes filles passèrent devant moi en me regardant d’une drôle de façon. En même temps, je devais paraître assez bizarre à rester debout face au vide, en fixant un point invisible devant moi. En fait, je me repassais inlassablement les paroles qu’Adams avait prononcé tout au long de ses dix dernières minutes et l’idiotie de mon comportement me frappa soudain en plein visage, ce qui me fit enfin sortir de ma léthargie. Ce n’est donc qu’au bout de quelques minutes, alors qu’il avait déjà atteint le bout du couloir, que je me décidai à me bouger le cul pour lui courir après. J’ignorais totalement où tout cela allait nous mener, si même ça allait marcher, mais j’avais envie d’essayer. J’avais envie de tenter ma chance avec lui, pour une raison qui m’était pour le moment inconnue, mais que je ressentais comme un besoin (même si ce n’était pas vraiment le type de profil que je recherchais…). Et puis, si ça se trouve, on ne dépassera même pas les une semaine, mais on aura essayer, et c’est ça qui compte finalement…

- Matthew, attends ! le hélai-je dans l’espoir qu’il s’arrête, alors que je courrai vers lui le plus vite possible pour tenter de raccourcir cette distance qu’il avait mise entre nous.

Arrivé à sa hauteur, je me mis face à lui dans le but de lui bloquer le passage et de le forcer à s’arrêter, même s’il n’en avait pas envie. Mon visage était entièrement rouge, non pas à cause de l’effort physique que je venais de faire, mais à cause du fait que je l’avais appelé, sans réellement m’en apercevoir moi-même, par son prénom. Il m’était venu avec une facilité déconcertante et j’avais un peu honte de m’être autorisé, sans vraiment le vouloir, ce privilège qui ne devait être d’habitude réservé qu’à ses amis. Les yeux baissés de gêne, je tentais difficilement de reprendre mon souffle, et je profitais également de ce moment de répit pour pouvoir chercher mes mots. Car à vrai dire, même si je l’avais retenu, je ne savais absolument pas par où commencer et ce que je voulais lui dire exactement.

- Désolé, mais je… je ne peux pas faire comme si tu n’avais rien dit, commençai-je un peu maladroitement. Parce que, non, je n’en ai pas rien à foutre, et non, ce n’est en rien débile… Après tout, je te l’ai dit : je suis attiré par toi. Tu… tu me plais. Le seul truc dans tout ça, et je t’avais déjà prévenu, c’est que je suis le genre de gars à m’engager dans une relation… sérieusement… Alors si… Si toi aussi tu te sens prêt à t’engager avec moi, je… eh bien, sache que je suis d’accord… réussis-je enfin à dire après avoir eu un peu de mal à sortir les mots de ma bouche. Si tu souhaites juste devenir mon ami, je suis également d’accord. Mais laisse-moi alors une semaine avant qu’on se voit, le temps que je ne me sente plus honteux devant toi pour avoir cru que tu voulais sortir avec moi.

Je ris nerveusement, prêt à faire une syncope dans les minutes qui suivent. J’espérai avoir bien compris ce qu’il m’avait dit, car je ne savais pas si j’allais supporter le fait qu’il me dise que je m’étais complètement fourvoyé. En tout cas, je me demandai encore comment j’avais réussi à lui dire tout ça sans tomber dans les pommes à cause du stress. Par contre, je devais ressembler à un gyrophare de voiture vu la couleur rouge pétante de mon visage… Enfin, peut-être que si je gardai les yeux baissés comme je le faisais à présent, je supporterai mieux le stress de l’attente de sa réponse, qui sait ?
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MessageSujet: Re: Rentrée et rencontre [PV Matthew]   Mer 11 Nov - 6:05

J’étais parti sans qu’O’Connell ne réagisse - ou plutôt sans même qu’Il ne puisse réagir puisque je ne Lui avais pas laissé le temps pour ça - ce qui m’arrangeait bien dans le fond, parce que cela me permettait de fuir une nouvelle fois sans avoir à donner trop d’explications embarrassantes. Le regard fixé sur le sol et la tête rentrée dans les épaules comme pour me fondre dans le décor, m’enterrer six pieds sous terre et disparaître une bonne fois pour toutes, je continuai de m’éloigner de Lui, de Son putain de charme qui me faisait tourner la tête, de Ses grands yeux trop bleus et trop profonds, de Sa chaleur trop douce, trop rassurante et dont je semblais avoir tant besoin depuis quelques temps. Je fuyais, encore une fois ; je fuyais, comme tout Serpentard digne de sa maison. Je fuyais parce que j’avais honte, tellement honte. J’avais honte de ce que je venais de faire, de tout ce que j’avais déjà fait. Comment avais-je pu me laisser aller de cette manière et croire naïvement que me belles paroles effaceraient toutes mes conneries ? Je fourrai mes mains dans mes poches, je les sentis trembler contre le tissu de mon jean. Comment avais-je pu penser une seule seconde qu’O’Connell aurait voulu voir mes supposés bons côtés ? Moi qui n’étais même pas certain d’en avoir finalement, je m’étais montré bien présomptueux de Lui sortir ça comme ça. Avec un naturel et une facilité - toute relative - qui frôlaient l’indécence. Qu’aurait-Il bien pu vouloir de moi ? Hein ? Moi qui n’étais qu’un gamin baisant à droite et à gauche, n’ayant rien d’autre pour moi à part ma belle gueule de petit merdeux.

Arrête de rêver, Adams ! C’est pas parce que tu Lui plais, physiquement parlant évidemment, qu’Il te laissera le droit de faire partie de Sa vie ! Comme si j’étais le genre de mec à qui Il accorderait un minimum d’intérêt et d’attention. Non, je suis sûrement le genre de type qu’il fuit comme la peste. Le genre de type qu’Il évite soigneusement parce qu’Il est intelligent et qu’Il sait qu’on est dangereux.

J’étouffai un ricanement amer et pinçai les lèvres, la rage au cœur. Il avait dû vite s’en rendre compte que j’étais dangereux. Je l’étais même tellement que j’avais pris un malin plaisir à Le baiser alors qu’Il était totalement torché, à L’humilier pour me préserver avant tout, à Le traiter comme une sous merde sans le moindre remord. Avant de le regretter, amèrement. Mais après, seulement après. Et voilà que je me retrouvais à m’excuser et à Lui déballer tout un tas de conneries qui n’avaient aucun sens et dont O’Connell devait se foutre comme de Sa première robe de sorcier. J’avais entendu dire que le ridicule ne tuait pas, mais c’était complètement faux. Parce que j’étais justement en train de mourir. Mourir de honte, mourir de ma connerie sans limite, mourir de douleur. Parce que j’étais bientôt arrivé au bout de ce putain de couloir trois fois trop long et qu’Il n’avait toujours pas cherché à me retenir - preuve que je m’étais vraiment ridiculisé en beauté devant Lui.

Matthew, attends ! cria-t-on, comme si quelqu’un quelque part avait entendu le secret espoir que je n’avais pas même osé formuler en pensées.

Mon cœur fit un saut périlleux dans ma cage thoracique, cognant mes côtes avec une violence inouïe. Et l’effet fut immédiat : je m’arrêtai de marcher, le plus simplement du monde - et je m’en serais certainement giflé si je ne m’étais pas senti aussi heureux qu’Il me retienne. Les muscles tendus d’appréhension - je ne comprenais pas ce qu’Il pouvait bien me vouloir encore - je dus faire un effort surhumain pour calmer le soudain tremblement de mes mains glacées toujours enfouies dans les poches de mon pantalon. À nouveau, le frisson remonta ma colonne vertébrale pour venir m’agiter le cœur tandis que mon prénom franchissait encore une fois la barrière si tentatrice de Ses lèvres pleines. Le cœur affolé, le corps tremblant et la respiration difficile, j’attendis qu’O’Connell me rejoigne enfin - et le bruit de Ses pas précipités qui se rapprochaient rapidement faisait s’accélérer mon cœur de façon automatique. Je Le vis se planter devant moi, comme pour me barrer le passage au cas où j’aurais eu l’idée de m’en aller à nouveau mais j’étais tellement pétrifié que je n’étais capable de rien faire d’autre sinon de Le regarder. Et sentir la peur courir dans mes veines tel un véritable poison qui venait me bouffer les entrailles. Il prit le temps de réguler Son souffle, les joues étrangement rouge vif et je le regardais faire, le fixant comme l’idiot que j’étais.

Désolé, mais je… je ne peux pas faire comme si tu n’avais rien dit, lâcha-t-Il de façon tout à fait maladroite mais absolument adorable. Parce que, non, je n’en ai pas rien à foutre, et non, ce n’est en rien débile…

Je fus tellement étonné par Ses propos que je dus faire une jolie imitation de la carpe hors de l’eau pendant quelques secondes avant de me reprendre et de me mettre à rougir furieusement ce pendant que je mordillais ma lèvre inférieure - putain de tic nerveux. Le cœur complètement fou, je tentai vainement de ne pas laisser mon imagination s’emballer ou même la peur prendre le contrôle de mes jambes qui, elles, n’attendaient qu’une seule chose : pouvoir se mettre à courir le plus vite possible pour m’emmener loin, très loin d’ici. Mais le simple fait qu’O’Connell vienne de me rattraper, me retenir me tétanisait tout entier.

Après tout, je te l’ai dit : je suis attiré par toi. Tu… tu me plais.

Oui, ça je le sais maintenant. Mais je t’en prie, répète le, encore et encore. Je ne me lasse pas de l’entendre de Ta bouche.

Le seul truc dans tout ça, et je t’avais déjà prévenu, c’est que je suis le genre de gars à m’engager dans une relation… sérieusement…

Je retins ma respiration alors que mon cœur devait avoir atteint un nombre de battements par seconde complètement inhumain tellement je le sentais qui pulsait fort dans ma poitrine. J’avais peur de comprendre où O’Connell voulait en venir ; ou, plutôt non, j’avais peur de comprendre de travers, de me tromper, de me faire de fausses idées et de m’en sentir encore plus honteux après. J’avais dépassé mon quota de honte pour une vie entière, surtout en ce qui Le concernait.

Qu’est-ce que tu veux de moi, alors ?

Alors si… Si toi aussi tu te sens prêt à t’engager avec moi, je… eh bien, sache que je suis d’accord…

Les mots avaient eu un peu de mal à sortir de Sa bouche, mais voilà qui était fait et moi je me sentais sur le point de m’évanouir - ce qui aurait fait mauvais genre, il fallait l’avouer. Il avait donc envie de… s’engager ? Avec moi ? Dans une vraie relation ? Le genre de truc qui dure, et tout et tout ? Cette simple pensée déclencha des milliers de papillons, doux et chauds, virevoltant un peu partout au creux de mon ventre et je fus le premier étonné par cette réaction tout à fait nouvelle.

Merlin, je crois que je vais mourir…

Si tu souhaites juste devenir mon ami, je suis également d’accord, continua-t-Il alors que le sang battant à mes tempes m‘empêchait de penser de façon cohérente. Mais laisse-moi alors une semaine avant qu’on se voit, le temps que je ne me sente plus honteux devant toi pour avoir cru que tu voulais sortir avec moi.

Et Il laissa échapper une petit rire tremblant de nervosité qui me donna l’irrépressible envie de Le suivre, ne serait-ce que pour évacuer toutes les tensions accumulées qui faisaient trembler mon corps. Mais je pinçai les lèvres pour ne rien faire, de peur de Le vexer et qu‘Il ne se méprenne sur mes pensées. Je pris le temps de L’examiner : les yeux baissés sur Ses chaussures et le visage aussi rouge que les couleurs de Sa maison, O’Connell était on ne peut plus gêné de Ses paroles - sans nul doute. Et je ne devais pas être mieux que Lui surtout que la pensée que je n’avais jamais autant rougi et bégayé devant quelqu’un que devant Lui m’effleura l’esprit. Et me fit rougir encore plus - si c’était encore possible.

Bordel, mais calme toi bon sang !

Alors… Alors comme ça, je… Tu veux qu’on… que je… Oh… Oh Merlin… soufflai-je de façon tout à fait pathétique tout en me grattant la nuque parce que je n’arrivais pas à me dépêtrer de cette gêne et que c’était fort embêtant dans ma situation. J’avoue que je ne m’y attendais pas tellement…

J’avalai ma salive, essayant de reprendre mes moyens, au moins assez pour faire enfin des phrases correctes et surtout compréhensibles.

Écoute, je… recommençai-je après une brève inspiration. Je ne peux pas accepter d’être ton ami. Comment voudrais-tu que j’accepte de n’être qu’un simple pote pour toi alors qu’à chaque fois que je te vois, j’ai juste envie de… de te…

Je baissai un peu plus les yeux, les joues plus brûlantes que jamais.

Enfin, je vais pas te faire un dessin quoi… Parce qu’on n’est pas censé désirer ses amis, on n’est pas censé bander rien qu’en posant les yeux sur eux et s’imaginer toutes les folies qu’on pourrait faire avec leur corps durant la nuit entière… Je sais que tu ne vas peut être pas apprécier mais, je ne veux pas te mentir. Parce que c’est ce que je ressens, c’est comme ça que je vois les choses : je te désire, peut être plus qu’il ne le faudrait et de façon tout à fait déraisonnable, mais tu ne pourras pas m’empêcher de te désirer encore. C’est pour ça que je ne peux pas être ton ami. Seulement ton ami. Tu comprends ?

Et peut être aussi parce que n’être qu’un simple ami pour O’Connell ne me suffisait pas. J’avais envie de plus, beaucoup plus qu’une simple amitié.

