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 Oeil pour oeil, dent pour dent

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cornedrue
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MessageSujet: Re: Oeil pour oeil, dent pour dent   Dim 26 Aoû - 5:33

c est tres jolie^^
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MessageSujet: Re: Oeil pour oeil, dent pour dent   Sam 1 Sep - 4:11

c'est vraiment, tous simpelment, hypra génialeeuuhh^^
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Lilia
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MessageSujet: Re: Oeil pour oeil, dent pour dent   Dim 2 Sep - 9:38

Merci beaucoup! Et bien, je vais poster deux chapitre d'un coup. Bonne lecture!

Chapitre 10: Le malheur des uns fait le bonheur des autres

-Et bien puisque ça te passionne, je t’apprendrais qu’un journaliste du Chicaneur est venu faire un article sur ton stupide Tribunal, Granger !
La jeune femme fut tentée de lui dire qu’elle était déjà au courant, mais il ne fallait pas qu’elle se trahisse. Elle avait quand même trouvé de quoi le torturer.
-Et donc, tu lui as dit de repasser plus tard ?
Elle regarda avec plaisir Malefoy pâlir. Elle devinait chacune de ses pensées. Il avait vu la venue de cet article comme une bénédiction, un moyen de se faire bien voir de son supérieur. Mais, arrivé là, ledit supérieur se montrait totalement indifférent à la nouvelle. Pire, il semblait trouver absurde la simple idée que l’employé ait pu répondre à sa place. Et là, Malefoy avait peur : il avait peut-être commis une faute grave ? Son atout se révélait en fait être un cadeau empoisonné. Il murmura la voix mal assurée :
-Non, j’ai répondu à ses questions…
Hermione le regarda comme s’il venait d’affirmer qu’un troupeau de Scroutts à pétard avait élu domicile dans le couloir. Encore une fois, elle accueillit avec plaisir le désarroi de son ennemi.
-Tu as quoi ?! s’étouffa-t-elle faussement.

Drago ferma les yeux et réitéra ses aveux. Il n’avait décidément pas de chance. Il regarda Hermione sortir en trombe du bureau pour « arranger ça ». Et dire qu’il s’était donné du mal à faire de bonnes réponses ! Enfin, peut-être verrait-elle qu’il avait assuré… Il soupira. Rien ne se passait jamais comme prévu… Il se replongea dans son dossier mais sans parvenir à se concentrer. Ses pensées s’égaraient, superposant le visage offusqué de Granger et celui souriant de la jeune française. Elise… Il avait envie de la revoir.

Ron regarda Harry d’un air soupçonneux.
-Tu es sûr que tout va bien ?
-Oui, pourquoi ?
-Tu parts voir Hermione sur un coup de tête et revient sans finalement lui avoir parlé. Et puis, vous êtes bizarres tous les deux.
-Tout va bien, ne t’inquiète pas. On est juste un peu fatigué par les évènements.
Cette réponse parut satisfaire Ron qui s’en donna à cœur joie pour critiquer Malefoy. Cela soulagea Harry qui eut juste à acquiescer de temps en temps au long discours virulent de son ami, sans vraiment écouter.
-C’est vrai ? Tu trouves que j’ai raison ?
Le jeune homme acquiesça, sans hésiter. Cela faisait du bien à Ron de se défouler sur Malefoy. Et il n’allait certainement pas la contredire.
-Bien sûr, il l’a bien mérité, affirma-t-il.
Un gigantesque sourire illumina le visage de son ami.
-Tout à fait ! J’y fonce !
Joignant le geste à la parole, il se leva d’un bond et sortit en trombe du bureau d’Harry, qu’il occupait régulièrement, et ce avant que son ami n’ait pu faire le moindre geste. Ce dernier comprit, malheureusement trop tard, que Ron ne s’était pas contenté de critiquer Malefoy et qu’il allait bientôt s’amuser avec ses nerfs.

