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 Retrouvailles... explosives ? [ PV Alex ]

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Matthew Adams
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MessageSujet: Retrouvailles... explosives ? [ PV Alex ]   Mar 21 Juil - 17:42

Vous savez que votre conduite est parfaitement inqualifiable, monsieur Adams ? siffla Rogue, d’un ton venimeux.

Je me mordis l’intérieur des joues pour ne pas répliquer quelque chose de parfaitement indécent et impoli. Depuis que j’avais passé le pas de cette putain de porte de salle de classe, j’en avais pris pour mon grade. Seulement, j’avais déjà passé une bonne partie de l’après midi de la veille dans le bureau du directeur à écouter le même genre de sermon. Il m’avait même bine fait comprendre que je n’échapperai pas à un sanction exemplaire. Mais il ne m’avait pas prévenu que mon directeur de maison allait rajouter son petit discours moralisateur entre temps. Et là, je commençais sérieusement à saturer.

Je sais, professeur, fis-je d‘un ton las. Le Directeur m’a déjà souligné que ce que j’avais fait n’était pas digne d’un élève de cette école.

J’étais sur les nerfs depuis ma dernière confrontation avec O’Connell. Depuis le baiser. LE baiser. Je ne faisais que penser à ça, tout le temps, partout. Je n’avais pas été en cours une seule fois depuis ce jour là, déjà parce que les stigmates de notre pugilat n’avaient pas été soignés correctement, qu’il restait encore des traces plutôt visibles mais aussi parce que je n’arrivais pas à faire autre chose que penser à Lui. Et c’était frustrant. Et déstabilisant. Je ne savais pas ce qui se passait, je me sentais totalement perdu.

Ne prenez pas ce ton présomptueux Adams ! vociféra Rogue - j’aurais presque pu l’oublier, lui. Vous n’êtes pas en position de faire de l’ironie !

Je me renfrognai, resserrant mes doigts autour de la lanière de mon sac à dos. Je préférai ne pas répondre, ne désirant pas m’enfoncer d’avantage.

Bien, alors prenez une place et on va attendre que votre petit camarade de jeu de mains daigne arriver !

Soudain fébrile, mes jambes me lâchèrent sur la chaise la plus proche de moi. J’avais - intentionnellement ou non - bloqué l’idée que j’allais Le revoir. Lui. L’objet de tous mes fantasmes, de tous mes rêves, de toutes mes pensées. Je déglutis, la gorge sèche. je sentis mon rythme cardiaque augmenter sensiblement cependant que j’essayai de maitriser le tremblement de mes mains. J’espérai seulement que Rogue nous surveillerait tout le long, parce que j’avais un peu peur qu’O’Connell ne se venge. Quoiqu’il avait voulu calmer le jeu. Et quelque part aussi, j’avais une irrésistible envie de voir Rogue partir pour un long, très long moment et ainsi me permettre de rester seul avec Lui. À cette simple pensée, mon cœur s’emballa à nouveau et la chaleur s’ancra dans mon ventre, dans mes reins. Je soufflai un bon coup, il fallait que je me ressaisisse. Que je me calme. Je ne pouvais pas perdre les pédales comme l’autre fois, je devais reprendre le contrôle. Autant de moi-même que de la situation. Il le fallait. Il allait rester avec moi, et alors ? Je n’étais pas obligé d’être à côté de Lui, pas vrai ? Je n’étais pas contraint de faire attention à Lui, non ?

Ouais, plus facile à dire qu’à faire…

Parce qu’une petite vois me soufflait sournoisement que je ferai forcément attention à Lui. Ne serait-ce que parce que je ne faisais attention qu’à Lui depuis un bon moment. Secouant la tête, je relevai les yeux vers Rogue, assis à son bureau en train de corriger des copies. J’allais lui demander si O’Connell n’était pas en retard quand la porte de la salle grinça dans mon dos. Et encore une fois, mon cœur fit une embardée dans ma poitrine, martelant mes côtes avec rudesse.

Monsieur O’Connell, merci de nous honorer enfin de votre présence… siffla le professeur de Potions de manière peu amène.

Merlin, ça commence bien…
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Alex O'Connell
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MessageSujet: Re: Retrouvailles... explosives ? [ PV Alex ]   Mer 22 Juil - 13:19

Je mâchais le plus lentement possible, le dernier morceau de ma tarte aux pommes, pas vraiment pour savourer le merveilleux goût de ces pommes, mais plutôt pour essayer de perdre le plus de temps possible avant d'aller à mon heure de colle en compagnie de ce charmant professeur de potions et de son adorable élève... Me retrouver seul en compagnie de deux Serpentards n'étaient déjà pas très réjouissant, mais si, en plus, c'était avec un prof qui détestait tout ceux qui ne faisaient pas partis de sa maison, et un gars qui m'avait pris en grippe (et embrassé sauvagement sans me demander mon avis), j'allais sûrement passer l'heure de colle la plus longue de toute ma vie...

Le morceau de tarte avalée, je jetai un coup d'oeil à ma montre qui m'informa que si je ne me dépêchais pas un tant soit peu, j'allais arriver en retard, et cela ne m'aurait fait ni chaud ni froid si je ne savais pas Rogue très pointilleux concernant les élèves des autres maisons...

Je me levai donc de mon siège, sous les encouragements de mes amis encore à table, et dans un profond soupire, je mis mon sac sur mon épaule et sortit de la Grande Salle en traînant des pieds. N'importe qui me voyant marcher comme ça avec cette tête d'enterrement, pouvait remarquer que je n'avais pas du tout envie d'y aller. Mais n'importe qui connaissant ma situation, pouvait comprendre que c'était normal que je fasse cette tête. Et outre le fait que j'allais passer une heure avec deux horribles Serpentards, je trouvais totalement injuste d'avoir été collé pour une chose que je n'avais pas faite. Dumbledore avait bien essayé de m'expliquer hier que je méritais autant qu'Adams d'être punis pour avoir répliqué à sa violence, mais je n'en démordais pas : ce n'était pas moi qui l'avait cherché, j'aurais dû donc être mis hors de cause...

Dix minutes plus tard, j'étais enfin arrivé devant la porte de la salle de cours de potions (une pièce dont j'aurais préféré ne jamais aller en dehors des cours...). J'avais cinq petites minutes de retard, mais je savais que Rogue allait me faire une remarque désobligeante, ou même pire ! M'obliger à rester cinq minutes de plus pour rattraper mon retard... J'entrais donc dans la salle juste après avoir frappé et la remarque que j'avais prédis se réalisa :

Monsieur O’Connell, merci de nous honorer enfin de votre présence…

"De rien", c'est la réponse que j'aurais voulu lui donner. Mais je préférai me taire, sachant très bien qu'il valait mieux garder ses commentaires pour soi quand on était avec lui. Déjà, j'avais eu de la chance, il n'avait pas l'air de vouloir me garder cinq minutes de plus à la fin de l'heure de colle (sûrement parce qu'il ne pouvait supporter de voir ma tête autant que moi, la sienne).

Je jetais un coup d'oeil rapide dans la salle et vit Adams déjà assis au premier rang, ce qui me décida à m'asseoir au fond de la salle, car je préférais rester le plus éloigné de lui (sait-on jamais si l'envie de me frapper ou de m'embrasser lui prenait soudain, même si la deuxième option m'enchantait bien plus qu'elle ne l'aurait dû...). Je posai mon sac à mes pieds et attendit que Rogue veuille bien nous dire ce que nous devons faire avant de sortir mes affaires.
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Matthew Adams
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MessageSujet: Re: Retrouvailles... explosives ? [ PV Alex ]   Mer 22 Juil - 16:23

Tendu à l’extrême, j’assistai à l’arrivée d’O’Connell comme au ralenti. Sa présence seule vint me percuter de plein fouet et j’eus la soudaine impression de suffoquer. Je n’osai pas me retourner pour le regarder, préférant garder mes yeux fixés sur mes mains qui s’étaient mises à trembler doucement. Une chaise racla sur le sol et je sus qu’il s’était assis. Était-il loin ? Était-il près ? À ma gauche, à ma droite ? J’avais le cœur drôlement palpitant tout à coup et c’était une situation très dérangeante. C’était comme si le simple fait de savoir qu’il était là, dans la même pièce que moi, si proche et à la fois si loin, arrivait à me mettre dans tous mes états. Je perdais un à un tous mes repères, ne restant que sur une seule chose : Lui. Lui et Lui seul. Mais je n’aimais pas tellement ça.

Mais qu’est-ce que tu m’as fait O’Connell… ?

Bien, puisque monsieur O’Connell a daigné se présenter, je vais vous donner vos devoirs, claqua la voix de Rogue coupant court à des pensées dérangeantes et trop poignantes.

Il eut un léger mouvement de la main, les yeux à nouveau plongés dans ses copies et un petit morceau blanc voleta derrière lui. La craie crissa sur le tableau, je grimaçai. Quelque chose me disait qu’il le faisait bien exprès et que ça l’amusait au plus haut point.

« La violence : La solution à tous les problèmes ? »

Je me sentis froncer les sourcils. Sympa comme sujet, on ne se sentait pas visés surtout. Pas du tout. Je regardais un instant Rogue avant de me dire que non, il ne pouvait pas s’agir d’une idée de lui. Elle venait forcément de Dumbledore. Lui seul pouvait avoir une idée de sujet aussi moralisatrice. Je soupirai faiblement tandis que je voyais Rogue ranger ses affaires. Effaré, je le regardai se lever tranquillement, la mine revêche.

Vous avez une heure, pas une minute de plus. Alors au travail. La porte sera verrouillée magiquement, il vous sera impossible même à coup de sort de l’ouvrir avant l’heure prévue. Je vous laisse vous débrouiller, vous êtes grands.

Le bruit de ses pas sembla se répercuter dans toute la salle, faisant écho au martellement de mon sang à mes tempes et aux battements de mon cœur dans ma cage thoracique. Je prenais peu à peu conscience que personne ne serait là pour nous surveiller, que l’on serait seuls tous les deux pendant une heure. Dans mon dos, la porte grinça à nouveau, me faisant frissonner de peur.

N’essayez pas de vous entre-tuer cette fois, quoique cela m’indiffère totalement. Mais je vous conseillerais d’être entiers à la fin de l’heure, compris ? nous fit aimablement remarquer Rogue. Ah et O’Connell, vous resterez dix minutes de plus. Ça vaudra pour votre retard.