Ensuite, je… Pour ce qui est de la… relation disons un peu plus approfondie… eh bien… C’est pas que je n’en ai pas envie, je crois que ce serait même tout le contraire, mais… C’est juste que… Enfin, je ne sais pas si je serai très doué… pour tout ça quoi. Je ne suis pas sûr de savoir… comment faire, comment me comporter. Je ne serai peut être pas à la hauteur de ce que tu attends de moi parce que… ben, parce que je ne suis pas franchement un grand habitué de ce genre de relations. Mais…

Le visage brûlant et le cœur au bord de l’arrêt cardiaque, je cherchai une seconde mes mots avant de continuer, plus gêné que je ne l’avais jamais encore été - c‘était encore possible, ça ? - :

Mais l’idée ne me déplait pas en fait et… Et tu sembles vouloir de moi alors… Si tu veux bien donner sa chance à un gars comme moi qui sera probablement un peu - beaucoup - perdu, ça me… ça me plairait vraiment de… de m’engager avec toi… J’espère juste que tu es du genre patient et que tu ne m’en voudras pas trop si je… si je me montre parfaitement… nul… fis-je dans un petit rire désabusé parce que je me venais juste de me rendre compte que le portrait que j’avais à l’instant dressé de moi-même n’avait rien d’attirant et loin de là.

Oh bon sang, mais avec ça c’est certain qu’Il va s’enfuir en courant ! C’est vrai ! C’est super attrayant un gamin complètement paumé qui n’est finalement doué que pour une seule chose : baiser tout ce qui bouge ! Pff… Tu me fais pitié Adams…

Le ventre noué, je me mordis la langue jusqu’au sang pour penser à autre chose. Mais j’étais trop concentré sur le tremblement incessant de mes mains dans mes poches pour ne pas réfléchir au fait que j’étais plutôt censé montrer à O’Connell à quel point je ferai un petit ami formidable et parfait plutôt que de Lui balancer qu’Il allait sûrement peiner avec moi.
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Alex O'Connell
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MessageSujet: Re: Rentrée et rencontre [PV Matthew]   Lun 23 Nov - 13:49

Les yeux baissés et le cœur battant, j’attendis impatiemment qu’il me réponde, n’en pouvant plus de ce silence qui m’angoissait plus qu’autre chose… Je voulais qu’il me dise quelque chose. N’importe quoi, du moment qu’il ouvre la bouche pour me parler. Peu importe sa réponse, qu’elle soit bonne ou mauvaise, heureuse ou blessante, je ne supportais plus de rester constamment dans ce doute qui me rongeait littéralement de l’intérieur. Mais les minutes passèrent sans que rien ne vienne, et je fermis un instant les yeux, prêt, d’une seconde à l’autre, à mettre ma virilité de côté pour le supplier de me répondre enfin. Lorsqu’il le fit, je ne pus m’empêcher de pousser un léger et silencieux soupir de soulagement, même si le fait que je ne sache pas encore ce qu’il allait me répondre n’était pas non plus très rassurant.

- Alors… Alors, comme ça, je… Tu veux qu’on… que je… Oh… Oh, Merlin…

Je relevai brusquement la tête, essayant vainement de cacher la panique que l’on pouvait voir dans mes yeux et qui étreignait mon cœur. Mes poumons étaient, quant à eux, comprimés par l’angoisse qui avait soudain pris possession de mon corps, et j’eus un peu de mal à reprendre un rythme respiratoire normal, même si j’essayais tant bien que mal de ne rien laisser paraître. Car si sa réponse n’était peut-être pas clairement négative, j’avais tout de même le fort pressentiment qu’elle allait dans ce sens et qu’il était gêné uniquement à cause du fait qu’il allait devoir me rembarrer en beauté.

- J’avoue que je ne m’y attendais pas tellement… Écoute, je…

Le « Écoute, je » eut sur moi l’effet d’une bombe, et je baissai de nouveau la tête rapidement, le cœur au bord du gouffre. Car, à présent, j’étais sûr et certain qu’il allait me jeter. Après tout, lorsqu’une personne commençait sa phrase avec un « Écoute, je », cela n’annonçait généralement rien de bon… La preuve avec mon ex-petit copain, Christopher, qui m’avait largué comme un malpropre en commençant par un « Écoute, je ». Et même si je n’avais pas d’autres exemples à donner, j’étais pratiquement sûr de ne pas être le seul à détester entendre ces deux simples petits mots. En tout cas, même si j’allais sûrement me prendre le râteau du siècle (ou au moins du mois), j’espérai sincèrement que ma demande d’amitié ait un peu plus de succès…

- Je ne peux pas accepter d’être ton ami.

Mon cœur fit un bond dans ma poitrine, et je relevai la tête vers lui, l’air complètement abasourdi par ce qu’il venait de me révéler. Il ne voulait donc pas… être ami avec moi ? Cela voudrait-il dire que… qu’il acceptait mon autre proposition ? Celle de sortir avec moi ? De s’engager sérieusement dans une relation amoureuse avec moi ? Bon, il ne valait mieux pas mettre la charrue avant les hippogriffes car je n’étais pas encore très sûr de ce qui allait suivre (Je n’en avais aucune idée même. Si ça se trouve, il allait également refuser d’être mon amant…), mais cette réponse me redonna l’infime espoir que ça puisse marcher entre nous.

- Comment voudrais-tu que j’accepte de n’être qu’un simple pote pour toi alors qu’à chaque fois que je te vois, j’ai juste envie de… de te… Enfin, je vais pas te faire un dessin quoi… Parce qu’on n’est pas censé désirer ses amis, on n’est pas censé bander rien qu’en posant les yeux sur eux et s’imaginer toutes les folies qu’on pourrait faire avec leur corps durant la nuit entière…

Mes joues devinrent de plus en plus rouges à mesure qu’Adams parlait, jusqu’à être aussi colorées que les siennes, voire même plus encore, si cela était possible. J’essayai tant bien que mal de m’enlever ces images indécentes que cet idiot de Serpentard m’avait mise dans la tête, mais certaines restaient imperturbablement collées à ma rétine, me faisant sentir de plus en plus gêné. Et même si ces idées d’Adams me faisant subir les pires supplices dans un lit où nous étions tous les deux entièrement nus, m’excitaient au plus haut point, je m’efforçai de rester stoïque, le fait de bander face à lui dans un couloir de l’école faisant tout de même très mauvais genre…

Malgré tout ça, je me permis un rapide coup d’œil vers son entrejambe, voulant tout de même vérifier (simplement par curiosité), si ses dires étaient vrais. Juste pour voir s’il bandait réellement rien qu’en me voyant. Mais je ne repérai aucune bosse suspecte provenant de son pantalon et, même si j’en fus heureux pour lui (car bander seulement à la vue d’une personne, c’était franchement pas génial…), je ne pus m’empêcher de ressentir un peu de déception. Après tout, c’était quand même assez flatteur que quelqu’un vous trouve assez canon pour être excité rien quand vous voyant, non ?

- Je sais que tu ne vas peut être pas apprécier mais, je ne veux pas te mentir. Parce que c’est ce que je ressens, c’est comme ça que je vois les choses : je te désire, peut être plus qu’il ne le faudrait et de façon tout à fait déraisonnable, mais tu ne pourras pas m’empêcher de te désirer encore. C’est pour ça que je ne peux pas être ton ami. Seulement ton ami. Tu comprends ?

Oui, je comprenais parfaitement ce qu’il voulait dire, et ça ne m’énervait pas le moins du monde, bien au contraire. J’avais justement l’impression de me sentir comme… exceptionnel à ses yeux (même si cela n’était sûrement pas le cas…). J’avais l’impression d’être unique dans le fait d’être le seul à jamais lui avoir fait cet effet-là, et cela me rendait bêtement heureux. Mais si ça se trouve, je me fourvoyais complètement. Si ça se trouve, il avait déjà dit ce genre de choses à une autre personne. Si ça se trouve, une de ses conquêtes avait déjà voulu faire ami-ami, ou même sortir avec lui, et il lui avait sorti mots pour mots ce qu’il venait de me dire. C’est bizarre, mais je ne me sentais plus si exceptionnel que ça tout à coup…

- Ensuite, je… Pour ce qui est de la… relation, disons, un peu plus approfondie… eh bien… C’est pas que je n’en ai pas envie, je crois que ce serait même tout le contraire, mais…

Je savais qu’il y aurait un « mais ». Il y avait toujours un « mais », et je me demandais d’ailleurs quelles en étaient les raisons. Mais j’avais beau chercher et rechercher en fouillant dans les moindres recoins de mon cerveau, je n’en trouvais pas… Pas de valables tout du moins… Après tout, il venait lui-même de m’avouer qu’il en avait envie ! Alors, quoi ? Quelle pouvait bien être la ou les raison(s) pour qu’il refuse ma proposition ? Il devait tenir sa réputation de Don Juan, alors il ne s’autorisait aucun petit copain, officiel ou non ? Il ne pouvait s’empêcher d’être infidèle plus de cinq minutes, donc il lui était impossible de se lier sérieusement avec quelqu’un ? Où alors, peut-être avait-il peur ? Peur de quoi ? Je n’en savais rien, je ne pouvais qu’émettre des suppositions. Mais celle de s’engager avec quelqu’un fut ma première et unique idée, et elle était on ne peut plus réaliste. Après tout, quant on savait quel genre de mec il était, on était tout de suite au courant que les mots « engagement » et « amour » étaient bannis de son vocabulaire…

- C’est juste que… Enfin, je ne sais pas si je serai très doué… pour tout ça quoi. Je ne suis pas sûr de savoir… comment faire, comment me comporter. Je ne serai peut être pas à la hauteur de ce que tu attends de moi parce que… ben, parce que je ne suis pas franchement un grand habitué de ce genre de relations. Mais…

Encore et toujours ce « mais » qui revenait à la fin de sa phrase… Pourtant, cette fois-ci, il ne me dérangeait le moins du monde ce « mais ». Après tout, peut-être qu’il allait finalement me dire qu’en dépit de sa totale incompétence dans le domaine des relations amoureuses, il avait envie d’essayer et d’apprendre… avec moi… Oui, peut-être qu’il le souhaitait réellement… En tout cas, j’avais bon espoir que mes suppositions étaient vraies pour une fois, au vu de ses joues rougies par la gêne.

- Mais l’idée ne me déplait pas en fait et… Et tu sembles vouloir de moi alors…

« Mais la question est de savoir, si toi, tu veux de moi… », eus-je envie de lui répondre. Car, ce n’était pas parce que moi, j’avais envie de lui, qu’il en était forcément de même pour lui. Et vu la façon dont il disait cela, j’avais un peu l’impression qu’il se forçait à accepter seulement parce que moi, je le voulais…

- Si tu veux bien donner sa chance à un gars comme moi qui sera probablement un peu - beaucoup - perdu, ça me… ça me plairait vraiment de… de m’engager avec toi… J’espère juste que tu es du genre patient et que tu ne m’en voudras pas trop si je… si je me montre parfaitement… nul…

- Je suis sûr que tu ne seras pas nul, répondis-je les joues rouges et la tête baissée. Et puis… Si tu le veux bien, je pourrais t’apprendre, ajoutai-je en relevant lentement la tête, un sourire timide sur mes lèvres.

Je savais qu’il allait sûrement se moquer de moi pour la complète niaiserie de cette phrase, mais sachant que c’était ce que je ressentais, je n’avais pu m’empêcher de la dire, aussi Poufsouffle que ça puisse paraître… Car c’était vrai. J’avais envie de lui apprendre la véritable signification des mots « sortir avec quelqu’un ». J’avais envie de lui apprendre ce qu’était la tendresse et les mots doux. J’avais envie de lui apprendre à aimer, tout simplement. J’espérais simplement qu’il serait bon élève…

- Et puis, ce n’est pas grave si tu te montres maladroit, continuai-je toujours aussi gêné. L’important dans tout ça, c’est que tu essaies. Après tout, il faut une première fois à tout.

En tout cas, c’est ce que l’on disait, et j’étais tout à fait d’accord avec ça. Moi aussi, j’étais comme lui, il y a un peu plus d’un an de cela à présent. Moi aussi, j’ai été novice dans les relations amoureuses. Comme tout le monde à un moment donné de sa vie. La seule chose qui pouvait nous différencier lui et moi, était que, contrairement à lui, je n’avais eu aucun problème à m’engager avec quelqu’un. Cela était peut-être dû au fait que je n’avais jamais traîné un passé de Don Juan allergique à l’engagement derrière moi, et que je savais ce que c’était que de tomber amoureux. Je ne savais pas… Toujours est-il que chacun était différent, même si, pour moi, la pire des personnes hermétique aux sentiments et incapable d’aimer pouvait un jour ou l’autre être capable de tomber inconditionnellement amoureuse.

- Mais j’aimerais tout de même que tu me promettes une chose : que tu ne brûles pas les étapes. Je sais que tu as l’habitude que toutes tes conquêtes tombent directement dans ton lit, mais… j’aimerais que tu prennes le temps de me séduire… Même si tu dois sûrement penser que c’est inutile vu que je suis déjà sous ton charme.