Pour éloigner Elise et Granger de son cerveau, Drago continua son apprentissage des proverbes moldus. Il les lisait, au hasard des pages, un peu surpris par leur nombre et aussi, il fallait bien l’avouer, par leur ingéniosité. Ils collaient parfaitement aux situations de la vie courante.
-Tu sais lire, Malefoy ?
L’intéressé leva les yeux de sa lecture, un peu surpris. Weasley. Cet imbécile… D’un ton très peu professionnel, il grogna :
-Granger n’est pas là.
-Ah oui ? susurra-t-il. Ce n’est pourtant pas très prudent de te laisser seul ici, sans surveillance.
Drago sentit la colère montée en lui, mais il préféra ne pas répondre, gardant la tête ostensiblement baisée.
-Que t’arrive-t-il, Malefoy ? Tu as perdu ton arrogance ? J’étais sûr que tu ferais moins le fier…
-Qu’est-ce que tu veux ? cracha-t-il en se relevant brusquement. Qu’est-ce que tu cherches ?
C’était une question idiote et il le savait. Weasley profitait tout simplement de sa position pour se venger.
-Je ne cherche rien du tout. Je termine mon boulot, c’est tout. Je déteste les Mangemorts en liberté.
-Je ne suis pas un Mangemort ! s’énerva Drago.
-Il y a un moyen très simple de vérifier. Montre moi ton bras…
Le jeune homme s’écarta violemment, comme si on l’avait brûlé.
-Allons, Malefoy ! Si tu n’es pas un Mangemort, où est le problème ? Ce n’est qu’un bras…
-Tu prends ton pied, hein Weasley ?
-J’avoue que ce n’est pas déplaisant. Te faire payer tout ce que tu as fait… Jamais je n’aurais osé espérer une telle opportunité.
« Me faire payer… Comme si je n’avais pas déjà assez payé ! ». Le jeune homme se concentra. Il devait à tout prix rester impassible. Surtout, ne pas montrer à Weasley qu’il touchait un point faible. Heureusement, il était bon comédien. Il afficha un masque décontracté, et posa négligemment ses pieds sur son bureau en fixant son adversaire d’un air intéressé.
-Et que comptes-tu me faire ? se moqua-t-il.
Il parvint à déstabiliser Weasley. Ce grand dadais le regardait, perdu, la bouche ouverte, le regard surpris.

Ce fut le moment que choisit Hermione pour revenir. Son regard tomba directement sur la tenue très inappropriée de Malefoy. Elle s’apprêtait à lui lancer une remarque cinglante pour le rappeler à l’ordre quand elle aperçu son ami. L’indignation céda la place à la stupeur.
-Ron ?
L’intéressé jeta un dernier regard meurtrier à Malefoy qui avait retrouvé une position plus décente avec de murmurer, un peu menaçant :
-Je peux te parler, trente secondes ?
Etonnée, la jeune femme le suivit hors de son bureau. L’heure était mal choisie pour une conversation privée car le couloir était bondé. Mais le jeune homme ne s’en formalisa pas.
-Tu joues avec le feu, Hermione. Tu devrais le surveiller constamment et ne jamais le laisser seul.
La jeune femme l’évalua du regard. Pouvait-elle tout lui expliquer, tout lui avouer ? Non, il ne comprendrait pas. Elle préféra ne rien dire.
-Je sais ce que je fais, ne t’inquiète pas. J’ai la situation bien en main.
Ron afficha un air dubitatif qui montrait clairement ses doutes. Mais avant qu’il n’ait pu argumenter, elle attaqua :
-Mais que faisais-tu ici ?!
Le jeune homme sourit :
-Ben quoi ? Je n’ai pas le droit de prendre du bon temps ?
Il esquiva de justesse le coup de coude de la jeune femme, exaspérée :
-Tu es irrécupérable !
Il lui sourit une dernière fois avent de s’éloigner. Hermione ne pu s’en empêcher elle aussi avant de retourner à son bureau. Quand Ron se déciderait-il donc à grandir ?

Drago était d’une humeur massacrante. Il pestait mentalement contre Weasley depuis que celui-ci avait eu la bonne idée de sortir. Il était bien capable de venir le provoquer de temps en temps.
-« Le malheur des uns fait le bonheur des autres… », ragea-t-il, amère.
Et cette fille, Elise… Aussitôt, cette pensée le calma. Il faudrait qu’il fasse un tour au Chicaneur, un de ces jours. Il n’avait pas souvent l’occasion de rencontrer quelqu’un qui ne le regardait pas comme un traître. Un petit sourire éclaira son visage. Enfin une lueur d’espoir à l’horizon… Sans attendre plus longtemps, il attrapa un morceau de parchemin sur lequel il écrivit quelques mots.
« Elise,
Je me ferais une joie de vous avoir à ma table ce soir afin de vous remercier de l’efficacité de votre travail. Votre heure sera la mienne.
J’espère de tout cœur que vous accepterez mon invitation,
Drago Malefoy. »
Il n’était pas très satisfait de la formulation de sa lettre, mais, après tout, il était un fils de bonne famille…
-Je sorts, grogna-t-il à Granger en s’emparant de sa cape.
-Pendant tes heures de travail ? remarqua-t-elle, d’un ton marquant clairement sa désapprobation.
-Oui, sinon, je ne te préviendrais pas.
Sans un mot de plus, il quitta son bureau en direction de la volière du Ministère. Et quelques minutes plus tard, une chouette effraie s’envolait vers le Chicaneur avec une invitation pour la véritable Elise Le Hutin.
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Lilia
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MessageSujet: Re: Oeil pour oeil, dent pour dent   Dim 2 Sep - 9:40

Et le chapitre 11, comme promis!