Trop effrayé pour le regarder, je ne m’étais pas retourné vers le professeur mais au son glacé de sa voix, je sus qu’il avait cet indéfectible sourire mauvais collé aux lèvres. L’angoisse noua mon estomac, s’amplifiant lorsque la porte claqua dans un bruit qui me parut sinistre. J’étais seul avec O’Connell. Seul avec Lui.

Oh Merlin…

Je tentai un rapide coup d’œil derrière moi pour évaluer sa position. Ne pas réellement savoir où il était placé me mettait dans une position d’inconfort que je n’aimais pas. J’eus à peine le temps de le voir au fond de la salle à ma droite que je retournai à mon parchemin encore vierge. Je ne désirais pas tellement qu’il s’aperçoive que je l’épiais…

Mais je ne l’épie pas ! Je regarde où il est, juste au cas où… Au cas où c’est tout.

Les yeux fixés sur ma page blanche, la pensée que je me retrouvais une nouvelle seul avec O’Connell dans une salle de cours tourbillonna dans ma tête jusqu’à m’en donner des hauts le cœur. Et pourtant, quelque part, j’étais heureux de cette situation. J’avais même le cœur un peu trop léger pour ça. Mais ÇA n’était pas normal. Et ÇA me dérangeait fortement. Et ÇA devait partir très vite parce que ÇA me laissait tremblant, essoufflé et le cœur battant. Et je n’aimais pas, mais alors pas du tout ÇA.
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Alex O'Connell
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MessageSujet: Re: Retrouvailles... explosives ? [ PV Alex ]   Jeu 23 Juil - 7:36

Bien, puisque monsieur O’Connell a daigné se présenter, je vais vous donner vos devoirs.

Je grommelais un juron dans ma barbe de trois jours que je n'avais pas encore rasé par pure flemmardise (en même temps, c'est tellement chiant de se raser tous les jours...). Rogue me jeta un regard torve et j'eus soudain très peur qu'il ait entendu ce que j'ai dit (les conséquences pour moi ou ma maison auraient été dramatiques !), mais il ne fit qu'un simple geste de la main avant de reporter son attention sur ses copies. J'eus un léger soupire de soulagement qui fut interrompu par le crissement insupportable de la craie sur le tableau. Comme si ce n'était pas déjà assez désagréable d'être ici... Il fallait qu'en plus, Rogue en rajoute...

Je lus le sujet fraîchement marqué sur le tableau noir et eut une légère grimace. "La violence : la solution à tous les problèmes ?". Super sujet ! Surtout que je n'étais en rien concerné par cette histoire de violence. Je n'étais que la victime, moi ! Combien de fois allais-je devoir le leur dire ! Je n'ai répondu à ses coups seulement pour me défendre ! Je n'allais tout de même pas le laisser me péter la gueule sans rien faire, si ? Je crois que c'est ce que Dumbledore et McGonagall aurait voulu que je fasse, à vrai dire... Mais s'étaient-ils seulement déjà fait tabasser ? Parce que je suis sûr qu'ils auraient réagit exactement comme moi, s'ils avaient été dans ma situation.

Je soupirais de désespoir cette fois, commençant déjà à sortir parchemin, plume et encre pour pouvoir rédiger ce devoir que je n'avais en rien mérité... Mais je m'arrêtais soudain en voyant Rogue ranger ses affaires et se lever de son bureau. Que... Quoi ? Qu'est-ce qu'il croit faire là, exactement ? Il ne va tout de même pas s'en aller et nous laisser tous les deux seuls dans cette pièce ?

Vous avez une heure, pas une minute de plus. Alors au travail. La porte sera verrouillée magiquement, il vous sera impossible même à coup de sort de l’ouvrir avant l’heure prévue. Je vous laisse vous débrouiller, vous êtes grands.

Eh bien, si... Il allait réllement nous laisser tous les deux seuls dans cette pièce... Et si j'avais assez de courage (oui, je suis un Gryffondor et alors ?) pour ne pas craindre des représailles longues et douloureuses de mon professeur de potions, je lui aurais fait clairement savoir que c'était tout de même son devoir de rester nous surveiller et qu'il n'avait pas le droit de nous laisser seuls comme ça. Surtout enfermé. Car il pouvait arriver n'importe quoi de dangereux comme un empoisonnement (si on était assez idiot pour boire l'une de ses substances dégoûtantes contenues dans les fioles sur les étagères), ou un meurtre (ce qui pourrait arriver puisqu'Adams a déjà essayé de me défigurer), ou encore pire, un baiser... Et comment on faisait dans ces cas-là, hein ? Comment on faisait pour appeler au secours ?

N’essayez pas de vous entre-tuer cette fois, quoique cela m’indiffère totalement. Mais je vous conseillerais d’être entiers à la fin de l’heure, compris ? Ah et O’Connell, vous resterez dix minutes de plus. Ça vaudra pour votre retard.

Il me lança un sourire mauvais avant de se retourner et de claquer la porte derrière lui. Une fois qu'il fut parti, j'eus envie de hurler de rage et de lancer mes affaires contre la porte en bois, mais je me souvins à temps que je n'étais pas seul dans la pièce et je me contentais seulement de froncer les sourcils en marmonnant toutes les insultes possibles et inimaginables pouvant qualifier Rogue à cet instant (et il y en avait beaucoup !). Je me replaçais ensuite correctement sur ma chaise et jeta un rapide coup d'oeil vers Adams, qui n'avait pas l'air de vouloir se retourner (ce qui me rassura d'un certain côté, car j'avais bien l'impression qu'il essayait de se faire le plus petit possible. J'étais donc au moins assuré d'être tranquille pendant l'heure qui suit...).

J'ouvris ma bouteille d'encre, trempa la pointe de ma plume dedans et commença à écrire le titre du sujet. Et c'était parti pour une heure d'amusement intese, ô joie !
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Matthew Adams
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MessageSujet: Re: Retrouvailles... explosives ? [ PV Alex ]   Jeu 23 Juil - 15:26

J’entendis vaguement quelques jurons dans mon dos ce qui me donna l’envie de rentrer un peu plus la tête dans mes épaules. Il était en colère, cela semblait évident. Moi, je me sentais juste apeuré et l’angoisse était si forte qu’elle prenait le pas sur la rage. Parce que si Rogue avait eu l’amabilité de rester - je doutais d’ailleurs que ce mot, amabilité, fasse partie du dictionnaire personnel du professeur de Potions - j’aurais été certain de ne faire aucune connerie du genre poing dans Sa gueule d’ange, genou allant taper dans Ses bijoux de famille ou même poser mes lèvres sur les Siennes pour un baiser sulfureux. Là je n’avais aucun filet de sécurité, à tout moment je pouvais déraper et tomber. Déraper et recommencer. Déraper et aller L’agripper par la chemise, Le dévêtir, Le posséder. Tant d’envies contradictoires qui me bouffaient les entrailles que je me sentais écarteler entre mon envie de Lui et mon désir de Le fuir à tout jamais. Il mettait à sac toutes mes certitudes, brisait une à une les minces barrières qu’il me restait de self control, me chamboulait plus qu’il n’aurait fallu. Plus que je ne l’aurais voulu. Je serrai les poings, laissant mes ongles meurtrir ma peau. La douleur encore un peu aigüe à mon poignet reflua le long de mon bras et je ne pus retenir une grimace douloureuse. Finalement, j’avais peut être bien fait de ne pas soigner ça magiquement. Ça me servait encore.

Allez Matt, reprends toi. C’est qu’un mec, après tout !

Mais quelque chose en moi me disait que, justement, ce n’était pas qu’un mec. Parce qu’aucun « mec » auparavant ne m’avait autant troublé, ne m’avait autant pris la tête. J’avais l’impression qu’Il était en train de bouleverser ma vie, petit à petit, avec une lenteur qui me laissait le temps de paniquer sur tous ces changements. Mon odeur s’était imprégnée de la Sienne, j’avais l’impression de Le sentir, Le ressentir à chaque seconde qui passait. C’était troublant, je ne savais pas comment je devais prendre tout ça, comment je devais réagir, me comporter. Le besoin irrépressible de Le voir, L’apercevoir, me tordit le ventre et j’eus à peine conscience de me tourner dans Sa direction. Il était la tête baissée sur son parchemin, l’air concentré. Je remarquai de mauvaise grâce qu’il ne restait plus rien de notre bagarre sur son visage. Tout avait disparu ; cette idée me dérangea un peu alors qu’elle ramenait avec elle la culpabilité et la honte. Mais quelque part, même si je me dégoutais encore de l’avoir tant frappé, je n’aimais pas qu’il ne Lui reste rien de ce moment. À nous. Oui, c’était étrange de considérer un tel moment comme étant un moment à deux, mais quand j’y repensais, je le voyais comme ça. Et c’était aussi dérangeant que plaisant. Je secouai la tête avec l’idée qu’il fallait que j’aille Le voir. Que je devais aller Le voir, Lui parler. N’importe quoi, tout pour rétablir le lien.

Et quel lien ? Y’a pas de lien ! Tu devrais juste aller t’excuser et ce sera bon ! Pas d’histoire de lien. Jamais.

Refoulant ce pincement un peu trop douloureux, je me levai lentement, tremblant. Et plus je m’avançai vers lui, plus j’avais peur. Et plus je me disais que j’aurais dû rester à ma place. Ne rien dire, ne rien faire. Juste travailler sur ce putain de devoir et c’était tout. L’oublier, Lui. Faire comme si j’avais été seul dans cette salle de classe. Les yeux rivés au sol, je préférais ne pas savoir s’il me voyait arriver. Il fallait juste que j’avance jusqu’à sa table sans que je ne le regarde. Et tout irait bien. Au départ, j’avais prévu de rester debout, mais arrivé à hauteur de Son bureau, mes jambes tremblaient tellement que je doutais qu’elles réussissent à supporter mon poids encore bien longtemps. Alors je pris une chaise, la première que j’eus sous la main et m’assis dessus, à califourchon, le dossier contre mon torse. Comme par instinct de protection. Et pas une seule fois j’avais osé Le regarder. Pas une seule fois j’avais posé mes yeux sur Lui. Pas une seule fois. Trop dangereux. Je n’étais pas sûr de pouvoir continuer si je Le regardais en face, si Ses yeux bleus plongeaient encore une fois dans les miens. Après une longue inspiration tremblotante, je me lançai :

Dis… Je voulais te demander… comment tu allais… depuis la dernière fois.