En tout cas, moi, j’adorais cette période de la relation où l’on vous faisait la cour. On prenait soin de vous et on vous faisait plaisir par de petites attentions touchantes, sans que vous n’ayez obligatoirement à rendre la pareille en couchant… Et le romantique que j’étais adorait ça ! Malheureusement pour moi, je n’avais pas vraiment eu droit à cette période tant adorée dans ma précédente relation. Ou si peu… Une petite semaine avait suffit pour que je lui tombe dans les bras, et j’avais couché avec lui au bout d’à peine un mois (ce qui était, certes, une période tout à fait raisonnable… lorsque l’on n’était pas puceau…). Non seulement, je ne m’étais pas sentis vraiment prêt à passer à l’acte, mais en plus, il m’avait plus ou moins forcé la main… M’enfin, le passé était le passé, et on ne pouvait malheureusement pas revenir en arrière. Si on avait pu le faire, je ne serais très certainement jamais sorti avec ce con…

- Et… repris-je, un peu plus mal à l’aise que tout à l’heure. Même si ça a l’air évident, ça ne l’est peut-être pas pour toi, alors… tu dois bien être conscient que… coucher avec d’autres personnes alors que nous sortons ensemble est, bien entendu… totalement exclue…

Je baissai rapidement la tête, gêné de devoir lui imposer toutes ces choses, alors qu’il n’avait peut-être pas envie de faire autant d’efforts pour un gars comme moi. Il m’avait, certes, dit qu’il aimerait beaucoup s’engager avec moi, mais à vrai dire, il ne savait pas vraiment ce que cela voulait dire exactement. Il ne savait pas tout ce que cela impliquait, et il allait sûrement être complètement tétanisé par tout ça. Si ça se trouve, on avait une chance d’être ensemble, et moi, je venais de la bousiller en l’effrayant avec mes stupides conditions !… Mais bon, je préférais que tout soit bien clair entre nous avant de commencer à aller de l’avant. Car, cette fois-ci, je refusais de me retrouver une fois encore sur le banc de touche, à participer au jeu seulement lorsque l’arbitre l’aurait décidé…

- Malgré tout ça… finis-je, en relevant timidement les yeux pour les plonger dans les siens. Malgré toutes ces choses que je te demande de faire… Tu es toujours partant ?

Il était libre ou non d’accepter, je ne lui forçai en rien la main. Et même si intérieurement, j’espérais sincèrement qu’il soit toujours partant pour sortir avec moi, je savais que toutes ces conditions imposées n’allaient très certainement pas jouer en ma faveur, bien au contraire…
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Matthew Adams
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MessageSujet: Re: Rentrée et rencontre [PV Matthew]   Mer 25 Nov - 4:16

Je sentis avec effarement que même mes jambes s’étaient mises à trembler et je n’osai bouger le moindre orteil de peur de perdre un minimum d’équilibre et de me retrouver étalé par terre, les quatre fers en l’air parce que mes jambes auraient été incapables de supporter mon poids. J’étais complètement tétanisé. Pire, j’avais juste envie d’aller m’enterrer six pieds sous terre et de n’en ressortir que lorsque la honte brûlante aurait fini de marquer si violemment mes joues. Ce qui allait suivre serait mille fois pire que ce qu’O’Connell m’avait déjà fait endurer jusqu’à maintenant et j’en serai tellement gêné que plus jamais je n’oserai L’aborder ni même ne serait-ce que croiser Sa route de ma vie.

Il va me jeter ! Après toutes les idioties que j’ai bien pu sortir, c’est certain qu’Il va me jeter !

Ma respiration se bloqua sous l’appréhension et c’était comme si les battements complètement furieux de mon cœur résonnaient encore plus violemment entre mes côtes. Ce fut si assourdissant que je craignis un instant qu’Il ne l’entende.

Calme toi, putain ! Calme toi ! Calme…

Je suis sûr que tu ne seras pas nul, fit-Il en réponse, manquant de me faire tomber à la renverse tellement je fus surpris.

Le plus simplement du monde, mon cœur s’arrêta de battre - O’Connell allait finir par me filer des problèmes de cœur et je serai mort bien avant l’âge - avant de repartir dans une course démente, pulsant un peu n’importe où à l’intérieur de moi. Figé, je devais sans doute Le regarder d’un air un peu bizarre qui devait me faire passer pour une gros idiot et je fus heureux qu’Il ne me voit pas à ce moment là parce que j’aurais sûrement eu honte, très honte. Je n’arrivais pas à le croire. Avais-je bien entendu ? Avait-Il seulement dit ce qu’Il venait de dire, ou avais-je simplement mal compris ?

Merlin, faites que j’aie bien compris…

Et puis… Si tu le veux bien, je pourrais t’apprendre, continua-t-Il sur sa lancée et je pus même voir un sourire tout à fait charmant naitre sur Ses lèvres alors qu’Il relevait doucement Ses yeux vers moi.

Je déglutis, la respiration quelque peu accélérée. M’apprendre ? Il voulait m’apprendre ? Une chaleur agréable se diffusa lentement au creux de mon estomac et je compris que l’idée me plaisait. Que c’était sans doute ce que je voulais. Qu’Il m’apprenne. Je n’étais pas l’élève le plus assidu que Poudlard ait connu depuis l’ouverture de ses portes mais si c’était O’Connell mon professeur alors j’étais prêt à suivre n’importe lequel de Ses cours. J’avais envie d’apprendre, pour Ses beaux yeux bleus là. Quelque chose me disait que c’était un moyen de Le rendre heureux et Le rendre heureux me rendait moins triste, moins vide. Moins glacé à l’intérieur. Je ne savais pas du tout où tout cela nous mènerait Lui et moi, mais j’en avais envie. Oh oui Merlin, j’en avais envie. J’avais envie de L’avoir avec moi, de Le savoir proche même s’Il n’était pas dans mon champ de vision, j’avais envie de sentir Sa chaleur s’imprégner à la mienne. De façon tout à fait égoïste, j’avais envie de Lui. Parce que quand O’Connell était là, j’oubliais l’espace d’un instant qui j’étais. Ce que je valais. Je voulais devenir exceptionnel pour Lui, juste pour me voir briller dans Son regard azur. Être quelqu’un d’autre, tout ce qu’Il voudra. Tout, du moment qu’Il veuille bien de moi.

Non mais sérieusement, je pète un câble. Faudrait que j’arrête de me monter la tête comme ça, c’est n’importe quoi ! C’est d’un ridicule…

Mes joues brûlaient toujours un peu et je n’aimais pas le fait de me mettre à penser de telles choses. C’était guimauve, c’était stupide et surtout je n’avais pas le droit de penser comme ça. Je ne me le permettais pas. C’était beaucoup trop dangereux.

Alors fais taire ton côté fillette un peu…

Mais je continuai de Le fixer, la tête légèrement penchée sur le côté comme si je n’étais pas sûr de tout comprendre ce qu’Il me disait. Bien au contraire, j’avais peur justement de trop bien comprendre…

Et puis, ce n’est pas grave si tu te montres maladroit, ajouta-t-Il, ne semblant pas pouvoir se défaire de Sa gêne - ce qui, soit dit en passant était tout bonnement adorable. L’important dans tout ça, c’est que tu essaies. Après tout, il faut une première fois à tout.

Ouais, enfin toutes les premières fois ne sont pas bonnes à vivre…

Je grimaçai légèrement alors que Son histoire de première fois me turlupinait. D’accord, Il n’avait pas l’air de se formaliser du fait que je devais tout simplement être un véritable empoté pour ce qui était des histoires sérieuses et je Lui en étais reconnaissant, mais je détestais passer pour quelqu’un de maladroit et d’incertain. Si je me permettais de l’être, ce n’était alors qu’intérieur et, en règle générale, personne à part moi ne le savait. Car si j’étais quelqu’un qui doutait beaucoup, je ne laissais pas les autres le savoir tout simplement parce que je ne voulais pas qu’ils en tirent profit pour se jouer de moi. Comme je m’octroyais le statut de mâle dominant, je n’avais donc aucune raison de mettre à jour mes faiblesses. Et ça devait être pareil pour O’Connell. Parce que Le laisser entrer dans ma vie signifiait baisser la garde, Le laisser m’approcher. Lui faire confiance. Et je n’étais pas sûr d’y arriver très rapidement. Alors je voulais bien essayer, apprendre ce qu’Il voudra bien m’apprendre mais comprendrait-Il que je me méfie de Lui ?

Probablement pas, non. Après tout, Il est un Gryffondor et par principe les Gryffondors sont inoffensifs. Et puis, Il n’a pas l’air bien méchant comme ça, à vue d’œil. Enfin, j’ai appris que c’était ceux qui en avaient le moins l’air qui étaient le plus à craindre. Et quand enfin vous leur faites confiance, ils arrivent et vous poignardent dans le dos. Charmant…

Et je ne voulais pas ça. Je ne voulais pas Lui accorder ma confiance pour qu’Il la piétine ensuite. Alors j’avais peut être beaucoup d’efforts à faire mais je n’étais pas le seul.

Mais j’aimerais tout de même que tu me promettes une chose : que tu ne brûles pas les étapes.

J’haussai un sourcil. En règle générale, je n’étais pas du genre à me précipiter, surtout si c’était quelque chose de sérieux. Alors, O’Connell n’avait rien à craindre sur ce point là. Quoiqu’on avait commencé de façon très rapide tous les deux, maintenant que j’y repensais. On avait déjà couché ensemble alors que rien n’avait été défini entre nous et c’était sans doute ça qui Lui faisait me dire de ne pas brûler les étapes. Mais bon, pour moi ça ne changeait rien au fait que je n’étais certainement pas du genre rapide dans ce genre de trucs. Surtout pas même…

Je sais que tu as l’habitude que toutes tes conquêtes tombent directement dans ton lit, mais…

Heu… Oui. Sans doute. Mais faut pas non plus généraliser. Je mets pas n’importe qui dans mon lit. Enfin, je ne couche pas avec n’importe qui. Parce qu’il n’y a qu’O’Connell que j’ai mis dans mon lit pour l’instant…

J’aimerais que tu prennes le temps de me séduire… Même si tu dois sûrement penser que c’est inutile vu que je suis déjà sous ton charme.

Black out.

Le séduire ? Il voulait que je Le séduise ? O’Connell voulait que je Le séduise ? Contrairement à ce qu’Il pensait, je ne trouvais pas ça « inutile », le seul problème était que là non plus, je n’étais pas certain de savoir me débrouiller correctement. Je savais comment attirer quelqu’un, lui donner envie de moi - de coucher avec moi serait plus exact -, le faire trembler d’anticipation, le rendre tellement frustré qu’il me supplierait presque d’accélérer. Mais pas… ça. Enfin, je savais techniquement comment il fallait faire - je n’étais pas inculte à ce point là - mais je n’avais pas l’habitude de me montrer attentionné envers autrui. En même temps, je n’avais eu personne envers qui me montrer attentionné depuis pas mal d’années et ce n’était certainement pas envers mes conquêtes d’une nuit que j’allais l’être.

Et… Même si ça a l’air évident, ça ne l’est peut-être pas pour toi, alors… tu dois bien être conscient que… coucher avec d’autres personnes alors que nous sortons ensemble est, bien entendu… totalement exclu… lâcha-t-Il presque de mauvaise grâce avant de baisser rapidement la tête comme s’Il venait de dire une énormité et que j’allais le gronder tel un enfant de cinq que l’on réprimande parce qu’Il n’a pas écouté ses parents.

Et Sa remarque me donna la folle envie d’éclater franchement de rire et je dus me mordre la lèvre inférieure jusqu’au sang pour me retenir. J’aurais pu me sentir peiné ou même en colère qu’O’Connell me fasse remarquer qu’il était tout à fait hors de question que j’aille forniquer avec d’autres alors que l’on « sortait ensemble » - et rien que de penser ces mots me fit bizarre mais ce n’était pas pour autant désagréable. J’aurais pu mais ça n’était pas le cas. Au contraire, j’avais vraiment envie de rire à ça. Parce que je ne voyais qu’une seule hypothèse à de tels propos : Il avait vraiment peur de mon côté Dom Juan et de mon style de vie - à savoir coucher à droite et à gauche sans le moindre état d’âme - et Il prenait les devants en me prévenant que j’avais intérêt à garder ma queue dans mon pantalon si je ne voulais pas qu’Il me la coupe. Je fis une légère grimace ; Il en serait vraiment capable ? Mais quelque part, ça ne m’étonnait pas du tout qu’Il prenne le temps de me dire une telle chose aussi franchement. C’était un moyen comme un autre de se préserver d’une quelconque souffrance et je ne pouvais pas L’en blâmer pour ça. J’étais moi-même du genre à me protéger de toute douleur que ce soit - mais O’Connell avait débarqué dans ma vie et avait brisé toutes les barrières anti douleur que j’avais dressées autour de moi, faisant en sorte que je réapprenne à la sentir jour après jour. Je Lui en avais voulu pour ça, durant quelques minutes seulement. Aujourd’hui, je n’en avais plus rien à faire. Parce que, même si je ne l’avais plus sentie, elle avait toujours été là, enfouie quelque part, bien au fond. Et je l’avais toujours su, même si j’avais voulu me dire que non, elle avait bel et bien disparu.

Malgré tout ça… Malgré toutes ces choses que je te demande de faire… Tu es toujours partant ? finit-Il alors que je me concentrai à nouveau sur Lui et Ses grands yeux bleus translucides qui se fixaient craintivement sur moi.

Et si ma réponse était toujours oui, ça serait étonnant ? lançai-je du tac au tac avec un sourire.

Étrangement, voir qu’O’Connell n’en menait pas large non plus me redonnait confiance en moi -mais pas trop non plus, malheureusement - et je retrouvai un peu de ma superbe. J’en avais réellement marre de rougir et de bégayer comme un adolescent aux hormones déchaînées. C’était vraiment déplaisant.

Non parce qu’à t’entendre, et surtout vu ta tête, on dirait que tu viens de me demander de te décrocher la Lune ! m’expliquai-je, profondément amusé. Alors que ce que tu me demandes est parfaitement normal et légitime.

J’avais un peu peur qu’Il ne le prenne mal, aussi repris-je rapidement mon sérieux. Il ne fallait quand même pas que je gâche tout, pas maintenant. Pas alors que je me sentais si près du but.