Chapitre 11: Tel est pris qui croyait prendre

Elise Le Hutin se sentait revivre. Et dire qu’il y avait à peine une dizaine de minutes, elle était folle de rage ! Elle se remémora sa journée qui avait si mal commencée. Maintenant, elle comprenait… Tout s’expliquait. A commencer par Potter qui l’avait fait déplacer dans son bureau pour une raison obscure. Attention, Harry Potter ! L’ami des Sangs de bourbe et autres racailles. Celui qui avait fait disparaître le Seigneur des Ténèbres. Celui à cause de qui elle se retrouvait en Angleterre pour une durée indéterminée, loin des siens, obligée de jouer à la journaliste pour un magazine débile. Comme si cela ne suffisait pas, il avait bientôt été rejoint par cette fille, Granger. Ils avaient alors essayer de la faire coopérer. Comme si elle, elle allait trahir son sang ! Voyant que cela ne menait à rien, ils étaient sortis tous les deux pour manigancer elle ne savait quoi. Et là, le plus incroyable arrive : Granger était revenue seule, soit disant pour lui faire signer des papiers ! C’était le pire prétexte imaginable. Comme si ils avaient besoin d’être deux afin de lui faire signer des papiers. Et comme si cela demandait qu’ils s’isolent pour se concerter. Et comme si LE Harry Potter allait s’occuper de ça ! De plus, ils auraient pu se contenter de les lui envoyer par hibou… C’était tellement évident... Ils l’avaient pris pour une idiote et ils avaient eu tort. Parce qu’une mise en scène aussi grossière lui avait mit la puce à l’oreille. Elle était aux aguets. Aussi, elle était pratiquement sûre que quand elle s’était penchée pour signer un document, qu’elle supposait créé de toute pièce pour l’occasion, Granger lui avait coupé une mèche de cheveux. Elle avait été si douce que c’était plus le bruit que le léger frottement qui l’avait alerté. Si elle ne s’était pas doutée de quelque chose, elle n’aurait rien senti…
Oh, sur le coup, elle n’avait pas compris. Mais ensuite, Lovegood, le patron du Chicaneur, lui avait donné un article sur le Tribunal de l’Egalité déjà rédigé qu’elle devait le recopier et le signer de son nom. Au début, elle avait pris ça pour une insulte. Comme si elle n’était pas capable de se débrouiller seule ! Elle avait hurlé et tempêté sans obtenir aucun résultat. Sans cette lettre, elle n’aurait jamais fait le lien entre tous ses évènements humiliants et cette étrange mascarade… Car elle avait reçu une lettre. De quelqu’un qu’elle ne connaissait pas mais qui la connaissait : Drago Malefoy. Il l’avait invité à dîner pour la remercier de son travail… Elise ne croyait pas au hasard. Elle avait alors mené son enquête toute seule. Et ce qu’elle avait découvert dépassait ses espérances : le Tribunal de l’Egalité était dirigé par Granger ! Grosse coïncidence ? Oui, et encore, ce n’est rien. Elle était aidée dans sa tâche par une certaine Luna Lovegood, fille du patron ! Pour compléter le tout, ce Malefoy était une Anguille et était aussi employé au Tribunal !
-Merci beaucoup, susurra-t-elle à Seamus, journaliste au Chicaneur, tu m’as été d’une grande aide.
-De rien, souffla-t-il, complètement sous le charme de la jeune femme.
-Mais, je ne comprends pas…
-Quoi ? s’empressa-t-il de demander, avide de faire bonne impression.
-Tu as parlé d’Anguille, reprit-elle, en jouant sur le plan de l’innocente curiosité. Tu dois me prendre pour une idiote, mais je ne vois pas de quoi tu parles.
Le jeune homme sourit.
-Vous êtes loin d’être idiote…
-Je t’en prie, tutoies-moi, le coupa-t-elle, aguicheuse.
-Et bien, murmura-t-il, un peu rouge, c’est Harry Potter qui a trouvé ce terme…
Il se tu quelques instants avant d’ajouter, fier :
-C’est un ami à moi, tu sais.
Elle pris un air impressionné, comme si elle le trouvait passionnant. Plus assuré, Seamus reprit :