Heureusement que je ne le regardais pas parce que je sentais mes joues me brûler atrocement et je détestais ça. Merlin, j’avais tellement honte. Je me comportais comme une lycéenne !

Y’a pas eu… trop de casse ? demandai-je en grimaçant, toujours les yeux baissés sur mes mains jointes.

Était-ce une façon de présenter ses excuses, ça ? Moi, je pensais plutôt que c’était pitoyable. Très pitoyable.
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MessageSujet: Re: Retrouvailles... explosives ? [ PV Alex ]   Jeu 23 Juil - 17:09

Plongé dans mon devoir que je n'avais pas mérité (oui, je sais, je me répète, mais je trouve ça tellement injuste...), je ne fis plus très attention à Adams que j'entendais parfois se tortiller nerveusement (?) sur sa chaise. En même temps, j'avais autre chose à penser qu'à mon agresseur dont je devais justement cette magnifique punition... Il fallait que je trouve quelque chose d'intéressant à écrire pour mon devoir même si je savais que ces efforts cérébrales fournis seront sûrement inutiles puisque le parchemin allait irrémédiablement finir à la poubelle sans même avoir été lu...

Alors que ma plume traçait les derniers mots de ma toute première phrase (ouais !), j'entendis le raclement d'une chaise sur le sol et mon regard se riva sur la seule personne ayant été capable de produire ce son (bah oui, c'est pas comme si on était trente-six mille dans la pièce...). Adams venait de se lever et, les yeux rivés au sol, il s'approchait à présent de moi à pas lent. Je ne le quittais pas des yeux, observant le moindre de ses gestes, et lorsqu'il fut à hauteur de ma table, je déglutis silencieusement, attendant avec nervosité de voir ce qu'il allait faire ensuite. J'avais un peu peur de me faire de nouveau taper dessus, même si son comportement semblait me prouver le contraire. Après tout, lorsqu'on s'apprête à frapper une personne, on la regarde en face, mais là, Adams évitait mon regard, comme s'il était... gêné ? Mais pourquoi le serait-il ?...

Il prit soudain une chaise pour s'y asseoir à califourchon, et toujours sans me regarder, il me dit d'une voix que je trouvais assez faible :

Dis… Je voulais te demander… comment tu allais… depuis la dernière fois. Y’a pas eu… trop de casse ?

Les sourcils haussés au maximum, les yeux écarquillés et la bouche légèrement ouverte. Voilà l'état dans lequel j'étais lorsque Adams eut fini de parler. Mais c'était tout de même compréhensible, non ? Après tout, ce n'était pas tous les jours qu'on voyait un type qui vous a dragué, harcelé, insulté, détesté, pour finir par vous tabasser, demander si ça allait après ça ! C'était presque s'il voulait faire ses excuses. Je dis bien "presque" parce qu'il avait encore des progrès à faire de ce côté-là.

Je me repris au bout de quelques minutes (le temps que le choc passe complètement). Puis, j'eus un léger raclement de gorge avant de dire sur un ton hésitant (car, à vrai dire, je ne savais pas très bien comment réagir à cette situation...) :

- Euh... Ca va...

Okay, je ne suis pas très locace. Mais en même temps, qu'est-ce que vous voulez que je réponde à ça ? C'est vrai que ça allait ! Les soins de Madame Pomfresh avait fait des miracles et je n'avais plus aucunes séquelles. J'étais comme neuf, quoi ! Ce qui n'était pas son cas... Il ne me montrait qu'un côté de son visage (puisqu'il avait toujours la tête tournée, refusant de me regarder en face), mais je pouvais au moins voir qu'il avait un oeil poché et une lèvre fendue. J'avais presque envie de toucher ces blessures pour voir s'il avait toujours mal, mais je me retins à temps, me disant que ce geste serait sûrement très mal vu.

Mon côté Gryffondoresque voulut alors retourner sa question, pour savoir si lui aussi allait bien puisqu'apparemment, il n'avait pas pas été voir l'infirmière de l'école, mais son changement de comportement soudain me poussa plutôt à demander :

- Mais... Je pourrais savoir pourquoi tu t'en inquiètes ? Après tout, c'est tout de même toi qui a commencé à me frapper, non ?
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MessageSujet: Re: Retrouvailles... explosives ? [ PV Alex ]   Ven 24 Juil - 5:57

Je pouvais sentir son étonnement sans même Le regarder, c’était comme si je m’y étais vaguement attendu alors que je Lui demandais comment Il allait ; il en resta silencieux durant un - trop - long moment. Et plus le silence durait, plus je me sentais mal, plus je commençais à angoisser. Et plus ma fréquence cardiaque augmentait, si bien que j’eus peur qu’O’Connell ne finisse par l’entendre. Je tentai de respirer profondément, avec le ventre, de me calmer. En vain. Parce que plus je pensais au fait qu’Il allait bientôt écouter les battements totalement désordonnés de mon cœur, plus il s’emballait dans ma poitrine sans que je ne contrôle rien. Je me mordis la lèvre, anxieux, réveillant un léger tiraillement alors qu’elle restait encore fendue, ce pendant que je pressai les paupières.

Allez, réponds quoi ! Ça t’engage à rien, merde ! Alors réponds ! Réponds !

Et comme s’Il avait finalement entendu ma prière muette, Il se racla légèrement la gorge avant d’ouvrir la bouche.

Euh… Ça va… sembla-t-Il hésiter.

Ma première réaction fut de vouloir lui dire « Bien, tant mieux. Je suis content. » avant que je ne serre les dents, réalisant qu’Il n’avait sans doute rien à faire que je sois content qu’il aille mieux ou non. Après tout, mon avis lui importait peu et je le comprenais d‘un certain côté. Enfin bon, au moins il n’avait pas de séquelles graves à cause de mes conneries - pas que je frappais fort en règle générale, enfin peut être que la colère m’avait fait frapper O’Connell avec plus de violence que je n’avais pensé au départ. Et quelque part, ça me rassurait. Non. Ça me rassurait tout court. La pression dans ma poitrine venait de s’alléger un peu et ma respiration se faisait plus facile. Oui, ça me rassurait. Vraiment.

Mais… Je pourrais savoir pourquoi tu t'en inquiètes ? Après tout, c'est tout de même toi qui as commencé à me frapper, non ?

L’effet fut immédiat, c’était comme une grande gifle qui me claquait en pleine figure. Dure, cuisante. Douloureuse. En une fraction de seconde, Il venait de ramener l’acidité de la culpabilité et l’amertume du dégoût de moi-même sur ma langue. Mes côtes se resserrèrent à nouveau sur mes poumons, laissant mon souffle se bloquer quelque part entre ma bouche et ma cage thoracique. Je me tendis tout entier d’un seul bloc ce pendant que je relevai la tête vers Lui dans un mouvement brusque, les yeux un peu écarquillés sous le choc avant de les baisser tout aussi rapidement. Le contact de Son regard bleu translucide posé sur moi m’avait brûlé et j’étais incapable de le soutenir. Pas maintenant, pas encore. Mes mains se crispèrent sur le bois laqué du dossier en spasmes irréguliers et je sentais le malaise augmenter. J’étais mal à l’aise. Je ne savais pas tellement s’Il avait dit ça pour me blesser ou non mais en tout cas le résultat était là. Je me sentais encore plus minable maintenant.

Ouais… ouais, j’ai commencé… acquiesçai-je difficilement.

Après tout, je ne pouvais plus nier qu’il avait raison. J’avais été le premier à le frapper, c’était mon poing qui lui avait fait une belle marque sur sa joue au départ. Il le savait, je le savais ; à quoi bon ne pas le reconnaître ? J’avais pris pour habitude d’assumer mes actes, quels qu’ils soient. Alors oui, j’avais commencé à le frapper. Mais il ne semblait pas tellement voir à quel point je le regrettais, là, maintenant, tout de suite. Ou peut être que si, Il le voyait finalement, mais Il s’en fichait éperdument comme de sa première tétine. Je déglutis péniblement, la gorge nouée.

De toute façon, qu’est-ce que ça peut faire ? Son opinion sur moi est toute faite depuis cette rencontre aux cuisines où j’ai voulu le brancher ; après ça, j’ai joué les idiots à Pré au Lard et ça n’a rien arrangé et pour finir, je lui refais le portrait. Alors bon… Qu’est-ce que tu veux qu’Il pense de moi maintenant, hein ?

Je me levai de ma chaise en prenant garde à ne pas laisser mes jambes encore toutes tremblantes se dérober sous moi, sans Le regarder, encore une fois. Je ne tenais pas vraiment à ce qu’Il voit que tout ça me touchait plus que je ne l’aurais voulu. Il n’avait pas besoin de savoir. Jamais.

C’est bon, j’arrête les frais. J’abandonne, je baisse les bras. J’ai merdé, j’assume. C’est pas la première fois de toute façon.

J’vais te laisser bosser, marmonnai-je rapidement certainement encore rouge de honte.

Et sans demander mon reste, je préférai battre en retraite, regagner ma place tout devant et ne plus en bouger pour le reste de l’heure entière. Quelque chose en moi me hurla de ne pas me résoudre si facilement à laisser tomber mais je n’écoutais plus rien, plus rien d’autre que la douleur qui était venue me mordre si soudainement le cœur. Et même si, non effectivement, je ne voulais pas laisser tomber, non finalement, je ne désirais pas du tout oublier tout ça, L’oublier Lui, j‘étais encore trop perdu et mal en point pour m‘en rendre compte. J’avais seulement besoin de me ressaisir, de retrouver un à un mes repères. Et j’étais là, secoué, ébranlé plus qu’il n’aurait fallu, les yeux fixés sur le blanc de mon parchemin. « La violence : La solution à tous les problèmes ? » Les mots semblèrent venir me frapper en pleine poitrine et j’accusai le nouveau coup avec le peur de courage qu‘il me restait. La réponse m’arriva, crue : Non. Non parce qu’elle n’avait fait que détruire ce que j’aurais voulu entreprendre. Mais j’étais le seul à blâmer pour ça. Je dus me faire violence pour ne pas tout jeter par terre, tout balancer contre les murs, tout envoyer en l’air. Je serrai simplement les mains sur ma feuille, la froissant ; mais ça non plus, ça ne me servirait à rien alors je desserrai le poing. Je croisais les bras sur ma table et posai ma tête dessus, j’avais juste besoin de fermer les yeux et de m’évader, le temps de respirer à nouveau comme il le fallait. Merlin, pourquoi était-ce si difficile de L’avoir Lui alors que j’avais tous ceux que je ne voulais pas d’un claquement de doigts ? Et putain, pourquoi ça me faisait si mal ? Si mal de savoir que je ne L’aurai sans doute jamais ? Mais une petite voix me souffla qu’il ne fallait jamais dire jamais.