Je veux dire, tu me demandes de ne pas brûler les étapes et ça me convient parfaitement. Je préfère aussi qu’on prenne notre temps, qu’on avance à notre rythme sans se presser. De toute façon, moi, si ça va trop vite, je prends peur, je panique et je finis par reculer. Je me braque.

Il m’avait paru nécessaire de Le prévenir que j’étais du genre impressionnable et que s’Il allait vraiment trop vite à mon goût, je risquai de revenir en arrière. De me fermer et de tout foutre en l’air. Mais maintenant que c’était dit, j’avais un peu peur qu’Il ne se dise qu’Il allait mettre les pieds dans un sacré pétrin et qu’Il ne renonce finalement à tout ce qu’Il m’avait proposé. Il n’allait pas se rétracter, hein ? Pas parce que je m’étais montré franc et que je n’avais pas voulu Le tromper sur la marchandise, si ? Au moins, après ça, Il ne pouvait pas dire que je ne L’avais pas prévenu. Mais, j’étais décidé à faire des efforts - autant que faire se peut en tout cas.

Alors, c’est mieux en effet si toi et moi on commence doucement, repris-je alors que je sentais le malaise revenir avec force.

Et le deux mots « toi et moi » parurent plein de douceur et de tendresse à mon oreille, me filant des frissons. C’était quelque chose que je n’avais pas eu l’occasion de dire depuis très longtemps et je me rendis compte que c’était juste chaud, doux et agréable de le prononcer. Mais j’avais surtout l’impression que je m’emballais un peu trop vite dès qu’il s’agissait d’O’Connell. Et ça n’était pas tellement pour me plaire.

Après pour ce qui est de la fidélité, ça ne me pose pas de problème majeur non plus, Le rassurai-je tout en m’empêchant une nouvelle fois de rire - parce que je me rappelai la tête qu’Il avait faite à ce moment là et c’était vraiment à mourir de rire. Tu sais, c’est pas parce que je couche à droite et à gauche que je ne connais pas ce principe. Je comprends que tu aies peur que je te fasse des cornes avec le premier venu, que tu penses finir un jour ou l’autre cocu surtout en sortant avec un gars comme moi, mais j’ai envie que tu me fasses confiance. Que tu ne t’inquiètes pas outre mesure parce que, crois le ou non, mais elle restera bien sagement à sa place.

Bon si j’étais totalement sincère, au moins avec moi-même, je dirais que ça ne sera pas forcément très facile de ne plus jouer les tombeurs, ni de ramener un peu n’importe qui le soir pour coucher. Surtout que m’épuiser à baiser faisait que je passais des nuits plutôt tranquilles. Sans cauchemars. Et j’étais parfaitement conscient - douloureusement au courant - que si je m’arrêtais de coucher, j’allais passer de mauvaises nuits. De très mauvaises nuits. Mais un simple coup d’œil au regard plein de chaleur me suffisait à me dire que ça en valait la peine. Et que si O’Connell me demandait de rester sage pour Lui, alors je le resterai. Quitte à ne plus très bien dormir la nuit.

Je crois que mes petits copains les elfes des cuisines vont avoir du travail !

Et puis je suis tout à fait conscient que, malgré tout, tu ne me verras pas comme quelqu’un de parfaitement fiable aussi rapidement mais je pense que ça aussi ça fait partie du processus de séduction, non ? Parce que, à ce que j’ai compris, c’est bien ce que tu souhaites n’est-ce pas ? Que je prenne le temps de te charmer, de t’attirer à moi mais pas seulement pour coucher. Tu voudrais des rendez-vous, des petites attentions, que je me montre prévenant et que je fasse preuve de délicatesse envers toi. Tu m’arrêtes si je me trompe surtout, hein !

Oui, parce que j’étais tellement débutant dans ce domaine que je ne voulais pas comprendre de travers et éviter les mauvais pas qui me discréditeraient encore plus à Ses yeux. Quoique je l’étais déjà tellement que ça ne changerait peut être rien à la situation tout compte fait. Mais quand même, je voulais être aussi parfait que je pouvais l’être, dans la mesure du possible en sachant que montrer un minimum d’attention à autrui et être délicat n’était pas mon point fort. Là encore, il me suffisait de me dire que c’était Lui et pas un autre qui me l’avait demandé et je me sentais prêt à tout, tout de suite.

Et c’est franchement déroutant. Et niais.

Et surtout, je dois avoir à l’esprit que, en retour, je ne te trouverai pas dans mon lit. Tout du moins pas tout de suite, mais un jour… Peut être. Enfin, j’espère. Parce que sinon, je t’avouerais que j’aurai quand même un peu - beaucoup - de mal, ris-je doucement alors que je me grattais la nuque d’un air gêné.

Je veux bien me frustrer pour Tes beaux yeux mais tout de même… J’suis un homme quoi. Alors je comprends que tu attendes et tout et tout. Mais bon…

Même si je ne te forcerai à rien, hein ! ajoutai-je un peu plus rapidement, de peur qu’Il ne se méprenne sur le sens de mes paroles. Ça prendra le temps qu’il faudra, je le sais et puis de toute façon j’ai encore pas mal de choses à prouver alors… C’est pas ce qui compte pour le moment. Je saurai me tenir. Et si tu ne t’amuses pas à mettre ma libido à rude épreuve je pourrai rester sage, lançai-je légèrement moqueur mais surtout de façon tout à fait malicieuse.

Seulement j’étais conscient que même si O’Connell ne faisait rien pour me chauffer, j’allais quand même devoir me contenir de façon quasi permanente. Parce que Sa simple proximité mettait déjà ma libido à rude épreuve et je risquais bien de ne plus me contenir à n’importe quel moment. Sa simple présence amenait ce feu à mes reins et ce nœud dans mon ventre, sensations plus qu’agréables mais qui finissaient par se voir puisqu’elles rendaient mes yeux trop brillants et mes joues rouges. J’espérais juste qu’Il ne s’en formaliserait pas. Ou pas tellement.

Par contre, j’aurais… J’aurais juste une question… commençai-je alors que je me sentais déjà idiot de simplement la penser. Pourquoi moi ?

Je me mordis la lèvre inférieure, mal à l’aise, et baissai un peu les yeux. Ma question était stupide et pourtant, je me la posais quand même. Parce que je ne comprenais toujours pas pourquoi Il ne m’avait pas plutôt foutu un pain et laissé en plan en plein milieu du couloir plutôt que de me proposer de sortir avec lui.

Je veux dire… Après tout ce que je t’ai fait, tu aurais plutôt eu tout intérêt à me jeter comme un malpropre. C’est vrai quoi, je… je comprends pas. Tu… Tu n’as pas tellement à y gagner dans toute cette histoire… Alors, c’est… seulement une question d’attirance ? C’est pour cette raison que tu fais tout ça ?

Et bizarrement, ça me faisait mal de penser qu’Il ne faisait ça que parce qu’Il était attiré par moi. Bon, d’un côté je pouvais Le comprendre parce que j’étais pareil mais savoir que là, cette fois, c’était sur moi que ça tombait, ça n’était pas si plaisant. Seulement, en dehors du fait que je puisse attirer O’Connell, je n’étais pas sûr de pouvoir Lui apporter grand-chose d’autre.

Alors pourquoi moi ?
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MessageSujet: Re: Rentrée et rencontre [PV Matthew]   Mar 1 Déc - 11:53

« Il va refuser ! Il va refuser ! Il va refuser ! C’est sûr ! » Voilà ce que je répétais inlassablement dans ma tête, le cœur battant à tout rompre à cause de la panique. Je m’étonnais d’ailleurs qu’il n’est pas encore déjà pris ses jambes à son cou pour s’enfuir loin, loin d’ici. Après tout, pour un gars qui ne savait pas ce que c’était que de s’engager avec quelqu’un et qui collectionnait les conquêtes comme on fait la collection des timbres, la séduction et la fidélité devait sûrement être deux mots qui lui donnaient de l’urticaire (sauf peut-être le mot « séduction », qui était tout de même une partie importante dans la conquête de ses conquêtes, si je puis dire… Bien que, c’était un tout autre genre de séduction que je lui demandais…). Enfin, toujours est-il qu’il n’avait pas bouger d’un centimètre et qu’il se trouvait encore devant moi (ce qui était quand même un bon signe, non ?), et sa gêne, qu’il ressentait depuis tout à l’heure envers moi, avait l’air d’avoir complètement disparu. A la place, un sourire apparut sur ses lèvres et j’avais beau essayer de me contrôler, je ne pus empêcher mon cœur d’avoir des ratés. Non seulement, parce que cela voulait dire qu’il n’avait pas l’intention de refuser (à moins qu’il souriait seulement pour se moquer de moi, mais je préférais être optimiste sur ce coup…), mais aussi, et surtout (et c’était peut-être absolument niais de penser ça), parce qu’il avait un magnifique sourire (en tout cas, je préférais ce sourire-là, que le rictus mauvais qu’il m’adressait à chaque fois qu’il m’avait insulté ou blessé…).

- Et si ma réponse était toujours oui, ça serait étonnant ? me répondit-il alors, toujours avec ce sourire adorable collé sur ses lèvres.

Ce serait plus qu’étonnant même ! Ce serait tout bonnement incroyable ! Mais je m’abstins de tout commentaire à voix haute, préférant garder précieusement mes remarques pour moi-même. Car je savais qu’il n’allait très certainement pas apprécier ce genre d’observation et je n’avais pas le moins du monde envie de le vexer (surtout pas maintenant qu’il était enfin à l’aise et prêt à tout accepter). Même si, bien sûr, tout cela était vrai ! Jamais je n’aurais pensé qu’il accepte mes conditions avec autant de facilité. Ma première idée était qu’il s’enfuit à toutes jambes le plus loin possible de moi et de mes envies stupides, comme tout allergique à l’engagement qui se respecte. Ensuite, je me suis dit qu’il aurait au moins un minimum de classe et de courage pour me rejeter en direct, et non pas attendre que je le comprenne tout seul une fois qu’il se sera cassé. Mais jamais je n’aurais imaginé qu’il accepte absolument toutes mes conditions avec autant de classe et d’assurance ! Et même si lorsqu’il se mettait à bégayer et à rougir, je le trouvais tout à fait adorable et mignon, lorsqu’il était comme ça, avec sa superbe naturelle, il était tout simplement beau. Juste beau.

- Non parce qu’à t’entendre, et surtout vu ta tête, on dirait que tu viens de me demander de te décrocher la Lune ! continua-t-il sur un ton amusé. Alors que ce que tu me demandes est parfaitement normal et légitime.

Les yeux baissés sur mes chaussures et les joues aussi rouges que tout à l’heure, je me sentis tout à coup complètement honteux de mon comportement vis-à-vis de lui. Car, même s’il n’avait pas l’air le moins du monde en colère ou vexé par mes propos (bien au contraire, il semblait même beaucoup amusé), j’avais la très nette impression de l’avoir pris pour un parfait imbécile. Pourtant, je n’avais pas la moindre envie qu’il croit que je le considérais comme un idiot fini, incapable de faire la plus simple des choses que je venais de lui demander. J’avais simplement pensé qu’avec son manque d’expérience dans le domaine des relations amoureuses, cela lui serait plutôt difficile d‘accéder à toutes mes exigences… Mais, encore une fois, je l’avais jugé trop vite et je m’étais, une fois de plus, totalement fourvoyé sur son compte…

- Je veux dire, rajouta-t-il précipitamment, comme s’il voulait à tout prix se justifier pour ses paroles de peur que je le prenne mal, tu me demandes de ne pas brûler les étapes et ça me convient parfaitement. Je préfère aussi qu’on prenne notre temps, qu’on avance à notre rythme sans se presser. De toute façon, moi, si ça va trop vite, je prends peur, je panique et je finis par reculer. Je me braque.

Ce que j’avais toujours aimé chez ce type, c’était sa franchise. C’était la première et la seule qualité que j’avais repéré chez lui dès notre première rencontre dans les cuisines du château. Et depuis ce jour, il s’était toujours montré franc avec moi, m’avouant tout un tas de trucs qui me laissaient à chaque fois sur le cul, tant par la façon avec laquelle il les disait, que par leur contenu. Et même si, parfois, la vérité ne faisait pas toujours plaisir à entendre, comme la fois où il m’avait craché à la figure ce flot de méchancetés gratuites au réveil, le lendemain de cette nuit passée ensemble (même si, d’après ce que j’avais pu comprendre dans ses explications de tout à l’heure, il ne pensait pas ce qu’il avait dit ce matin-là), la franchise restait tout de même pour moi une qualité, car au moins, avec elle, il n’y avait pas de faux semblants.

En tout cas, j’étais heureux qu’il me fasse ce genre de confidences. Au moins, si j’avais le malheur de le sentir s’éloigner peu à peu de moi sans raisons particulières, je saurais que cela était très certainement dû au fait que notre relation prenait un tournant légèrement trop rapide à ses yeux et que je devais freiner un peu si je ne voulais pas le perdre en route. Et au lieu de me prendre la tête jour et nuit, en me demandant ce que j’avais bien pu faire de mal pour qu’il se braque de cette façon, je serais, comme ça, tout de suite au courant de la situation. Ça économisait non seulement du temps, mais aussi, des emmerdes.

- Alors, c’est mieux en effet si toi et moi on commence doucement.

Je le sentis de nouveau mal à l’aise, son assurance que j’avais fini par apprécier s’effritant peu à peu. Et je me demandais alors si, un jour, il serait jamais à l’aise avec des mots tels que « toi et moi » ou « nous deux ». Car même si c’était normal qu’il le soit au début au vu de son manque d’habitude dans l’utilisation de tels mots, s’il n’était jamais à l’aise avec ça, même au fil du temps, est-ce que moi je pourrais vraiment m’en accommoder ? C’était ça, la vraie question.