Peu importe… Laisse moi tranquille, c’est tout…
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Alex O'Connell
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MessageSujet: Re: Retrouvailles... explosives ? [ PV Alex ]   Ven 24 Juil - 15:24

A ma réponse, il leva brusquement les yeux vers moi, me faisant enfin face pour la première fois depuis que cette heure de colle avait commencé. Ce qui ne dura pas très longtemps, à vrai dire... Car il baissa rapidement son regard, observant de nouveau le sol en pierre de la pièce (bon sang, mais qu'a-t-il de si intéressant ce sol, à la fin ?!)

Il semblait vraiment très mal à l'aise et, même si l'idée me paraissait complètement bizarre, j'avais bien l'impression que son sentiment de gêne venait du fait qu'il regrette les gestes qu'il avait eu à mon encontre il y a quatre jours. Bien sûr, la culpabilité et les regrets étaient un sentiment commun, connu de tous, et si ça avait été une autre personne, je n'aurais pas été si étonné que ça qu'elle regrette ses actes, mais j'avais comme la vague impression qu'il n'était pas du tout du genre à avoir des regrets si facilement... Voilà pourquoi j'étais abasourdis de voir ses joues se colorer de rouge.

Ouais… ouais, j’ai commencé…

Il semblait avoir eu beaucoup de mal à prononcer ses mots, ce que je ne comprenais pas, car c'était tout de même la vérité ! Mais bon, je pouvais tout de même comprendre que s'il regrettait réellement ses actes (ce que j'avais eu du mal à croire au début, mais qui devenait de plus en plus réel dans mon esprit à présent), il soit réticent à dire à voix haute que tout était de sa faute (même si c'était très implicite...).

Après un court silence, il se leva de sa chaise, et marmonna à mon encontre :

J’vais te laisser bosser

... C'est tout ? C'est tout ce qu'il était venu me dire ? Bon, okay, je devais bien avouer que c'était gentil de sa part d'être venu prendre de mes nouvelles (après m'avoir casser la gueule sans gentillesse et sans raison dans une salle de cours vide, mais bon...), je devais aussi avouer que je l'avais trouvé absolument adorable à rougir de cette façon (même si je préférais plutôt mourir que de l'avouer haut et fort), mais avec tout ça, je m'attendais tout de même à des excuses en bonnes et du forme (même si apparemment, je rêvais tout éveillé...).

Il retourna s'asseoir à sa place, au premier rang, et je l'observais un moment, un peu étonné qu'il mette fin à cette conversation si rapidement. Puis, dans un haussement d'épaules, je me retournais à mon devoir qui n'allait malheureusement pas s'écrire tout seul... Mais bizarrement, je n'arrivais plus du tout à me concentrer, et la phrase que j'avais écrite avant que Adams ne m'interromps, resta seule sur le parchemin.
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Matthew Adams
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MessageSujet: Re: Retrouvailles... explosives ? [ PV Alex ]   Ven 24 Juil - 16:58

Quelque part, je fus soulagé qu’O’Connell n’en rajoute pas après mon petit cinéma tout aussi pitoyable que l’étaient mon attitude et mes réactions qui frisait la débilité profonde. Je me faisais vraiment honte là. Mais au moins, j’avais le temps de me reprendre un minimum, de réfléchir un tant soit peu à cette situation dans laquelle je me trouvais et d’envisager les possibilités qui pouvaient s’offrir à moi. Mais tout ça ne me menait pas loin, parce que je n’arrivais pas tellement à penser. Son odeur était trop entêtante, Son image trop présente encore. Et la chaleur qui se diffusait en moi par vagues ne m’aidait en rien à garder les idées claires et nettes. Mais je ne pouvais pas nier que c’était une sensation désagréable. Malheureusement. C’était trop agréable. Trop. Et je n’aimais pas ça, pas du tout. Parce que ÇA me changeait lentement, je sentais le changement qui s’opérait lentement en moi, me transformant de l’intérieur. Doucement mais sûrement. Et ÇA me faisait peur, ÇA me terrifiait. J’étais totalement paniqué à l’idée qu’O’Connell puisse avoir une quelconque influence, un quelconque pouvoir sur moi. D’ailleurs, si j’étais totalement honnête avec moi-même, c’était déjà le cas, puisque je ne semblais vivre que par lui depuis un moment mais je me refusais à accepter cette idée. Ça ne pouvait pas être ; ça ne devait pas. C’était impossible.

Impossible. Impossible. Je refuse !

Non, je ne devais pas Le laisser avoir autant d’importance dans ma vie, je ne pouvais pas. C’était trop dangereux, trop humiliant. J’étais celui qui dominait, partout, tout le temps. Ça ne pouvait pas changer ; non, ça ne devait pas changer.

Alors… Pourquoi cette situation m’apparait-elle aussi comme étant… plaisante ?

Je serrai les dents pour ne pas gémir de frustration et de rage mêlées, je serrai les poings pour m’empêcher de m’arracher les cheveux par poignées. Je ne pouvais pas ressentir ÇA, pas pour Lui. Jamais. Il ne fallait pas que cela soit aussi plaisant, aussi doux, aussi chaleureux. Je ne pouvais pas ressentir quelque chose de cette façon, c’était impossible. Non, je ne pouvais pas ; je ne pouvais pas. O’Connell se fichait de moi, Il n’en avait rien à foutre de ma gueule, je ne L’intéressait pas ; et moi de même, je me fichais pas mal de Lui, je n’en avais rien à foutre de Sa petite personne, Il ne m’intéressait certainement pas. Mais pour quelqu’un qui ne m’intéressait pas, je pensais trop à Lui, je m’intéressais trop à Lui justement. Et ça m’énervait tellement. Il m’obsédait littéralement et ce n’était pas bon, pas bon du tout.

Ça suffit, il faut que je reprenne les choses en mains. Je domine. Partout, tout le temps. Et c’est pas un putain de Gryffondor qui va changer les choses avec ses putains de yeux trop bleus et trop profondes. Hors de question qu’Il vienne chambouler l’ordre établi dans mon petit monde bien calme et ordonné. Chaque chose y était à sa place, Il n’a pas le droit de venir foutre Son bordel sans mon autorisation. Il n’avait pas le droit d’y entrer tout court même !

C’était ça, il fallait qu’Il sorte de ma tête, de mon corps. De ma vie. Il fallait que je me débarrasse de ÇA, de Lui. Les sourcils froncés par cette toute nouvelle détermination, je me retournai vers O’Connell penché sur son devoir sans avoir l’air d’avancer. Je jetai un furtif coup d’œil au mien qui restait tout simplement vide pour l’instant. Je haussai les épaules pour moi-même ; tant pis, j’avais plus important à faire. Et je devais me bouger. Vite. Décidé, je me levai à nouveau, la tête haute et me dirigeai vers Lui. Encore. Ne me préoccupant pas s’Il faisait attention à moi ou non, s’Il me regardait ou pas - mais je sentais comme la brûlure de son regard azur posé sur moi - je me plantai devant Lui avant de déplacer son bureau d’un côté pour pouvoir passer entre Lui et la table et ainsi m’installer d’autorité sur Ses cuisses, à califourchon sur Lui. Profitant de la surprise de tout mon petit manège, je pris son visage en coupe - Merlin, je n’avais pas remarqué qu’il n’avait pas dû se raser depuis deux-trois jours… J’en avalais ma salive avec difficulté - et fichai mon regard dans le Sien, brûlant, obstiné. Désireux.

Embrasse moi, O’Connell… Embrasse moi, soufflai-je, la voix vibrante, à seulement quelques centimètres de Sa bouche qui m’apparaissait encore plus attirante que la dernière fois.

J’en crevais d’envie, tellement, qu’il me fallait éteindre ce brasier qui me consumait les entrailles depuis la première fois où j’avais posé mes lèvres sur les Siennes. Alors, peut être que s’Il m’embrassait, Son souffle mélangé au mien éteindrait ce feu dévorant à l’intérieur de moi. En tout cas, je l’espérais.
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Alex O'Connell
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MessageSujet: Re: Retrouvailles... explosives ? [ PV Alex ]   Sam 25 Juil - 15:12

A demi allongé sur la table, je triturais ma plume d'un geste un peu neveux, ce que je n'étais absolument pas d'ailleurs, il fallait bien le préciser ! C'est vrai ! Car après tout, pour quelle raison serais-je nerveux ? Je n'en avais aucune. Par contre, je ne pouvais pas nier que j'étais un peu sur les nerfs. Mais qui ne le serait pas quand il y avait un type qui avait débarqué dans votre vie comme un cheveu sur la soupe et qui avait réussi à chambouler votre petite vie d'étudiant bien tranquille ? Surtout lorsque le type en question vous faisait bien sentir son aversion pour vous, et que du jour au lendemain, il vous embrassait à pleine bouche, en regrettant ses actes passés.

Je n'arrivais vraiment pas à comprendre le comportement d'Adams et cela m'énervait au plus haut point ! Car j'avais comme la désagréable impression qu'il était en train de se foutre de ma gueule en jouant avec moi et ça ne me plaisait pas du tout... Parce que c'était encore moi qui allait déguster comme toujours...

Toujours dans mes pensées, je faisais voyager d'un geste rêveur ma plume le long de ma mâchoire du côté gauche, puis du côté droit, les yeux dans le vague. Mais le son d'une chaise raclant de nouveau le sol me fit revenir sur Terre et, sachant très bien d'où provenait le bruit, je relevais les yeux vers Adams qui était encore une fois debout et se dirigeait encore et toujours vers moi. Mais ce qu'il fit ensuite me laissa totalement sur le cul, tellement je ne m'y attendais pas (il faut dire, QUI s'attendrait à une chose pareille ?...). Sous mon regard ahuri, il déplaça légèrement ma table sur le côté et s'assit sur mes cuisses sans même me demander mon avis ! Puis, il prit mon visage entre ses mains et approcha son visage du mien. Mon coeur fit alors une embardée en pensant qu'il allait de nouveau m'embrasser, mais il s'arrêta à seulement quelques centimètres de mes lèvres (ce qui me fit pousser un sentiment de frustration intérieur qu'il valait mieux que j'oublie rapidement) et il me souffla :

Embrasse moi, O’Connell… Embrasse moi

Et là, sans même que je comprenne moi-même ce que j'étais en train de faire, je comblais la distance qu'il y avait entre ses lèvres et les miennes, et je l'embrassais comme jamais je n'avais embrassé personne. Je me faisait un peu l'effet d'être un drogué en manque, ce qui me surprenait grandement car, même si ça faisait un petit moment que je n'avais embrassé personne (à l'exception d'Adams et Stevens, bien sûr), et même si j'avais apprécié le baiser que m'avait donné Adams dans cette salle de classe vide après m'avoir tabassé, j'étais loin d'être en manque de ses baisers.

Mes yeux s'étaient automatiquement fermés au contact de ses lèvres et mes bras étaient venus s'enrouler autour de la taille du Serpentard. Ma langue forçais à présent le passage de ses lèvres et de ses dents pour atteindre sa voisine et je poussai un gémissement sourd lorsqu'elle caressa violemment et pour la seconde fois en moins d'une semaine, celle d'Adams. Mais au bout de quelques minutes à l'embrasser fièvreusement et qu'il y réponde, je repris peu à peu conscience de mes actes et la stupidité de ce geste me revint alors en pleine face, tel un boomerang.

J'ouvris brusquement les yeux, ce qui me fit revenir à la réalité beaucoup plus brutalement que je ne l'aurais voulu. Puis, je rompis le baiser en poussant doucement Adams sur le côté pour pouvoir me lever de ma chaise et m'exclamais :

- Non, je ne devrais pas !

Puis, je me retournais vers Adams pour tenter de lui expliquer ma vision des choses, ce que je savais très difficile, car chaque fois que j'essayais de lui expliquer quelque chose, il s'énervait... Cela allait sûrement être le cas encore maintenant, mais il fallait que les choses soient bien claires, au moins pour moi...

- Ecoute, je... Je ne suis pas du genre à embrasser ou à coucher avec n'importe qui, d'accord ? Tu vas sûrement trouver ça ringard ou me traiter encore de prude, mais je suis quelqu'un qui s'engage émotionnellement dans une relation, tu vois ? Et je ne crois pas me tromper en disant que tu n'es pas le genre de personne que je recherche. Je préfère donc qu'on en reste là, ça vaudra mieux pour nous deux.
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Matthew Adams
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MessageSujet: Re: Retrouvailles... explosives ? [ PV Alex ]   Sam 25 Juil - 16:34

Sans une parole, sans un commentaire, O’Connell combla la distance entre nous et posa Ses lèvres sur les miennes alors que je me sentais plus fébrile que jamais. Et aussitôt tout disparut, ne resta plus que Son baiser. Je fermai les paupières, occultant le monde autour de nous, savourant le délice de retrouver Son goût coulant sur mon palet. Ses bras s’enroulèrent autour de ma taille et je me collai à lui dans un mouvement instinctif, toujours plus avide de Son contact. Je gémis bruyamment sans pouvoir le retenir lorsque Sa langue força le barrage de mes lèvres, rejoignant la mienne avec force. Et lorsqu’enfin elle se rencontrèrent dans un ballet endiablé, je L’entendis gémir à son tour, attisant mon désir, mon envie de Lui et je crochetai mes bras autour de Sa nuque parce que je sentais le monde tanguer dangereusement autour de nous. Et la chaleur m’envahit avec une telle violence que j’eus la sensation que tout mon corps brûlait, l’incendie se répandant lentement et pourtant si puissamment dans mes veines. J’avais le ventre qui se nouait jusqu’à m’en faire mal, je me sentais me liquéfier sur place alors que mon odeur s’imprégnait de la Sienne, que Son haleine calcinait ma gorge. Il m’embrassait. O’Connell m’embrassait, comme un forcené, et je le lui rendais bien. Je caressais Sa langue de la mienne avec la force du désespoir, du manque. Du manque de Lui. Je mouvais mes lèvres contre les Siennes, encore et encore, jusqu’à ce que leur empreinte finisse par se fondre dans la mienne. Et je me rapprochais de Lui, toujours plus, comme pour combler cet espace entre nous qui me laissait comme une impression de vide insupportable. Et je gémis de nouveau, complètement déconnecté du monde extérieur. Mais bientôt, trop vite, la réalité reprit ses droits lorsque je sentis O’Connell se tendre imperceptiblement et commencer à me pousser sur le côté. Trop brutalement, Ses lèvres quittèrent les miennes et je poussai un grognement frustré et mécontent en ouvrant paresseusement les yeux pour le fixer. Il me fit m’enlever de ses genoux et je dus suivre le mouvement alors qu‘il se levait.

Non, je ne devrais pas ! s’exclama-t-il, le dos tourné alors que je reprenais peu à peu mes esprits.

Maintenant qu’il avait rompu le baiser, je ressentais comme un grand vide au creux de mon ventre, là où la chaleur avait semblé pulser si fort quelques secondes plus tôt. Et cette sensation me fut plus douloureuse que je ne l’aurais imaginé.

Écoute, je... Je ne suis pas du genre à embrasser ou à coucher avec n'importe qui, d'accord ? continua-t-il après s’être retourné et je me surpris à plonger mon regard dans le Sien comme par automatisme. Tu vas sûrement trouver ça ringard ou me traiter encore de prude, mais je suis quelqu'un qui s'engage émotionnellement dans une relation, tu vois ? Et je ne crois pas me tromper en disant que tu n'es pas le genre de personne que je recherche. Je préfère donc qu'on en reste là, ça vaudra mieux pour nous deux.

Les derniers mots furent comme autant de petites épines qu’on me plantait un peu partout, mutilant ma chair, mes poumons. Mon cœur. Je ne compris pas cette soudaine envie de de m’effondrer à terre et de pleurer, de m’enfuir encore. J’aurais pu ressentir de la colère, je ne sentais que du vide. Un vide pourtant tellement douloureux que je suffoquai un instant avant de canaliser l’énergie de la douleur pour garder la tête froide. Il ne voulait pas de moi, vraiment, et ça faisait mal, tellement mal de se l’entendre dire. Pourtant, ce n’était pas comme si je n’étais pas au courant mais là, O’Connell s’était montré on ne peut plus clair. Même en feignant d’être idiot, je comprenais chaque mot, ils m’avaient atteint avec une telle force que j’aurais presque pu sentir mes côtes craquer sous le choc. Et j’aurais dû m’y attendre : Il était un Gryffondor et j’étais un Vert et Argent. Nous étions totalement incompatibles Lui et moi, c’était évident. Mais cette constatation me faisait mal, trop mal. Je fronçai un peu les sourcils, tentant d’occulter tout ce que je pouvais ressentir en cet instant - ou plutôt tout ce que je ne ressentais pas justement - et me rapprochai doucement d’O’Connell, mon regard toujours fiché dans le sien qui semblait un peu perdu ou inquiet. Je ne m’arrêtais qu’à quelques centimètres de Lui et la chaleur revint de façon plus ténue. Mais c’était déjà tellement plus agréable.

Alors pourquoi m’avoir embrassé comme un désespéré ? demandai-je dans un souffle rauque. J’ai pas rêvé, tu m’as bien embrassé, non ? Alors pourquoi ? Je veux dire… Je t’ai laissé le choix, tu aurais très bien pu me repousser, répliquai-je un peu plus fort. Tu aurais très bien pu me dire non, mais tu ne l’as pas fait. Au lieu de ça, tu m’as embrassé. Embrassé ! Alors pourquoi ? Si c’est pour…

Il me sembla que ma voix s’étrangla, je déglutis avec peine.

Si c’est pour me rejeter comme ça la seconde d’après, repris-je le ton plus dur.

Je me détestais de ressentir autant de peine à la seule idée qu’Il ne voulait pas de moi, à la seule pensée que je m’étais peut être fait avoir comme un bleu, moi, un Serpentard joueur et sans scrupules. Et je Le détestais aussi pour me rendre si faible, si perdu. Pour me faire ressentir ce manque de Lui avec tant de force que j’avais l’impression d’en crever à petit feu.
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Alex O'Connell
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MessageSujet: Re: Retrouvailles... explosives ? [ PV Alex ]   Dim 26 Juil - 14:31

Quelques minutes s'écoulèrent sans que ni Adams ni moi n'ouvrions la bouche. De mon côté, je n'avais aucune raison de le faire puisque j'avais dit tout ce que j'avais à dire et tout était clair pour moi à présent. Mais j'étais curieux de savoir ce que Adams pensait réellement de tout cela et j'avais un peu peur qu'il ne comprenne pas mon point de vue, ce qui serait sûrement le cas vu qu'il voulait seulement m'avoir une fois dans son lit et qu'il ne devait sûrement jamais avoir eu de relation sérieuse avec quelqu'un de toute sa vie.

Alors que j'observais le moindre de ses gestes ou expressions qui pourraient traduire un semblant de colère (sait-on jamais), Adams se rapprocha lentement de moi, son regard déterminé fiché dans le mien un peu inquiet, je dois bien le reconnaître. En même temps, avec tout ce qu'il m'avait fait subir depuis que l'on se connaissait (que ce soit de la drague, en passant par les insultes, puis le pied sous la table du restaurant et enfin, le cassage de gueule pour finir par un baiser), j'avais appris à me méfier de lui, car il était totalement incontrôlable et surtout imprévésible. La preuve en étant aujourd'hui avec ses regrets et son deuxième baiser (bon, okay, c'est moi qui l'ai embrassé cette fois, mais c'est tout de même lui qui est venu se mettre à califourchon sur moi pour me demander de le faire !). Toujours est-il qu'il s'approchait toujours de moi, la distance entre nous diminuant peu à peu, et ça ne me plaisait pas du tout car je n'avais aucune idée de ce qu'il comptait faire. J'avais peur qu'il ne recommence à m'embrasser malgré mes explications qur le fait que je m'engage émotionnellement dans une relation et pas que sexuellement. C'est pour ça que lorsqu'il ne fut qu'à quelques centimètres de moi, je préférais reculer d'un pas alors qu'il s'arrêtait.

Alors pourquoi m’avoir embrassé comme un désespéré ? J’ai pas rêvé, tu m’as bien embrassé, non ? Alors pourquoi ?