- Après pour ce qui est de la fidélité, reprit-il, semblant légèrement amusé, ça ne me pose pas de problème majeur non plus. Tu sais, c’est pas parce que je couche à droite et à gauche que je ne connais pas ce principe. Je comprends que tu aies peur que je te fasse des cornes avec le premier venu, que tu penses finir un jour ou l’autre cocu surtout en sortant avec un gars comme moi, mais j’ai envie que tu me fasses confiance. Que tu ne t’inquiètes pas outre mesure parce que, crois le ou non, elle restera bien sagement à sa place.

Je baissai une fois encore la tête, les joues rougies par la honte et la gêne, parce que, une fois encore, j’avais la désagréable impression de l’avoir pris pour un con, parfaitement incapable de garder bien sagement sa queue dans son pantalon. Bien évidemment, son statut actuel de Don Juan n’était pas non plus fait pour me rassurer, je m’octroyais donc le droit de m’inquiéter de ses éventuels futurs écarts de conduite. Alors, certes, il me disait aujourd’hui qu’il saurait se tenir, parce qu’il avait l’air vraiment désireux de sortir avec moi (enfin, en tout cas, c’est ce que je comprenais…), mais à mon avis, cela ne faisait sûrement pas très longtemps qu’il sortait du lit d’un autre (car, ça m’étonnerait beaucoup qu’il soit resté sage pendant les deux semaines de vacances qui ont suivi la nuit qu’on a passé ensemble), et je savais donc qu’au bout de seulement quelques semaines d’abstinence, il en aurait très certainement déjà marre et il craquerait si je ne lui donnais pas satisfaction tout de suite… Pourtant, même en sachant ça, j’avais envie de continuer. J’avais envie de lui faire confiance, même si au final, je savais que j’allais sûrement en souffrir… Mais bon, les gens changeaient (en tout cas, la plus grande majorité d‘entre eux), et j’avais bon espoir qu’un jour, lui aussi change pour moi, même si j’étais peut-être un peu trop idéaliste pour croire que j’étais assez exceptionnel à ses yeux pour qu’il arrête de coucher avec n’importe qui…

- Et puis, je suis tout à fait conscient que, malgré tout, tu ne me verras pas comme quelqu’un de parfaitement fiable aussi rapidement, mais je pense que ça aussi, ça fait partie du processus de séduction, non ? Parce que, à ce que j’ai compris, c’est bien ce que tu souhaites n’est-ce pas ? Que je prenne le temps de te charmer, de t’attirer à moi, mais pas seulement pour coucher. Tu voudrais des rendez-vous, des petites attentions, que je me montre prévenant et que je fasse preuve de délicatesse envers toi. Tu m’arrêtes si je me trompe surtout, hein !

- Non, non ! C’est bien ça ! assurai-je avec précipitation pour confirmer ses dires.

Et j’étais content qu’il ait compris aussi rapidement ce que j’attendais de lui. Parce que je n’étais déjà pas très à l’aise avec mes propres exigences, alors si en plus, il fallait que je les lui répète, j’allais sûrement mourir de honte (même si, d’après ce qu’il m’avait dit, mon droit de lui demander tout ça était tout à fait légitime) ! Surtout que le fait qu’il le répète lui-même à voix haute, semblait rendre ma demande encore plus idiote qu’elle ne l’était déjà, je me voyais très mal le lui répéter, à mon tour.

- Et surtout, je dois avoir à l’esprit que, en retour, je ne te trouverai pas dans mon lit. Tout du moins pas tout de suite, mais un jour… Peut être. Enfin, j’espère. Parce que sinon, je t’avouerais que j’aurai quand même un peu - beaucoup - de mal.

J’eus un petit rire amusé, avant de tourner la tête sur le côté d’un air gêné. Oh, oui ! Ça, je le savais qu’il aurait du mal… Comme je le disais tout à l’heure, il craquerait sûrement au bout de seulement quelques semaines d’abstinence. C’était un mec après tout, et un type qui avait l’habitude d’avoir quelqu’un dans son lit tous les soirs, qui plus est. J’étais d’ailleurs assez curieux de savoir combien de semaines il serait capable de tenir sans faire l’amour (enfin, le mot « coucher » serait plus exact…). En tout cas, ses paroles m’amusaient beaucoup, parce que je voyais bien qu’il était assez concerné dans le fait de pouvoir un jour avoir l’autorisation de me toucher. Mais d’un autre côté, j’étais douloureusement conscient que j’avais une sorte de part de marché dans le contrat qui nous unissait : lui faisait des efforts pour me séduire, et en échange, je me devais de le satisfaire au lit… C’était absolument abjecte, dit de cette façon, mais c’était tout de même vrai pour la majeure partie des couples. La seule chose qui faisait que ça ne rendait pas les choses à dire plus horrible encore, c’était que, moi aussi, j’étais un homme, et qu’arriver à un certain seuil de tolérance, j’aurais tout autant de mal que lui à me retenir. Déjà qu’à cet instant, si ma raison ne m’ordonnait pas de rester bien sagement à ma place, je lui aurais sûrement déjà sauté dessus, alors, ce n’était certainement pas pour me priver moi aussi de son corps !

- Même si je ne te forcerai à rien, hein ! ajouta-t-il rapidement, comme s’il avait peur que je me vexe. Ça prendra le temps qu’il faudra, je le sais et puis de toute façon j’ai encore pas mal de choses à prouver alors… C’est pas ce qui compte pour le moment. Je saurai me tenir. Et si tu ne t’amuses pas à mettre ma libido à rude épreuve, je pourrai rester sage.

- J’essaierais de me retenir, promis, dis-je, un petit sourire taquin flânant sur mes lèvres et mes yeux pétillants de malice.

Bien sûr, il ne me serait jamais venu à l’idée de faire exprès de le chauffer pour le laisser ensuite en plan, alors que l’idée de rester sage pendant quelque temps venait directement de moi. C’était non seulement dégueulasse de faire ça, mais aussi cruel. Et je n’étais pas sûr qu’ensuite, il accepte de me revoir (ce qui serait son droit le plus légitime)… En tout cas, cela valait peut-être pour moi, mais pour lui aussi, bien sûr ! Parce que j’avais beau ne pas être un homme facile et qui ne se laisse pas influencer par n’importe qui et n’importe quoi, je n’en étais pas moins un homme, avec des pulsions et des désirs, comme tout à chacun. Et il suffisait qu’il me chauffe ne serait-ce qu’un peu, pour que je craque. Surtout qu’en plus, j’avais beau montrer une image de moi d’un mec qui ne cède pas facilement, je n’avais, au contraire, jamais su très bien résister à la tentation… Je ne bandais pas non plus à tout et n’importe quoi, je savais tout de même me tenir un minimum, mais il suffisait que le gars en question soit doué et mignon, pour que je finisse par craquer. La preuve en était avec Adams au restaurant à Pré-au-Lard…

- Par contre, j’aurais… J’aurais juste une question… commença-t-il un peu hésitant, ce qui m’intriguait de plus en plus. Pourquoi moi ?

Et je fus complètement abasourdi par sa question aussi soudaine qu’imprévue. Parce que je ne savais pas pourquoi. Je n’avais aucune réponse valable à lui donner. C’était comme ça, c’était tout. Comme le proverbe disait : Le cœur a ses raisons que la raison ignore. Et à cet instant, j’ignorais pourquoi je l’avais choisi lui, plutôt qu’un autre. Peut-être parce qu’il était loin d’être moche. Peut-être parce que le fait que ce soit un gamin au sérieux problème d’ego m’attirait finalement. Peut-être aussi parce que c’était le seul à s’intéresser à moi en ce moment. Quoique, il y avait aussi Jaymie Stevens, qui m’avait tout de même embrassé à l’infirmerie la dernière fois. D’ailleurs, qu’attendait-il de moi lui aussi ? Je n’avais jamais osé lui poser la question. Peut-être devrais-je le faire un jour… Enfin, dans tous les cas, cela ressemblait à tout un tas de raisons absolument non valables, car complètement fausses…

- Je veux dire… continua-t-il sur le même ton. Après tout ce que je t’ai fait, tu aurais plutôt eu tout intérêt à me jeter comme un malpropre. C’est vrai quoi, je… je comprends pas. Tu… Tu n’as pas tellement à y gagner dans toute cette histoire… Alors, c’est… seulement une question d’attirance ? C’est pour cette raison que tu fais tout ça ?

Je me sentis un peu gêné par sa question. Surtout que j’avais la mauvaise impression que si je confirmais ses dires sur le fait que je le choisissais lui, seulement à cause de cette attirance physique qui existait entre nous, il n’apprécierait sûrement pas. Mais d’un autre côté, à part cette raison-là, qui était la seule d’à peu près valable dans le lot, je ne voyais absolument pas quoi dire d’autre ! Et je refusais de lui mentir simplement pour lui faire plaisir ou le soulager. Après tout, il avait été honnête avec moi, je me devais donc en retour d’être honnête avec lui. J’espérais à présent qu’il allait comprendre et qu’il n’allait pas m’en vouloir pour ça. Serait-il vraiment capable de décider en fin de compte de ne pas tenter l’aventure avec moi simplement parce que ma réponse ne lui convenait pas ? J’en doutais fortement… Mais bon, il avait toujours réussi à me surprendre, alors pourquoi cela ne ferait pas exception ? Je priais tout de même pour que ce ne soit pas le cas…

- Écoute, je… commençai-je hésitant, le temps de chercher mes mots pour tenter de faire passer la pilule le plus facilement possible. Ce que je vais te dire va forcément te déplaire, et j’en suis désolé, mais… Je ne peux pas nier que tu m’intéresses parce que je suis physiquement attiré par toi. Après tout, je ne te connais pas plus que ça, et c’est pour cela aussi que je veux apprendre à te connaître avant que l’on aille plus loin tous les deux.

Et puis, je ne pouvais pas lui dire non plus que j’avais envie de sortir avec lui parce que je le trouvais drôle, charmant et intelligent. C’était d’affreux mensonges que lui-même arriverait facilement à repérer. Parce qu’à part son côté gamin, égoïste et chieur, il ne m’avait pas montré grand-chose de sa véritable personnalité pour le moment… Alors, même si j’étais sûr que derrière ses nombreux défauts, se cachait un gars très certainement gentil et adorable, il fallait tout de même qu’il me le prouve avant que je puisse me faire une idée précise de qui était véritablement Matthew Adams.

- Après, de là à dire que c’est seulement à cause de cette raison, je ne le pense vraiment pas. Mais, là encore, je suis désolé, mais je serais totalement incapable de te dire pourquoi. Peut-être parce que depuis le jour où tu m’as embrassé pour la première fois dans cette salle de classe vide, je n’ai plus eu qu’une seule envie : recommencer. Peut-être aussi parce que tu m’as obsédé pendant toutes les vacances, et que j’avais beau te maudire tous les jours que Merlin fait, je ne pouvais détacher mon regard de ce suçon que tu m’avais fait, et que lorsqu’il s’est effacé, j’ai ressenti comme un manque… Je ne sais vraiment pas. Alors, j’espère que tu me pardonneras pour ne pas avoir répondu correctement à ta question.

Je m’étonnais encore que mes joues ne se soient pas colorées de nouveau en rouge à l’énumération de toutes ses choses horriblement gênantes à dire pour moi. Surtout que j’avais beau les lui dire sans le moindre gêne ou hésitation, c’était encore des choses que je n’arrivais toujours pas encore à comprendre complètement moi-même… Mais peut-être qu’en les disant à voix haute, j’arriverais plus facilement à saisir le sens de tout ça ?

- Par contre, je ne trouve pas ta question vraiment très appropriée. Je veux dire… C’est plutôt à moi de te demander ça. Parce que, vu le nombre de personnes qui ont dû vouloir sortir avec toi au cours de ces années et à qui tu leur as sûrement tous dit non, je me demande pourquoi moi, je fais exception à la règle. Pourquoi souhaites-tu changer de rythme de vie, pourquoi souhaites-tu changer ta vie pour sortir avec un gars comme moi ? Je n’ai pourtant rien d’exceptionnel comparé à toutes ces filles et ces gars qui ont voulu t’offrir leur amour. Alors, pourquoi changer d’avis tout à coup ?

C’est vrai ! Après tout, il semblait vraiment adoré sa vie de Don Juan ! Alors, pourquoi tout arrêter d’un seul coup en promettant fidélité à un gars qui n’a fait que le repousser depuis qu’il le connaît ? Pourquoi tout changer pour moi ? Je n’avais pourtant pas été le gars le plus sensible à ses charmes qui existe à Poudlard. Et j’étais sûr qu’il devait sûrement y avoir tout un tas de personnes qui désiraient être à ma place en ce moment même. J’étais complètement perdu, mais il y avait tout de même une chose que je pouvais dire : c’était que pour rien au monde je n’aurais échangé ma place pour celle d’un autre.


Dernière édition par Alex O'Connell le Dim 6 Déc - 6:48, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Rentrée et rencontre [PV Matthew]   Sam 5 Déc - 7:54

Et ce fut comme si ma question avait jeté un froid immense entre nous, semblant alourdir considérablement l’atmosphère alors qu’elle avait pourtant paru s’alléger depuis quelques minutes déjà.