Oui, je l'avais bien embrassé. C'était moi qui avait comblé la distance entre nos lèvres, c'était moi qui l'avait enlacé de mes bras pour que nos deux corps soient plus proches, et c'était encore moi qui avait glissé ma langue dans sa bouche pour caresser la sienne. Mais même si j'étais conscient d'avoir fait tout cela, je ne savais pas du tout pourquoi je l'avais fait. Peut-être parce que la tentation était trop grande. Je veux dire, il était non seulement assis à califourchon sur mes cuisses, mais en plus, il tenait mon visage en coupe entre ses mains et ses lèvres n'étaient qu'à quelques centimètres des miennes. Il y a de quoi tenter n'importe qui. Surtout que, même si son comportement est exécrable (envers moi) et même si c'est très (très) énervant qu'il se conduise comme un gamin pourri gâté, personne ne pouvait pas nier qu'il était beau garçon et c'est toujours très tentant d'embrasser un beau garçon (surtout quand le beau garçon en question embrassait comme un Dieu).

Je veux dire… Je t’ai laissé le choix, tu aurais très bien pu me repousser. Tu aurais très bien pu me dire non, mais tu ne l’as pas fait. Au lieu de ça, tu m’as embrassé. Embrassé !

Oui, bon ça va ! J'avais compris ! JE l'avais embrassé alors que j'avais le choix. C'était MOI qui avait posé mes lèvres sur les siennes et qui avait rentré ma langue dans sa bouche. J'aurais pu me retirer, mais je ne l'avais pas fait et je commençais à me demander si je n'avais pas fait une grosse erreur... Pas que je regrettais vraiment de l'avoir embrassé, mais si j'avais su que ça allait se retourner contre moi en devant justifier mon geste, je ne l'aurais probablement jamais fait...

Et puis après, il allait croire qu'il avait toutes ses chances avec moi. Ce qui était loin d'être le cas. Après tout, on était totalement incompatible tous les deux. Lui cherchait simplement une proie pour partager son lit une nuit, moi je cherchais quelqu'un pour partager ma vie le plus longtemps possible. C'est donc mathématique ! Lui + moi = échec total.

Alors pourquoi ? Si c’est pour… Si c’est pour me rejeter comme ça la seconde d’après

Comme si ça changeait quoi que ce soit pour lui que je le rejète ou pas... Oh, bien sûr, ça blessait sûrement son égo de mâle bafoué, mais il s'en remettrait forcément ! Quoique depuis un moment, il en avait qu'après moi... Et j'avais beau le rejeter des dixaines de fois, il revenait encore et toujours (pire qu'un boomerang). Mais cela était très certainement dû au fait que j'étais une sorte de défi pour lui qu'il se devait de réussir. Enfin bon, j'essayais tout de même d'être optimiste. Comme m'avait dit Jaymie à l'infirmerie la dernière fois, il se trouvera sûrement un autre bouc-émissaire d'ici quelques temps, il suffit simplement d'être patient...

- Je ne sais pas... Je ne sais pas pourquoi je l'ai fait, dis-je d'un ton posé. Mais ce que je sais, c'est que c'était une erreur... Une énorme erreur.

Je passai ensuite devant lui sans même le regarder et je remis ma table à sa place. Puis, les deux mains posées à plat sur le bureau, je jetais un coup d'oeil à la porte en bois en poussant un petit soupir. Bien sûr, Rogue avait fermé cette saloprie de porte donc il m'était impossible d'échapper à ce qui allait suivre. Car il y aurait forcément une suite. Je savais qu'Adams reviendrait à la charge et ça me fatiguait d'avance. Pourquoi ne pouvait-il pas me laisser tranquille une bonne fois pour toute ?...
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Matthew Adams
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MessageSujet: Re: Retrouvailles... explosives ? [ PV Alex ]   Lun 27 Juil - 8:54

O’Connell ne parut pas tellement apprécier que je Le mette face à la responsabilité des Ses actes, sans ménagement ; ce qui me fit sourire de façon assez ironique, intérieurement. Étrangement, moi je n’étais qu’un gamin quand on me balançait en pleine tronche une vérité dérangeante mais quand c’était Lui, c’était tout à fait normal qu’Il ne le supporte pas. Il y avait de quoi rire, franchement, mais je doutais qu’Il le prenne bien. Et puis, plus je parlais plus j’avais la sale impression qu’Il allait me sauter à la gorge, si bien qu’Il ne faisait aucune remarque se contentant de me fixer de Son regard azur.

Je ne sais pas… fit-il alors le plus calmement du monde. Je ne sais pas pourquoi je l'ai fait. Mais ce que je sais, c'est que c'était une erreur… Une énorme erreur.

Une énorme… erreur ?

Ses mots me frappèrent en plein estomac et j’eus un mouvement de recul, comme par instinct de protection sous la violence de ces paroles. Je me sentis même vaciller et j’eus peur de tomber durant un court instant. Ainsi, Il voyait les choses comme ça ; tout ça n’était qu’une vulgaire erreur de parcours pour Lui. Je me fis remarquer que Ses remarques n’auraient pas dû m’atteindre avec autant de force. Pourtant…

Pourtant, le fait est là. Ça me fait mal, terriblement mal. J’ai mal, mal comme je ne m’étais pas autorisé à avoir mal depuis bien longtemps, si bien que j’en avais presque oublié la sensation.

Et je comprenais pourquoi j’avais préféré occulter ce genre de sentiment : c’était trop douloureux, si douloureux qu’on avait l’impression que tout se brisait à l’intérieur de nous, que tout venait de se détruire en un instant. Une seule seconde où tout basculait et plus rien ne restait, sinon la douleur. Et le vide. Je sentis plus que je ne vis le Gryffondor retourner à sa place, sans m’accorder un seul regard alors que je restais complètement prostré, le regard baissé, l’estomac coincé dans ma gorge avec cette sale impression de vouloir absolument vomir toute la douleur hors de mon corps. Alors ce n’était que ça pour Lui. Une erreur, une énorme erreur. Ce n’était rien que ça. Ces deux mots résonnaient dans ma tête, tambourinant inlassablement contre mon crâne, m’assourdissant légèrement, se répercutant contre mon cœur. Et je n’avais même plus la force d’être en colère contre Lui ; non, je me sentais juste vide. Vide. Je m’étonnais moi-même de Le laisser m’atteindre si facilement, il Lui était tellement facile de me briser que j’aurais pu en être effrayé. J’aurais dû être effrayé. Mais je ne ressentais qu’une vague honte envers moi-même de Le laisser faire comme ça, un soupçon de colère toujours dirigée vers ma propre personne pour ne rien faire contre Son pouvoir sur moi.

Et le vide, encore le vide. Toujours le vide.

Seulement, il fallait que ça change. Au moins juste pour Lui montrer que je ne me laissais affecter par Ses mots ; au moins pour qu’Il ignore que justement Il venait de m’atteindre, de m’atteindre plus que je ne l’aurais voulu. Retrouver le temps de cinq minutes toute la fierté Serpentarde dont je savais faire preuve pour donner le change, juste pour ne pas Lui donner la satisfaction de me voir aussi pathétiquement mal en point. Oui, c’était le seul moyen. Et peut être qu’après tout redeviendrait comme avant. Avant Lui. Lui et tous ces sentiments qu’Il faisait courir sous ma peau, dans mes veines. Je pris une profonde inspiration, refoulant chaque émotion une à une jusqu’à me servir de leur énergie pour retrouver ma contenance. Je pressai une seconde les paupières et la scène pourrait commencer enfin. Il fallait juste que je tienne le coup, encore quelques minutes. C’était une question d’habitude et l’habitude de tout ce cinéma, je l’avais. Je relevai la tête vers Lui, Il ne me regardait pas.

Très bien. O’connell - Adams, dernier acte.

Tu sais quoi O’Connell, lançai-je naturellement pour attirer Son attention.

J’étais Matthew Zacchary Adams, Serpentard de cinquième année, fils de Sandy Leeroy Adams, l’homme qui avait construit son mariage, sa carrière, sa vie toute entière sur sa faculté à mentir comme il respire. J’étais son descendant, j’avais ça dans le sang : mentir comme je respire. Il était temps de me montrer à sa hauteur, même si ça m’écorcherait les lèvres d’admettre que je tenais quelque chose de lui.

Je vais te laisser tranquille, repris-je une fois qu’Il me regardait enfin, dans les yeux. Tu n’auras plus à faire à moi, je ne reviendrai pas te chercher. De quelque manière que ce soit. Vis ta vie de ton côté, je ne m’en mêlerai plus puisque c’est ce que tu souhaites. Ce sera comme s’il ne s’était rien passé entre nous. Jamais. Ce sera comme si on ne s’était pas rencontrés ce soir là. Jamais. C’en est fini de toute cette comédie grotesque. Fini.

Le calme et la maitrise dont je fis preuve me déconcertèrent presque. Je n’aurais pu penser être si doué à ce petit jeu, surtout en de telles circonstances. Mais j’en fus soulagé. Je me savais débarrassé de Lui, de tout. Et bientôt je L’oublierai. Oui, bientôt.

Bientôt.
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Alex O'Connell
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MessageSujet: Re: Retrouvailles... explosives ? [ PV Alex ]   Lun 27 Juil - 15:41

Tu sais quoi O’Connell.

Je tournais la tête vers lui, fronçant légèrement les sourcils en me demandant ce qu'il allait bien pouvoir me répondre. Je ne m'attendais pas du tout à ce qu'il se taise, bien au contraire, je savais qu'il allait forcément répliquer, c'était évident. Mais ce que je ne savais pas, c'était la manière dont il allait le faire. Allait-il être vexé ? En colère ? Ou allait-il simplement hausser les épaules d'un air indifférent et passer à autre chose ?

Je pivotai mon corps vers lui, lui faisant à présent entièrement face, et j'attendis, impatient, la suite de sa réponse. J'espèrais secrètement ne pas me recevoir un nouveau coup de poing en pleine face pour avoir été aussi franc, même s'il n'avait aucune raison de me le faire car il n'en avait sûrement rien à foutre que je lui dise ça (mais sait-on jamais, avec lui...).

Je vais te laisser tranquille.

Je clignais des yeux quelques secondes, le temps que l'information arrive bien au cerveau et que celui-ci l'enregistre correctement. Puis, lorsque ce fut fait, je fus tellement étonné de sa réponse que je haussais les sourcils à leur maximum, écarquillant très légèrement les yeux.

Je n'aurais jamais imaginé qu'il puisse me répondre ça avec autant de naturel. Comme s'il s'était donné un quota de rejet à subir de ma part, puis, si ça ne marchait toujours pas à la fin de la limite qu'il s'était fixé, il laissait complètement tomber. Apparemment, il avait opté pour la troisième solution : celle de hausser les épaules d'un air indifférent et de passer à autre chose. Et d'un côté, je m'en sentais vraiment soulagé qu'il réagisse de cette façon, car après tout, c'était ce que je voulais. Qu'il me laisse définitivement tranquille et que je retourne à ma petite vie d'étudiant sans histoires que j'avais avant de le rencontrer. Mais d'un autre côté, il y avait cette partie de moi qui n'aimait pas vraiment cette idée. Cette partie de moi qui me disait que sans lui, ma petite vie redeviendrait totalement ennuyeuse, comme elle l'était depuis un moment déjà, et que même si avec lui, rien n'était facile et que je ne m'en sortais pas forcément indemne à chaque fois (cf. la dernière fois dans la salle de classe), eh bien, il y avait toujours ce côté imprévésible qui manquait à ma vie. Et plus il continuait de parler, plus cette partie-là de moi se fit forte.

Tu n’auras plus à faire à moi, je ne reviendrai pas te chercher. De quelque manière que ce soit. Vis ta vie de ton côté, je ne m’en mêlerai plus puisque c’est ce que tu souhaites. Ce sera comme s’il ne s’était rien passé entre nous. Jamais. Ce sera comme si on ne s’était pas rencontrés ce soir là. Jamais. C’en est fini de toute cette comédie grotesque. Fini.

Je pris discrètement une grande bouffée d'air, car je ne m'étais même pas rendu compte que pendant tout le temps qu'il a parlé, je n'avais pas une seule fois reprit ma respiration. Puis, je hochais doucement la tête pour lui montrer que j'avais bien tout compris ce qu'il m'avait dit.

- Bien... répondis-je tout simplement avant de contourner le bureau pour aller me rasseoir à ma table.

Je baissai ensuite les yeux sur mon devoir qui, avec tout ça, n'avait pas avancé d'un centimètre. Puis, je pris ma plume dans ma main droite et y trempa la pointe dans ma bouteille d'encre noir. Je me mis ensuite en position pour écrire, la plume levée au-dessus de mon parchemin, mais rien ne vint, mon cerveau ne semblant plus vouloir fonctionner. Je posais donc la plume sur la table, m'étira longuement, pour finir par croiser les mains derrière ma tête, en m'adossant au dossier de ma chaise dans une position confortable. Oui, c'était la meilleure solution...
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Matthew Adams
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MessageSujet: Re: Retrouvailles... explosives ? [ PV Alex ]   Mar 28 Juil - 15:39

En apparence je me savais impassible, jouant le jeu à la perfection et même au-delà ; à l’intérieur j’avais l’horrible impression qu’une tornade venait de tout dévaster, ne laissant derrière elle qu’un trou béant et sombre dans lequel je me sentais me perdre. J’étais au bord du gouffre, c’était indéniable ; un seul faux mouvement et je tombais. Un seul faux pas et j’étais perdu. C’en était fini de moi et de ma petite mise en scène. Aussi lorsque je remarquai qu’O’Connell haussait les sourcils de surprise sans même le cacher, je sentis ma bonne volonté et mes dernières forces vaciller dangereusement. Mais à quoi jouait-Il ?

Pourquoi est-Il si surpris ? C’est bien ce qu’Il voulait, non ? Que je Le laisse tranquille, que je Lui fiche la paix, que je Lui lâche les basques. C’Est-ce qu’Il m’a demandé, pas vrai ? Alors quoi ?

Je ne comprenais. J’accédais à Sa requête sans broncher, je Lui accordais sans mot dire ce qu’Il désirait. Il aurait dû en être content, non ?

Tu fais chier O’Connell. Tu fais vraiment, vraiment chier.

Bien… acquiesça-t-Il après avoir lentement hoché de la tête.

Il contourna Son bureau et revint à Sa place ce pendant que je perdais peu à peu e ma superbe. Maintenant que je Lui avais bien montré que cette décision ne me faisait ni chaud ni froid, je commençais à recouvrer tous les sentiments qui venaient m’envahir avec une lenteur atroce. Les dernières barrières retenant le flot de douleur et d’amertume s’effondraient petit à petit et j’avais peur, très peur de craquer.

Bien, L’imitai-je rapidement avant de battre en retraite tout aussi vite.

Avoir au moins le dernier mot fut comme une petite satisfaction personnelle. J’avais au moins ça pour moi, même si ce n’était pas grand-chose au vu des dégâts causés. Raide comme la justice, je regagnai ma place alors que Ses mots et les miens tourbillonnaient à l’intérieur de mon crâne, s’entrechoquant violemment par intermittences régulières. Et la réalisation me frappa de plein fouet. J’avais baissé les bras, j’avais abandonné. Je venais de laisser tomber, ni plus ni moins. Ça n’aurait pas dû m’être aussi douloureux et pourtant ça l’était. Je me mordis l’intérieur de la lèvre pour ne pas gémir de douleur, pour éviter de laisse couler les larmes qui me brouillaient soudainement les yeux. Je me cramponnai à ma table comme pour ne pas sombrer totalement, aspirai l’air par la bouche comme pour garder la tête hors de l’eau encore un moment. Je ne Le reverrai plus, jamais. Je ne Lui parlerai plus, je ne pourrai plus Le toucher. L’embrasser. Je ne pourrai plus rien puisque c’était ce qu’Il avait voulu et que je Lui avais gentiment fait la promesse qu’Il n’aurait plus à faire à moi. Je le Lui avais promis et Il allait m’oublier, me rayer de Sa vie comme on raye le lait sur une liste de courses. Et moi, je me retrouverai seul, vide, avec le sale goût de l’humiliation et de la honte me brûlant l’estomac alors que depuis le première fois, ma vie ne tournait plus qu’autour de Lui. Je m’en rendais compte maintenant que tout était fini ; mon quotidien s’était articulé au Sien comme pour que nos existences se lient pour un moment. Et désormais je n’avais plus rien, plus rien que des images qui Le rappellerait à mon souvenir et c’était tout. Quelque part, je regrettais un peu d’avoir cédé aussi rapidement aussi facilement. Peut être que si j’avais insisté encore un peu plus, Il aurait cédé ; Il m’aurait cédé. Mais la douleur dans ma poitrine ne désemplissait pas à cette seule pensée et j’avais juste l’impression d’être déchiré de l’intérieur.

Non, je ne dois pas penser comme ça. J’ai bien fait de couper les ponts, c’est le mieux. C’est impossible nous deux. Et puis, de toute façon, qui a parlé d’un « nous » hein ? Pas moi.

Pour échapper au cours incessant de mes pensées, je reportai mon attention sur mon devoir, toujours pas commencé. Un rapide coup d’œil à l’horloge murale m’apprit qu’il ne me restait plus que vingt bonnes grosses minutes pour le faire. Vingt bonnes grosses minutes à tenir.

Vingt bonnes grosses minutes d’enfer.

Plume en main, je relus le sujet avant de me mettre à écrire. Bizarrement, les mots me vinrent tout seuls, sans que je n’aie à trop réfléchir dessus. Je marquai quelques phrases avant de m’arrêter pour me relire et voir ce que, dans l’ensemble, le peu que j’avais écrit donnait. Et le contenu de mon pseudo-devoir m’effara.

« Certains utilisent la violence afin de se faire remarquer des autres. Parce qu’il est de ces personnes dont on ne supporte pas l’idée d’être ignoré. Alors on cherche un moyen d’avoir une existence à leur yeux, une manière de se donner une certaine importance. Parce que c’est tout ce que l’on cherche : être important pour quelqu’un tandis que l’on se sent infiniment seul et inutile. »

Je me sentis rougir, bêtement, juste pour quelques mots qui me faisaient battre le cœur de façon irrégulière. Juste pour quelques phrases qui venaient de mettre à nu une vérité que je préférais me cacher jusque là. Le rapport avec O’Connell était on ne peut plus clair. Et ça m’égratignait le cœur autant que ça m’exaspérait. Jamais je n’aurais dû marquer des trucs pareils. Jamais. Je froissai rageusement mon parchemin avant d’en piocher un autre au fond de mon sac.

Non, mais c’est quoi ces conneries ?

Je notai pour la deuxième fois l’intitulé du sujet avant de rester immobile, plume en l’air. Je ne savais pas quoi écrire. Et mon regard qui dérivait vers la boule de papier froissé. Et mes mains qui tremblaient un peu. Et mon cœur qui cognait sourdement contre mes côtes. Et la pendule qui me disait qu’il ne restait que quinze minutes. Et la scène qui se rejouait inlassablement devant l’écran de mes paupières clauses.

Oui, c’était la meilleure solution…
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Alex O'Connell
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MessageSujet: Re: Retrouvailles... explosives ? [ PV Alex ]   Mer 29 Juil - 16:47

Bien, me répondit-il inutilement avant de retourner s'asseoir à sa table.

Je le suivis des yeux quelques instants jusqu'à ce qu'il fut définitivement assis (et que je savais qu'il ne se relèverait pas, du moins, pas pour revenir vers moi. A moins qu'il est des tendances masochistes, ce qui ne m'étonnerait pas, à vrai dire...). Puis, une fois qu'il se mit à écrire sur son devoir, je jetai un coup d'oeil au mien qui trônait bien en évidence sur ma table et dont le contenu n'avait pas été complété d'un pouce depuis le début de l'heure de colle. Je remontais ensuite la manche gauche de mon uniforme pour voir l'heure sur ma montre et écarquillais les yeux de stupeur en remarquant qu'il ne restait plus que ving petites minutes avant la fin de l'heure (enfin, trente minutes pour moi, puisque Rogue avait rallongé mon heure de colle... Ce prof est vraiment le pire de tous...). Je vérifiais sur l'horloge murale de la salle pour être sûr que ma montre n'ait pas des ratés, et lorsque je fus sûr que c'était la bonne heure, je me reconcentrais et me remotivais pour écrire ce satané devoir (parce que Rogue serait bien capable de me recoller pour ne pas avoir fait ce qu'il y avait de demander... Quoique, ça doit sûrement le faire autant chier que nous de venir à ces heures de colle. La preuve ! Il est parti au lieu de nous surveiller.).