Bravo Adams, t’as le chic pour mettre les pieds dans le plat ! Non, mais vraiment… T’es un cas désespéré…

O’Connell paraissait gêné par mes propos et je n’arrivais pas à savoir si cela était une bonne chose ou non. Ma demande Lui avait-elle paru si déplacée ? Ou alors était-ce parce qu’en effet il s’agissait seulement d’une quelconque attirance physique, qu’Il se sentait gêné et qu’Il n’osait pas me le dire si crûment ? En même temps, je ne pouvais pas L’en blâmer. Après tout, nous n’avions pas eu - pas pris - le temps de nous connaître l’un l’autre un peu plus en profondeur et il n’y avait en fait que cette histoire plus ou moins de cul qui nous « liait » O’Connell et moi. Et il fallait bien avouer que je ne m’étais jusque là pas montré sous mon meilleur jour et Il n’avait pas tellement dû apprécié non plus ce qu’Il avait pu apercevoir de moi pour l’instant. Alors comment pourrais-je Lui en vouloir pour ça ?

Bon, peut être que j’ai foiré le début de toute cette histoire - en même temps, je suis très doué pour ce qui est de rater tout ce que je touche - mais… Il n’est pas trop tard, hein ? Je peux encore tenter de rattraper le coup, non ? Si O’Connell m’accepte, cela veut bien dire que j’ai quand même le droit à une seconde chance, pas vrai ?

Je sentais la panique s’infiltrer lentement dans mes veines, alors que je prenais peu à peu conscience qu’il n’y avait certainement rien d’autre en moi à part cette putain d’attirance physique qui aurait pu Le décider à me proposer de sortir avec Lui.

Écoute, je… commença-t-Il de manière hésitante, rompant ainsi le silence tendu et dans le même temps le fil de mes pensées plus ou moins noires.

Je pus voir qu’Il semblait chercher un peu Ses mots, comme s’Il aurait voulu me ménager d’une quelconque façon ou comme s’Il avait du mal à exprimer le fond de Sa pensée.

Allez, c’est pas comme si Tu avais toujours pris des gants avec moi, hein. Je ne vois pas pourquoi Tu commencerais maintenant. Je ne suis pas non plus une petite chose faible et sans défense à ce je sache ! Alors crache le morceau, merde. De toute façon, après ce qu’on s’est balancé à la gueule depuis le début, ça ne peut pas être pire !

Ce que je vais te dire va forcément te déplaire, et j’en suis désolé, mais…

En même temps, je m’y attends un peu, alors bon…

Mais malgré tout, malgré le fait que j’étais tout à fait conscient que la réponse ne me plairait certainement pas, je ne pouvais pas m’empêcher d’être un peu déçu quelque part.

Et je voulais quoi ? Une grande et belle déclaration digne de tous ces films guimauve de bonnes femmes ? Bien sûr, et après on allait tous les deux se balader joyeusement dans le parc, main dans la main, sous le clair de lune ! … Putain, ça craint !

Je dus retenir un grognement, pestant contre moi-même et toutes ces conneries qui semblaient envahir ma tête bien contre mon gré.

Je ne peux pas nier que tu m’intéresses parce que je suis physiquement attiré par toi, continua-t-Il l’air presque embarrassé. Après tout, je ne te connais pas plus que ça, et c’est pour cela aussi que je veux apprendre à te connaître avant que l’on aille plus loin tous les deux.

Oui, bon ça je le savais. Et ce n’est pas si… négatif, non ? Apprendre à connaître quelqu’un d’abord, c’est plutôt bien, hein ?

Après, de là à dire que c’est seulement à cause de cette raison, je ne le pense vraiment pas. Mais, là encore, je suis désolé, mais je serais totalement incapable de te dire pourquoi. Peut-être parce que depuis le jour où tu m’as embrassé pour la première fois dans cette salle de classe vide, je n’ai plus eu qu’une seule envie : recommencer, m’avoua O’Connell sans la moindre pudeur alors que je sentais honteusement mes joues s’embraser de façon automatique sous Ses paroles. Peut-être aussi parce que tu m’as obsédé pendant toutes les vacances, et que j’avais beau te maudire tous les jours que Merlin fait, je ne pouvais détacher mon regard de ce suçon que tu m’avais fait, et que lorsqu’il s’est effacé, j’ai ressenti comme un manque…

Le cœur complètement fou, j’essayai tant bien que mal d’intégrer toutes ces données le plus rapidement possible sans disjoncter. Parce que si O’Connell n’avait pas l’air gêné - tout du moins en apparence - de me faire de telles confidences, en ce qui me concernait, je n’en menais pas bien large. Rouge pivoine, je baissai les yeux tout en me bornant à fixer les dalles grises du sol. Je ne me rappelais que trop bien ce moment où le désir féroce de Le marquer comme mien avait pris le pas sur ma raison qui me hurlait de rester sage et d’arrêter mes conneries. J’avais eu tellement besoin - oui, besoin - de Le savoir à moi, même le temps d’une nuit seulement. C’avait été si puissant que j’avais laissé ma trace sur Sa peau. Et même si j’avais préféré me leurrer et me répéter en boucle « Il est mien » toute la nuit durant - alors qu’il n’en était rien et que j’en étais douloureusement conscient - j’étais sûr qu’au moins personne à part moi ne Le toucherait.

Je ne sais vraiment pas. Alors, j’espère que tu me pardonneras pour ne pas avoir répondu correctement à ta question, termina-t-Il alors que je hochais doucement de la tête comme pour Lui signifier que j’avais compris et que je ne Lui en voulais pas.

En même temps, je crois que je serais bien incapable de Lui en vouloir. Tout du moins, Lui en vouloir bien longtemps. Je deviens vraiment, vraiment bizarre ces derniers temps…

Par contre, objecta-t-Il et je sentis la menace arriver de loin ; je ne trouve pas ta question vraiment très appropriée. Je veux dire…

Oh, oh… Oups… ?

C’est plutôt à moi de te demander ça. Parce que, vu le nombre de personnes qui ont dû vouloir sortir avec toi au cours de ces années et à qui tu as sûrement tous dit non, je me demande pourquoi moi, je fais exception à la règle, me piégea-t-Il me laissant complètement déconfit.

Ah mais c’est quoi cette sale manie qu’ont les gens de retourner les questions contre ceux qui les posent en premier ?

Pourquoi souhaites-tu changer de rythme de vie, pourquoi souhaites-tu changer ta vie pour sortir avec un gars comme moi ? Je n’ai pourtant rien d’exceptionnel comparé à toutes ces filles et ces gars qui ont voulu t’offrir leur amour.

J’étais passablement étonné de L’entendre parler de Lui de cette façon. O’Connell ne s’était-Il donc jamais regardé dans un miroir ? Aperçu à travers Son reflet dans la glace ? En même temps, Il n’avait pas l’air d’être le genre de personnes qui a conscience de son charme. C’était cela sans doute qui Le rendait encore plus beau.

Alors, pourquoi changer d’avis tout à coup ? me demanda-t-Il et je me retrouvai incapable moi aussi de Lui donner une réponse claire.

Embêté que la situation se retourne contre moi, je levai néanmoins la tête vers Lui, Le fixant une seconde avant d’ouvrir la bouche.

Tu as une idée très… particulière de mon style de vie, tu le sais ça ? fis-je en haussant un sourcil. Parce que, désolé de briser toutes tes idées reçues, mais je n’ai jamais eu vent d’une quelconque proposition de ce genre de la part de celles et ceux avec qui j’ai couchés. Bon si j’y réfléchis bien, continuai-je dans une moue réflexive comme si je m’étais mis à penser à voix haute ; il y a bien ce gars l’année dernière qui m’a fait une demande plus ou moins explicite mais je savais aussi qu’il venait de se faire larguer par son mec et je n’avais certainement pas envie de jouer les bouche-trous ni les gentils petits toutous. Et puis, j’ai bien fait, puisque deux semaines plus tard, je l’ai aperçu roucoulant joyeusement avec son ex, qui ne semblait plus vraiment l’être d’ailleurs. Quand j’y repense, c’était assez écœurant autant de guimauve, remarquai-je en plissant le nez de dégoût.

Mais, étrangement, j’avais été aussi content d’une certain façon pour ce gars - dont je ne me rappelle pas même le nom - parce qu’il avait quand même eu l’air sacrément anéanti de s’être fait jeté comme une merde. Et personne ne devrait avoir à souffrir autant par la faute de quelqu’un d’autre. Autant de douleur infligée à autrui devrait être puni par la loi.

Mais sinon, non. En même temps, je pense que mes conquêtes le comprennent très rapidement : on baise, c’est bien, mais ça s’arrête là. Donc tu vois, on peut dire que tu es le premier à avoir eu le culot de me proposer autre chose qu’une bonne vieille partie de jambes en l’air, continuai-je dans un léger rire parce que je trouvais cela amusant qu’Il ait une vision si stéréotypée des Don Juan dans mon genre. En même temps, dès le début j’étais conscient de ce fait, que tu étais quelqu’un qui ne couchait pas juste pour le simple fait de coucher, tu ne t’en es jamais caché et j’aurais plutôt dû m’enfuir à toutes jambes. Enfin, c’est la réaction que j’aurais eu en temps normal, rectifiai-je rapidement. Mais voilà, avec toi plus rien ne semble normal dans ma vie bien rangée et ordonnée, plus rien n’est pareil. Ce qui est très effrayant pour moi, parce que je perds tous mes repères un à un et que je me retrouve de plus en plus paumé. À cause de toi.

Et j’aurais surtout dû me jeter du haut de la Tour d’Astronomie pour Lui avoir avoué ça. Seulement, j’étais juste incapable de bouger et que, maintenant qu’O’Connell n’avait plus l’air de vouloir me casser la gueule ou même de me fuir à chaque fois qu’Il me voyait, je ne voulais pas tout gâcher encore une fois à mon tour. Alors, j’allais rester là, prendre mes couilles en mains - pour une fois qu’elles ne me serviraient pas qu’à baiser le premier venu - et j’allais assumer mes dires. Jusqu’au bout. Il m’avait répondu, c’était à mon tour.

Mais même en sachant cela, je n’ai pas pu laisser tomber. Parce que plus tu me résistais, plus je voulais t’obtenir et plus je te voulais, plus tu m’obsédais. Nuit et jour. J’ai cru qu’une fois t’avoir mis dans mon lit tout ça allait s’arrêter et que je pourrais enfin retrouver mes bonnes vieilles habitudes. Comme avant. Mais… En vérité, c’était pire encore. Parce que j’avais l’impression que tu étais là, partout, tout le temps. Toujours. J’ai cru devenir dingue. J’aurais voulu me débarrasser de ça, de ma véritable obsession pour toi, de toutes ces envies bizarres qui me passaient par la tête quand je pensais à toi. J’ai essayé, vraiment. Mais ça n’a pas marché, je n’y suis pas arrivé, lâchai-je avant de déglutir. Et je crois qu’une part de moi ne voulait pas t’oublier. Alors, ça veut peut être dire que j’ai besoin d’autre chose désormais qu’une simple vie de débauche, peut être que c’est tout simplement le moment ou jamais de me montrer courageux. Et de prendre des risques, lançai-je un peu comme ça, parce que je n’étais moi-même pas non plus très sûr du pourquoi et du comment de toute cette histoire.

Je détournai un peu le regard et, habitué que j’étais à sentir la brûlure de mes joues, je ne pris pas même le temps de m’en fustiger mentalement ni de le cacher. Pourtant j’avais bien honte de rougir encore comme un gosse de cinq ans.

Peut être que je veux être à Toi parce que lorsque Tu es là mon corps se réchauffe automatiquement, mon cœur bat plus fort, plus vite et mon ventre se tord de façon agréable. Ta seule présence semble combler quelque chose à l’intérieur de moi et, bien que je ne sache pas encore quoi, je sais au moins que j’ai moins mal avec Toi.

Cette simple pensée fit tambouriner mon cœur un peu plus fort dans ma poitrine et je rougis sans nul doute un peu plus encore.

Je ne sais vraiment pas pourquoi, moi non plus, finis-je par lâcher, encore gêné. Je sais juste que… Tu as dit que tu voulais m’apprendre, tu as dit que tu m’apprendrais. Et je veux apprendre. Alors…

La gorge, sèche, je fis un effort surhumain pour venir planter mes yeux bleus dans ceux d’O’Connell, à la chaleur si douce et pourtant si brûlante. Il fallait qu’Il voie, il fallait qu’Il sache. Qu’Il comprenne que je le voulais. Vraiment.

Apprends-moi. Apprends moi tout ce que tu voudras, mais apprends-moi… Apprends-moi, s’il te plaît… soufflai-je avant de craquer et de baisser à nouveau la tête, le visage si rouge que j’eus l’impression de m’être imprimé les couleurs des Gryffondors sur la figure.

Ce qui est tout de même une honte pour un Vert et Argent…

Je me mordis la lèvre inférieure pour ne pas laisser mes stupides réflexes d’auto-défense prendre le dessus et me faire retirer tout ce que je venais de Lui dire. Parce que c’était ce que je voulais.

Apprends-moi à être quelqu’un de bien. Apprends-moi à être heureux, à te rendre heureux. Apprends-moi à ne vouloir être qu’à Toi…

Est-ce que… Est-ce que tu crois que c’est là une raison suffisante pour vouloir changer de vie et accepter de… sortir avec toi ?

Pour moi, ça l’était en tout cas. Parce que j’avais la folle - et peut être fausse aussi mais je ne préférais pas y penser maintenant - impression que ces yeux océan là me promettaient plus de choses que je n’en avais espéré depuis des années. Alors c’était peut être égoïste de ma part mais, en dépit de tout ce que je me bornais à penser et à dire aussi, j’avais envie de ça. D’un peu d’attention. D’un peu de protection. Juste ça. Si les autres y avaient le droit, pourquoi pas moi ?
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MessageSujet: Re: Rentrée et rencontre [PV Matthew]   Ven 11 Déc - 16:52

- Tu as une idée très… particulière de mon style de vie, tu le sais ça ? me fit-il remarquer avec un haussement de sourcil. Parce que, désolé de briser toutes tes idées reçues, mais je n’ai jamais eu vent d’une quelconque proposition de ce genre de la part de celles et ceux avec qui j’ai couché.

Vraiment ? De toutes les personnes qu’Adams avait dragué pour ensuite les allonger dans son lit, jamais aucune d’entre elles ne lui avait proposé autre chose qu’une bonne vieille partie de jambes en l’air ? Jamais personne n’avait voulu obtenir plus de lui que son corps, qu’il offrait simplement pour une nuit ? Cela m’étonnait beaucoup… Parce que bon, même si j’étais conscient qu’une bonne majorité de ses conquêtes d’un soir ne couchait avec lui uniquement pour profiter de ses talents de baiseur, il devait tout de même exister une petite minorité qui avait craqué pour les yeux du beau brun et souhaitait le conquérir dans tous les sens du terme. Il était impossible pour moi de concevoir, que, sur toutes ces personnes qu’il s’était tapé au cours de ses dernières années (majoritairement des filles, puisqu’elles avaient la réputation d’être beaucoup plus romantique que les garçons et donc, de tomber plus facilement amoureuses), jamais aucunes ne lui avait proposé une relation plus longue et approfondie (même si le côté « approfondi » avait déjà été exploité…). Alors, certes, j’avais peut-être beaucoup d’idées reçues sur ce qu’était les Don Juan et leurs conquêtes, mais mon meilleur ami qui faisait parti de cette première catégorie-là et qui avait un certain succès auprès de la gent féminine, devait recevoir pas moins de une à deux propositions par semaine ! Alors, j’avais naïvement pensé que ça aurait été de même pour lui… Mais apparemment, je m’étais encore une fois trompé sur son compte (il fallait peut-être que j’arrête de toujours tout généraliser…), et je pouvais donc me considérer comme la première personne à avoir eu le culot de lui proposer autre chose que du sexe (ce qui intensifia ce sentiment d’être exceptionnel à ses yeux).

- Bon si j’y réfléchis bien, continua-t-il alors, dans une moue pensive, il y a bien ce gars l’année dernière qui m’a fait une demande plus ou moins explicite, mais je savais aussi qu’il venait de se faire larguer par son mec et je n’avais certainement pas envie de jouer les bouche-trous ni les gentils petits toutous. Et puis, j’ai bien fait, puisque deux semaines plus tard, je l’ai aperçu roucoulant joyeusement avec son ex, qui ne semblait plus vraiment l’être d’ailleurs. Quand j’y repense, c’était assez écœurant autant de guimauve.

Et il finit sa remarque avec un léger plissement du nez d’un air de dégoût. Je me demandai alors, s’il était vraiment normal que le trouve tout à fait attirant avec ce petit pli dégoûté du nez. Parce que c’était le cas, et j’avais la désagréable impression d’être l’une de ces fan girls hystériques qui hurlent à s’en arracher les cordes vocales aux moindres gestes plus ou moins sexy de leur héros préféré… Ce que, d’ordinaire, je trouvais absolument pathétique…

En tout cas, maintenant, je ne pouvais plus vraiment me considérer comme la seule et unique personne à lui avoir demander de sortir avec moi, puisque apparemment, quelqu’un était déjà passé devant moi… Et même si cela m’embêtait beaucoup plus que je ne voulais bien me l’avouer, j’étais encore et toujours étonné par la pauvreté des demandes le concernant. Ça me paraissait même presque inhumain qu’un type aussi canon que lui n’est reçu pas plus de deux propositions. Alors, c’est vrai que tout était basé uniquement sur le physique (je veux dire, les filles qui se tapaient Brian ne le connaissaient pas plus que ce qu’elles pouvaient voir, mais ça ne les empêchait pas de vouloir y goûter un peu plus qu’une simple nuit), mais Adams faisait tout de même parti de cette catégorie de mecs sur lesquels beaucoup de monde fantasmait de pouvoir un jour obtenir leur corps, mais aussi et surtout, leur cœur… A moins qu’il se montrait aussi odieux avec ses conquêtes qu’avec moi, et dans ces cas-là, elles ont certainement très vite déchanté… Mais bon, j’avais beaucoup de mal à croire à cette possibilité, puisqu’il s’était montré imbuvable avec moi seulement parce que j’avais repoussé ses avances, ce qui n’était pas le cas de ses conquêtes (c’est d’ailleurs pourquoi on les appelait comme cela). Peut-être alors qu’il était beaucoup trop impressionnant pour qu’elles osent tenter quoique ce soit avec lui ?… C’était une autre possibilité, beaucoup plus plausible, mais qui ne me satisfaisait pas vraiment non plus…

- Mais sinon, non. En même temps, je pense que mes conquêtes le comprennent très rapidement : on baise, c’est bien, mais ça s’arrête là. Donc tu vois, on peut dire que tu es le premier à avoir eu le culot de me proposer autre chose qu’une bonne vieille partie de jambes en l’air, ajouta-t-il, légèrement amusé de cette généralisation que j’avais fait des gars dans son genre.

Pas le premier ! Le second seulement… Et cette simple idée qui me revint en tête me fit grogner intérieurement de mécontentement. Surtout qu’au vu de la façon dont il m’avait annoncé qu’on lui avait déjà proposé de sortir avec lui par le passé, j’avais eu un peu l’impression qu’il n’avait refusé les avances de ce gars uniquement parce que celui-ci le faisait simplement par dépit (puisqu’il venait de se faire larguer par son ex…). Cela voulait donc dire que s’il n’y avait pas eu cette histoire d’ex-petit copain dans l’équation, Adams aurait très certainement accepté de sortir avec ce gars… Mais pourquoi cela m’embêtait-il autant qu’il ait eu quelqu’un d’autre dans sa vie avant moi ? Après tout, j’avais moi-même eu des ex, dont le dernier avait tout de même occupé et partagé un bon moment de ma vie ! Alors pourquoi Adams n’aurait-il pas droit d’avoir également eu des ex-petits copain ? « Peut-être parce que ça te dérange bien plus que tu ne veux l’admettre de ne pas être le premier avec qui il veut tenter l’expérience d’une relation amoureuse… », me souffla une petite voix désagréable à l’oreille, ce qui me faisait l’effet d’être un parfait égoïste…

- En même temps, dès le début j’étais conscient de ce fait, que tu étais quelqu’un qui ne couchait pas juste pour le simple fait de coucher, tu ne t’en es jamais caché et j’aurais plutôt dû m’enfuir à toutes jambes. Enfin, c’est la réaction que j’aurais eu en temps normal, rajouta-t-il rapidement, comme s’il avait eu peur de me vexer. Mais voilà, avec toi plus rien ne semble normal dans ma vie bien rangée et ordonnée, plus rien n’est pareil. Ce qui est très effrayant pour moi, parce que je perds tous mes repères un à un et que je me retrouve de plus en plus paumé. À cause de toi.

Ouais, enfin… A cause de moi, à cause de moi… Il fallait le dire vite ! Parce que bon, ce n’était en rien ma faute si j’avais chamboulé sa petite vie bien rangée et ordonnée, comme il le disait si bien. Ce n’était pas comme si j’avais intentionnellement voulu détruire ses petites habitudes et devenir une véritable obsession pour lui. Tout ce que j’avais fait, c’était de me trouver dans les cuisines au moment où il avait lui aussi envie d’un petit en-cas, et d’avoir repousser avec plus ou moins de verve ses avances on ne peut plus osées.

- Mais même en sachant cela, je n’ai pas pu laisser tomber. Parce que plus tu me résistais, plus je voulais t’obtenir et plus je te voulais, plus tu m’obsédais. Nuit et jour. J’ai cru qu’une fois t’avoir mis dans mon lit tout ça allait s’arrêter et que je pourrais enfin retrouver mes bonnes vieilles habitudes. Comme avant. Mais… En vérité, c’était pire encore. Parce que j’avais l’impression que tu étais là, partout, tout le temps. Toujours. J’ai cru devenir dingue. J’aurais voulu me débarrasser de ça, de ma véritable obsession pour toi, de toutes ces envies bizarres qui me passaient par la tête quand je pensais à toi. J’ai essayé, vraiment. Mais ça n’a pas marché, je n’y suis pas arrivé. Et je crois qu’une part de moi ne voulait pas t’oublier. Alors, ça veut peut être dire que j’ai besoin d’autre chose désormais qu’une simple vie de débauche, peut être que c’est tout simplement le moment ou jamais de me montrer courageux. Et de prendre des risques.

Après ce monologue (plutôt long, je dois dire, mais riche en informations intéressantes), il détourna le regard, les joues entièrement rougies par la gêne (ce qui me fit d’ailleurs légèrement sourire intérieurement, car je trouvais ça assez ironique qu’un vert et argent affiche avec autant de vigueur les couleurs de ma maison). En tout cas, mes joues imitèrent les siennes en prenant cette même couleur cramoisie, et, même si la gêne prenait le dessus, je me sentais tout de même sur un petit nuage. Parce qu’il fallait bien avouer que ce qu’il venait de me dire, était vraiment très flatteur, et je voyais l’histoire d’un autre côté, d’un côté que je ne connaissais pas : son côté.

- Je ne sais vraiment pas pourquoi, moi non plus, finit-il par dire après un petit moment de silence. Je sais juste que… Tu as dit que tu voulais m’apprendre, tu as dit que tu m’apprendrais. Et je veux apprendre. Alors… Apprends-moi. Apprends-moi tout ce que tu voudras, mais apprends-moi… Apprends-moi, s’il te plaît… souffla-t-il, avant de baisser une nouvelle fois la tête, comme s’il avait honte de dire à voix haute et devant moi ce qu’il avait réellement sur le cœur.

Et je fus totalement abasourdi par ses paroles. Parce qu’il montrait toujours l’image de quelqu’un de trop fier pour supplier les gens, l’image d’un véritable Serpentard en somme. Et le fait de le faire avec moi juste à l’instant, et d’une façon tout à fait adorable qui plus est, me stupéfia.

- Est-ce que… Est-ce que tu crois que c’est là une raison suffisante pour vouloir changer de vie et accepter de… sortir avec toi ?

J’avais beau forcer mes joues à rester bien sagement en place (simplement pour ne pas montrer à Adams le petit (gros ?) effet que ses paroles avaient eu sur moi), mes lèvres en décidèrent autrement et forcèrent le passage pour s’étirer longuement. Ses deux forces opposées se poussant l’une et l’autre, cela forma de profondes fossettes au creux de mes joues - fossettes qui étaient tout à fait charmantes soit dit en passant. Mais elles avaient beau augmenter un tant soit peu mon charme, cela me gênait qu’Adams puisse lire en moi comme dans un livre ouvert. J’avais l’impression d’être totalement vulnérable devant lui, et je n’aimais pas vraiment ça….

- Je pense… Enfin non, c’est même sûr… dis-je m’emmêlant un peu les pinceaux. C’est une bonne raison, répondis-je enfin en le regardant parfaitement dans les yeux. En tout cas, je…

Mais je fus incapable de finir ma réponse, car une voix, trop bien connue, et qui pouvait donner la chair de poule à certains des élèves qui vivaient dans ce château, m’interpella dans le couloir où nous nous trouvions, Adams et moi.

- Ah ! Monsieur O’Connell ! Cela tombe bien que je vous trouve ici, je voulais justement vous voir, s’exclama le professeur McGonagall, alors que je me tournai vers elle.

Je dus d’ailleurs, et avec beaucoup de mal, cacher mon ennui, car elle venait tout bonnement de m’interrompre dans une conversation (très) intéressante avec Adams. Elle avait vraiment le chic pour gâcher les moments les plus cruciaux… Et même si j’aimais beaucoup mon professeur de Métamorphose, qui faisait aussi office de Directrice de Maison, je ne pouvais m’empêcher de l’insulter intérieurement de « vieille chouette » comme tous ceux que j’entendais habituellement ruminer après elle dans les couloirs du château.

Elle s’approcha avec ses habituelles petits pas rapides, pour venir se planter devant moi. Puis, après avoir jeté un coup d’œil intrigué vers Adams, et nous avoir regarder à tour de rôle comme si elle essayait de savoir ce qui se tramait entre nous (ce qui me donna le forte envie de lui dire que ça ne la regardait en rien, et que ce n’était pas du tout ce qu’elle croyait - puisque, généralement, vert et argent + rouge et or = bagarre), elle se tourna légèrement vers Adams, m’oubliant un instant, et l’un de ses célèbres petits sourires gentillets, mais plein de menace, apparut soudain sur ses lèvres.

- Tiens ! Monsieur Adams ! fit-elle à l’intention de celui-ci, et je me demandai une fois encore comment elle faisait pour retenir avec autant de facilité le nom de tous les élèves de cette école. Je suis heureuse de voir que vous étudiez toujours à Poudlard. Enfin, « créchez », devrais-je plutôt dire, car pour ce qui est d’étudier, c’est une tout autre histoire…

Je lançai un rapide regard vers Adams, me sentant plutôt gêné d’assister à cette conversation où je me sentais de trop. Mais partir maintenant m’étais malheureusement totalement impossible puisque, à la base, McGonagall était venu pour moi, et non pour lui.

- D’ailleurs, cela fait longtemps que je n’ai pas eu l’honneur de vous voir dans un de mes cours. Moi qui vous croyais définitivement parti ou souffrant, je vois avec plaisir que ce n’est pas le cas ! Vous n’avez donc aucune excuse pour ne pas venir à mon cours, demain matin.