La plume en l'air, j'en suçais l'extremité comme pour essayer de me concentrer plus facilement et pour tenter de trouver l'inspiration qui me permettrait de continuer cet punition. Mais un froissement de papier à l'autre bout de la salle me fit lever la tête de nouveau vers Adams. Apparemment, ce qu'il avait écrit ne lui convenait pas du tout... Mais pourquoi froisser le parchemin de cette manière ? Il ne pouvait pas tout simplement jeter un sort d'effacement et tout recommencer ? On apprenait ce sortilège au tout début de la scolarité, alors cela m'aurait beaucoup étonné qu'il ne le connaisse pas. Enfin, ce n'était pas mon problème après tout, et dans un haussement d'épaule, je retournais à mon propre parchemin, qui n'attendait qu'une seule chose, que je lui écrive dessus... Ce que je fis après un long moment de réflexion et un soupir en voyant qu'il ne me restait maintenant plus que quinze minutes.
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Matthew Adams
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MessageSujet: Re: Retrouvailles... explosives ? [ PV Alex ]   Jeu 30 Juil - 9:33

Réfléchis Matt, bon sang. Réfléchis !

Je fis nerveusement tourner ma plume dans ma main gauche, les yeux fixés sur le parchemin vierge - encore. Tout ce petit manège avait un arrière goût de déjà vu et ça m’énervait prodigieusement. Déjà que je me sentais sur le point de sérieusement péter un câble alors si en plus je me mettais à tourner en rond.

Peut être que je devrais reprendre ce que j’avais écrit… Non ? … Non, non et non ! Tout ça, c’était des conneries ! Hors de question que j’écrive un truc pareil !

Mes yeux louchèrent du côté de la boule en papier - encore - pour revenir aussitôt sur ma feuille. Parce que regarder ce parchemin froissé revenait à penser à Lui - encore - et je ne m’autorisais pas une telle liberté. Ça devenait trop douloureux pour que je puisse le supporter longtemps sans craquer pour de bon. Je me rabrouai mentalement et me forçai à écrire. Même n’importe quoi. De toute façon, ce n’était pas comme si j’avais promis de faire un effort hors du commun pour ce devoir. Et je savais que Papy Dumby le savait aussi.

« La violence reste le moyen de domination le plus ancien et aussi le plus efficace dans une société où ce qu’on appelle la Loi du plus fort régit les relations entre hommes. C’est une manière simple et rapide de s’imposer aux yeux des autres avant que ce ne soit les autres qui s’imposent à vous.

La violence, la réponse à tous les problèmes ? Sans doute. Parce que si ce n’est pas vous qui mettez au tapis votre adversaire, c’est l’adversaire qui vous mettra au tapis. C’est comme ça, la vie. »

Avec un petit sourire satisfait, je me dis que c’était là quelque chose qui me ressemblait déjà plus. Et juste au moment où je commençai à ranger mes affaires- je n‘avais pas l‘intention de continuer plus que ça -, la pendule m’annonçait la fin de mon heure de colle.

Enfin… !

J’étais libéré. Me retenant à grand peine de ne pas exulter tout haut, je déposai le parchemin sur le bureau de Rogue avant de jeter l’autre papier dans la corbeille sans remarquer qu’il tombait à côté. Et, enfin, je pus partir. Sortir de cette salle de classe où j’étouffais depuis un moment déjà. Je m’empêchai très fortement de ne pas Lui jeter un coup d’œil en sortant définitivement. La porte refermée avec lenteur, je m’adossai à elle un moment en fermant les yeux. Je ne remarquai qu’à cet instant que ma respiration était rapide et que j’avais le cœur qui battait un peu trop fort. Je ne m’étais pas rendu compte que j’étais si oppressé là dedans. Quelque part, je me sentais soulagé d’avoir fermé la porte sur ce qui aurait été sans l’ombre d’un doute un véritable échec. Tout ÇA n’était voué qu’à être du gâchis qui ne servirait à rien. Mais d’un autre côté, je sentais ce trou béant dans mon ventre, cette sorte de déchirure dans ma poitrine qui me laissait un arrière goût désagréable dans la bouche. Mais je devais passer par-dessus, je devais ignorer les sentiments. Ça n’apportait jamais rien de bon. Alors que je repartais, je croisai Rogue qui, lui, arrivait en sens inverse.

Professeur Rogue, j’ai laissé mon devoir sur votre bureau. Bonne soirée, le saluai-je rapidement alors que sa mine renfermée habituelle ne m’accordait que peut d’attention.

Et alors que j’avançai dans le couloir vide à cette heure, la porte claqua dans mon dos. Et je sus que c’était fini. Vraiment. Mais c’était loin de me réjouir entièrement…

C’était la meilleure des solutions. Point. Ancre toi ça dans le crâne Adams. Une bonne fois pour toutes.

[ Maintenant, tu de démerdes avec Rogue ! x) Je t'ai mis ce que M a écrit en deuxième au cas tu veuilles qu'Alex le remarque aussi... Sait on jamais. C'est comme tu veux. ]
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Alex O'Connell
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MessageSujet: Re: Retrouvailles... explosives ? [ PV Alex ]   Lun 3 Aoû - 17:50

Le dernier quart d'heure de cette heure de colle fut sans doute le plus long et le plus ennuyeux de tous les quarts d'heure que j'ai pu passer sur cette Terre. Et il y en avait énormément ! Je trempais ma plume, toujours disposée dans ma main droite, de temps à autre dans mon pot d'encre pour écrire une ou deux phrases sur le parchemin qui se remplissait lentement, mais sûrement. Je relevais parfois la tête pour jeter un léger coup d'oeil à Adams, seulement pour voir ce qu'il était en train de faire et aussi pour le surveiller de loin, au cas où l'envie lui reprendrait de venir me voir pour me demander de l'embrasser à nouveau (sait-on jamais)... Mais celui-ci était à présent disposé à m'ignorer totalement (ce qui, soyons clair, ne me dérangeait absolument pas puisque, après tout, c'est ce que je voulais depuis le début !).

Après m'être reconcentré sur mon devoir et m'être forcé à ne plus me laisser distraire par quoi que ce soit (que ce soit Adams ou l'heure qui tourne à une lenteur infernale), le parchemin se remplit beaucoup plus vite. Mais à peine cinq minutes de concentration et celle-ci s'envola en fumée lorsque j'entendis Adams ranger ses affaires dans son sac. Un rapide coup d'oeil à la pendule de la salle de classe me renseigna sur le fait que notre heure de colle venait de se terminer (enfin !) et qu'il était à présent temps de partir de cet enfer, et rapidement !

Je commençais à peine à reboucher mon pot d'encre que Adams avait déjà déposé son devoir sur le bureau de Rogue et courait presque vers la sortie, comme s'il était poursuivit par une meute de loup-garous (je ne savais pas que je faisais si peur que ça...). J'observais quelques instants la porte de bois se refermer derrière lui, avant de hausser les épaules en soupirant. Je continuais alors de ranger mes affaires dans mon sac, lorsque la porte s'ouvrit de nouveau pour y faire entrer Rogue cette fois, qui me jeta un regard peu amène en me lançant dans ton sec :

- Si vous croyez vous en sortir comme ça, O'Connell, vous vous fourvoyez complètement. Vous avez encore dix minutes à attendre à cause de votre retard de totu à l'heure, alors asseyez-vous !

Moi qui me voyait déjà partir rejoindre les draps chauds de mon lit, je fus obligé de me rasseoir sur cette chaise en bois dur à attendre encore dix minutes dans cette salle de cours froide... Ces dix minutes de "punition" pour mon retard de cinq petites minutes du début de l'heure m'étaient complètement sorties de la tête et je comprenais largement pourquoi. L'idée de passer dix minutes de plus en compagnie de Rogue m'était totalement insupportable (même si techniquement, je ne passerais en tout que ces dix minutes avec lui puisqu'il avait quitté la classe le reste de l'heure...). C'est donc le sac étalé à mes pieds, les bras croisés et le devoir fini posé sur la table prêt à être ramassé, que j'attendis que ces dix longues minutes passent enfin pour que je puisse enfin m'en aller.

Une fois que la grande aiguille de l'horloge murale atteigna le numéro dix, je me levais de mon siège, mis mon sac sur l'une de mes épaules et prit mon devoir pour aller le déposer sur le bureau de cet abominable professeur de potions qui prit le parchemin sans même un regard dans ma direction. Je fis alors demi-tour, grimaçant légèrement à cause de cette impolitesse professorale, puis, alors que j'allais faire un pas en direction de la sortie de secours, mon pied buta contre quelque chose de lèger. Je baissais le regard, curieux de voir dans quoi je venais de buter, et je vis un morceau de parchemin roulé en boule à mes pieds. Ce même parchemin roulé en boule qui était tout à l'heure sur la table d'Adams. Je le pris dans ma main gauche avant de sursauter au son de la voix glaciale de Rogue.

- Monsieur O'Connell. Je doute que vous ayez envie de passer encore dix minutes de plus ici, alors je vous conseille de retourner dans votre dortoir maintenant.

A cette phrase, je me dépêchais de sortir de la pièce pour éviter de me retrouver enfermé dans cette salle de classe à vie. Je trottinais hors de cachots et respirais un peu mieux lorsque je me retrouvai dans le Hall, merveilleusement grand et lumineux. Je me posai alors rapidement dans un coin, le temps de lire ce qu'avait écrit Adams sur ce parchemin, que je tenais toujours, avant de le froisser.

« Certains utilisent la violence afin de se faire remarquer des autres. Parce qu’il est de ces personnes dont on ne supporte pas l’idée d’être ignoré. Alors on cherche un moyen d’avoir une existence à leur yeux, une manière de se donner une certaine importance. Parce que c’est tout ce que l’on cherche : être important pour quelqu’un tandis que l’on se sent infiniment seul et inutile. »

Je restais prostré quelques secondes, voire même minutes, devant ce bout de papier froissé. Qu'avait-il voulu dire par là ? Pourquoi avait-il écrit une telle chose ? Je ne pouvais pas dire que je le connaissais énormément, mais je trouvais que ce n'était pas du tout son genre d'écrire ce genre de choses. Alors pourquoi l'avait-il fait ? Décidemment, je ne comprendrais jamais ce type... Dans un geste machinal, je mis le morceau de parchemin dans une de mes poches de ma robe de sorcier et me dirigeais enfin vers mon dortoir pour une bonne nuit de sommeil, bien méritée.
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