Les sourcils levés en signe d’étonnement, je ne me rendis même pas compte que je m’étais mis à fixer Adams. En même temps, j’avais une bonne raison de le faire : je venais d’apprendre une autre caractéristique le qualifiant par ma Directrice de Maison, et ça n’aidait en rien dans l’opinion que je m’étais déjà faite de lui. Alors comment j’aurais pu réagir autrement en apprenant qu’en plus d’être un baiseur (fait totalement irréfutable), je venais d’accepter de sortir avec un sécheur chronique ? M’enfin, l’étonnement passé, je m’en fichais pas mal qu’il sèche souvent ses cours, son côté baiseur étant un problème beaucoup plus important pour moi…

- Bien, je vous verrez donc demain matin, finit-elle en se retournant vers moi. Monsieur O’Connell, pouvez-vous venir avec moi, s’il vous plait ? J’ai à vous parler.

Je restai sans bouger pendant quelques secondes, ne sachant pas vraiment quoi faire. Je n’avais pas envie de laisser Adams en plan, mais je ne pouvais pas non plus refuser de parler à McGonagall, qui sait ce qu’elle pourrait me faire pour avoir osé lui tenir tête ! Je me tournai donc vers Adams, en haussant légèrement les épaules, une mine désolée sur le visage. Puis, je lui fis un petit signe de la main, avant de lui dire un timide « A plus tard » et de rejoindre McGonagall qui avait déjà pris de l’avance.
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Matthew Adams
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MessageSujet: Re: Rentrée et rencontre [PV Matthew]   Ven 18 Déc - 6:42

Idiot. Idiot. Idiot. Crétin. Crétin. Crétin.

Tout en m’insultant copieusement de tous les noms d’oiseaux que je pouvais connaitre - et même ceux que je ne connaissais pas - j’essayais vainement de trouver une sortie de secours au pétrin dans lequel je venais de me mettre jusqu’au cou. À peine avais-je dit ces quelques mots - pourtant si sincères - que, déjà, je les regrettais amèrement. Qu’est-ce qu’il m’avait pris de sortir des conneries pareilles ? J’étais vraiment, sérieusement, le roi de Crétins ! Et maintenant, je me retrouvais là, planté debout devant O’Connell à me répéter sans cesse que je n’étais vraiment qu’un idiot congénital et à laisser le peu de neurones qu’il me restait encore - ceux qui, par chance, n’avaient pas grillé sous l’effet O’Connell - se mettre en mode « Recherche active de solution pour fuir sans trop de dégâts et avec la tête haute ». Mais, la tête désespérément vide, je remarquai que si mes jambes ne cherchaient qu’à partir, fuir le plus loin possible, mon ventre, mes tripes et même mon cœur - putain de cœur - me retenaient ici. Et pourtant, Merlin seul savait comme j’avais juste envie d’aller me cacher sous mes couvertures et Le laisser m’oublier une bonne fois pour toutes. Et moi, de mon côté, je pourrai enfin mourir de honte tranquillement. En paix. J’allais donc, une fois de plus - on ne changeait pas les bonnes vieilles habitudes si facilement -, prendre la poudre d’escampette quand je relevai les yeux et fus immédiatement frappé en pleine poitrine par un sourire éblouissant. Éclatant, chaleureux, doux, Son sourire me fila un coup au cœur et des crampes douloureuses au ventre. Et fit s’évanouir toute tentative de fuite en moins de temps qu’il n’en faut pour dire « Soixante-neuf ». Incapable de bouger, je restais bloqué sur le charmant sourire qui creusait de profondes et jolies fossettes au creux de Ses joues. O’Connell paraissait heureux de ce que je venais de Lui dire, alors que moi, bien au contraire, je m’en sentais totalement mortifié ; mais je supposais que c’était un bon point pour moi s’Il était satisfait de ma réponse.

Ouais, enfin faudra pas qu’Il s’y habitue ! Faut pas rêver non plus. Je ne vais pas toujours tout déballer comme ça, si facilement, il ne maquerait plus que ça tiens !

Je sentis mes barrières se dresser à nouveau autour de moi et sans vraiment en prendre conscience, je me fermai dans un réflexe inné de protection - instinct de survie. Et encore, je dus vraiment prendre sur moi pour ne pas faire quelques pas en arrière. Fallait-il que la présence d’O’Connell me rende si faible et si bête.

- Je pense… Enfin non, c’est même sûr… me fit-Il avec l’air de ne pas trop savoir comment manier les mots pour me sortir une réponse correcte. C’est une bonne raison.

Et ceci étant dit, O’Connell vint ancrer bien profondément Ses grands yeux bleus et chauds dans les miens, faisant s’effondrer mes bonnes résolutions de rester enfin de glace face à Lui. Mon cœur se gonfla dans ma poitrine et je craignis un instant de faire bientôt une crise d’apoplexie. C’était dangereux de se laisser aller à ce point, je le savais, et pourtant rien n’était plus agréable.

Il va réellement me faire mourir avant la fin celui là…

- En tout cas, je…

- Ah ! Monsieur O’Connell ! Le coupa une voix de vieille mégère que j’aurais reconnue entre mille.

McGo, vieille peau !

Malgré moi, mon corps tout entier se tendit d’appréhension et je restai figé, le sang venant brusquement tambouriner à mes tempes. Évidemment, j’avais tellement de chance dans ma vie qu’il fallait bien qu’un professeur débarque juste à ce moment là. Forcément.

- Cela tombe bien que je vous trouve ici, je voulais justement vous voir, continua le professeur avant que je ne voie O’Connell se tourner docilement vers elle quoique l’air profondément ennuyé.

Ah ? Notre petite conversation est-elle si importante à Ses yeux ?

Je baissai légèrement la tête, tant pour cacher l’immense sourire de satisfaction qui fit s’incurver mes lèvres que pour me rendre le plus invisible possible aux yeux de mon professeur de Métamorphoses - qui n’avait pas dû m’avoir en cours de puis un long, très long moment. Je l’entendis se rapprocher rapidement et me mit à l’observer du coin de l’œil, méfiant - il faut toujours garder un œil sur ses ennemis, même de loin.

Voilà pourquoi j’ai passé tant de temps à observer O’Connell le plus souvent possible depuis quelques temps… Ouais, même moi, cette excuse n’arrive pas à me convaincre…

Était-il humainement possible que je me mette à courir dès maintenant tout en passant parfaitement inaperçu aux yeux de McGonagall ? Sans doute que non. Elle se planta devant le Gryffondor, fit dériver ses petits yeux acérés de vieille chouette jusqu’à moi, avant de revenir sur O’Connell dans une moue intriguée.

Oui bon, tous les Serpentards et les Gryffondors ne se tapent pas sur la gueule non plus ! Faudrait peut être pas généraliser ! … Bon, d’accord. O’Connell et moi, nous nous sommes déjà bien refait le portait à coups de poings. Mais là, on ne faisait que discuter, promis !

Surtout que si elle venait à s’imaginer des choses, c’est moi, l’horrible et méchant Vert et Argent, qui allait ramasser ! Je me retins de fusiller McGonagall du regard juste au moment où je la vis qui se tournait franchement vers moi, le sourire hypocrite - et trop avenant pour ne pas faire froid dans le dos.

- Tiens ! Monsieur Adams ! m’apostropha la vieille alors que je grognais intérieurement - elle n’aurait pas pu tout simplement m’oublier, non ? Je suis heureuse de voir que vous étudiez toujours à Poudlard.

Ben oui, où veux-tu que je sois sinon, espèce de triple idiote ? C’est pas comme si j’avais encore un foyer en dehors de l’école qui m’attendait bien sagement, m’accueillant les bras ouverts dès que j’en avais l’envie !

- Enfin, « créchez », devrais-je plutôt dire, se rattrapa-t-elle plus perfide que jamais ; car pour ce qui est d’étudier, c’est une tout autre histoire…

J’ignorai le coup d’œil gêné que me lança O’Connell, trop concentré que j’étais à retenir de toutes mes forces une réplique cinglante et pleine de jurons très malpolis, le regard fixé sur mon professeur qui, malgré tout le respect que je lui devais, me donnait plutôt des envies de meurtre en cet instant.

Et t’es obligée de déballer ma vie devant Lui, vieille bique ?

- D’ailleurs, cela fait longtemps que je n’ai pas eu l’honneur de vous voir dans un de mes cours. Moi qui vous croyais définitivement parti ou souffrant, je vois avec plaisir que ce n’est pas le cas !

Serrant les mâchoires, je me sentis pourtant devenir blême, la gorge soudainement devenue sèche. Plutôt mal à l’aise compte tenu de la situation, je me passais une main sur la nuque tout en déglutissant bruyamment. En général, j’évitais soigneusement de me faire avoir aussi bêtement, aussi stupidement. En général, je faisais attention à ne pas croiser de professeurs, surtout quand on savait que j’étais du genre pas très studieux. Mais bien sûr, comme je n’étais fixé que sur mon objectif « Parler avec O’Connell pour Lui présenter mes excuses », je n’avais pas du tout réfléchi au faut que : 1. Nous étions dans un couloir, 2. Il était l’heure de la pause déjeuner, 3. Le-dit O’Connell sortait justement de cours. Non bien sûr que non, de toute façon je n’étais pas capable de réfléchir correctement s’Il était là.

- Vous n’avez donc aucune excuse pour ne pas venir à mon cours, demain matin, fit-elle dans une affirmation qui ne souffrait aucune réplique.

Je lâchai un grognement pour lui signifier que j’étais d’accord avec elle et qu’elle aurait « l’honneur de me voir à son prochain cours ». Machinalement, mes yeux dérivèrent sur le Gryffondor et l’air totalement surpris - ahuri ? - qu’Il affichait sans même chercher à le cacher me donna des envies de me terrer six pieds sous terre. Tout en baissant la tête le plus rapidement possible, je me mordis la lèvre inférieure alors que mes joues s’embrasaient à nouveau - et j’aurais pu, si j’avais pris le temps pour ça, m’étonner de cette faculté que j’avais à prendre si rapidement des couleurs alors que je devais être aussi pâle qu’un linge deux secondes plus tôt. Voilà qui était fâcheux. O’Connell venait d’apprendre qu’en plus d’être la serial baiseur le plus con de tout Poudlard, j’avais aussi la particularité de sécher les cours. Génial. Ça arrangeait bien mes affaires tout ça. Déjà qu’Il n’avait pas très haute opinion de moi, savoir que j’étais un véritable cancre n’allait pas franchement aider.

Merci, franchement merci McGo ! J’te jure que si tu viens de ruiner tout ce que j’ai réussi à faire jusque là avec ton élève, je prends tes saletés de lunettes et je te les fais bouffer par les trous ne nez ! … Non, non pas par le cul, j’aurais trop peur de faire des cauchemars après… Heurk…

- Bien, je vous verrai donc demain matin, termina-t-elle l’air ô combien satisfaite avant de se tourner vers O’Connell et je suivis presque le mouvement en Le regardant du coin de l’œil. Monsieur O’Connell, pouvez-vous venir avec moi, s’il vous plait ? J’ai à vous parler.

J’en aurais presque hurlé de rage si j’avais pu. Non seulement elle nous coupait en pleine conversation - ce qui est tout à fait impoli -, en plus elle me descend devant Lui et enfin elle Lui demande de la suivre ! Ah elle avait le chic pour tout gâcher celle là, ça c’était sûr !

Finalement, après mûre réflexion de ma part, c’est maintenant que je vais te les faire bouffer tes lunettes, la vieille !

Je fus néanmoins calmé par la vision du Rouge et Or qui hésitait entre suivre son professeur adoré - sarcasme un jour, sarcasme toujours - et rester avec moi. Un reste de conscience me souffla de Lui dire d’y aller sinon Il risquerait d’avoir des ennuis et alors que je me décidais à Le lâcher, O’Connell se tourna vers moi et, le visage déconfit, me lança un timide « À plus tard » accompagné d’un signe de la main auquel je répondis un tout aussi timide « À toute » - ce qui me donna des envies de baffes contre moi-même. Il rejoignit ensuite McGonagall déjà loin devant et je ne Le quittai pas des yeux jusqu’à ce qu’Il ait disparu. Et quand, enfin, je ne l’eus plus dans mon champ de vision, je relâchai la pression. Et souris aussi grand que mes lèvres le pouvaient. Il allait rester. Il allait rester ! Il avait accepté ! Il m’avait accepté !

Wow !

Et tandis que je retournai à mon dortoir, cachant comme je le pouvais cet immense sourire idiot qui trônait fièrement sur mes lèvres, je me mis à réfléchir sur les moyens de séduction que j’avais à disposition pour me mettre un certain Gryffy dans la poche, ce qui était loin d’être gagné. J’allais certainement devoir faire très fort pour arriver à convaincre O’Connell que j’en valais la peine. Mais bon, je n’allais pas me décourager pour si peu. Après tout, on ne résistait pas à Matthew Adams ; alors pourquoi O’Connell ferait-Il exception à la règle ?

Peut être parce qu’Il te demande autre chose. Que tu n’as pas l’habitude de donner.

Certes. Mais j’avais vraiment envie de tout ça. De tout ce que Ses grands yeux bleus semblaient vouloir m’offrir. Et, toujours aussi souriant, je fus vite arrivé devant ma salle commune - non, non je n’avais pas honte de sourire comme un con.

Merde, je vais quand même devoir me pointer demain matin au cours de McGnagall… Ça fait combien de temps, déjà, que je ne me suis pas levé aux aurores ?

Mais le sourire persistait encore, plus grand que jamais, tant et si bien que je me demandais furtivement si je n’allais pas attraper des crampes aux zygomatiques avec ça.
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