-Après la guerre, beaucoup de partisans de Tu-Sais-Qui ont été envoyé à Azkaban. Mais quelques uns se sont échappé à cette sanction. Ils se sont faufilés à travers les mailles du filet en inventant des excuses bidon comme la folie passagère ou l’Impérium. Harry les a appelé Anguille, comme un animal moldu, réputé pour se faufiler partout et pour être insaisissable.
La jeune femme acquiesça, le cœur battant. Il continua :
-Harry m’a dit qu’un jour, un Mangemort, d’ailleurs le père de Malefoy, l’avait comparé à un serpent, en comparaison à sa manière de se tortiller pour se sortir des situations les plus inextricables. Il a donc repris la même idée, mais avec le terme Anguille, car s’il les avait qualifier de serpents, ils auraient pris ça pour un compliment.
-Donc Drago Malefoy est une Anguille ? résuma-t-elle, de plus en plus intéressée.
-Pas tout à fait… C’est un cas très particulier. Il a été Mangemort jusqu’au bout. Un des plus fidèle partisan de Tu-Sais-Qui. C’est du moins ce que je pensais…
-Que s’est-il passé ? murmura-t-elle, cachant à grand peine son excitation.
-Seule deux personnes le savent, dit Seamus, d’une voix mystérieuse. Tout ce que je peux t’assurer, c’est qu’Harry haïssait Malefoy de toute son âme. Et pourtant, il lui a évité Azkaban. C’est comme ça que Malefoy est devenu une Anguille aux yeux de tous, sur la demande de son pire ennemi. La communauté magique a laissé passé la requête de l’Elu. Il est tellement populaire. Mais, si les gens acceptent la décision d’Harry, ils n’ont pas pour autant oublié Malefoy. De leur côté, les familles de Mangemorts ont crié au favoritisme, comme si Harry avait aidé un vieux camarade de collège. Mais c’est idiot. Jamais Harry ne lui aurait sauvé la mise. Moi, je suppose qu’il avait une bonne raison…
-Pourquoi la tenir cachée ? s’étonna la jeune femme. S’ils l’avaient donné, ils auraient évité ce mécontentement.
Seamus haussa les épaules :
-Je ne sais pas. Peut être qu’un jour, on saura… En tout cas, Malefoy est devenu une Anguille et, comme toutes les Anguilles, il doit travailler pendant un an au Ministère. Puis son patron jugera de sa repentance ou non. Le coup du sort, c’est que Malefoy a atterrit au Tribunal d’Hermione. C’est à elle de décider de son avenir. Et, tu peux me croire, il va payer tout ce qu’il lui fait…
-Mais, c’est idiot, remarqua-t-elle. Si Harry Potter a évité Azkaban à Malefoy, ce n’est pas pour l’y envoyer deux ans plus tard…
-Tu as raison, lui sourit Seamus. Je n’ai pas de vraie réponse, car Harry a toujours refusé d’expliquer son geste. Mais, selon moi, Malefoy l’aurait aidé à détruire Tu-Sais-Qui. Pour le remercier, Harry se porte garant de lui en gardant la raison secrète. Je pense que Malefoy a eu peur des représailles de ces anciens amis s’ils apprenaient qu’il avait aidé l’Elu. Alors, il a demandé à Harry de garder le secret. Et l’Elu a du utiliser sa notoriété pour le sauver. Seulement, sans argument, il n’a pas pu le blanchir entièrement. Et deux ans après, les gens veulent des têtes. Celles qui ne sont pas tombées.
-Malefoy… acheva Elise.
-Parfaitement ! Donc il est mis à l’épreuve.
-Encore merci, souffla-t-elle. Grâce à toi, j’ai tout compris.
Et elle s’éloigna, la démarche sensuelle. Sa source pouvait encore lui servir…

Hermione se réprimandait mentalement. Elle ne devait pas se laisser faire par Malefoy. Il était comme un enfant : elle devait lui fixer des limites ou sa vie serait vite un enfer. D’ailleurs, le voilà qui revenait. Elle attaqua :
-Malefoy !
Il se retourna vers elle, en soupirant.
-Tu as commandé ton uniforme ou tu comptes t’attribuer celui de Neville définitivement ?
-Qu’est-ce que ça peut te faire ? s’énerva-t-il. De toutes les façons, il a clairement dit que depuis que je l’avais porté, il ne voulait plus y toucher.
-Ce n’est pas une raison ! riposta-t-elle. Tu vas en commandé un à l’accueil immédiatement ! Mais avant, tu as des comptes à me rendre ! Tu crois peut-être que tu es libre de faire ce qu’il te plaît pendant tes heures de travail, mais tu n’es pas payé à rien faire !
Hors de lui, Malefoy s’approcha de la jeune femme. Dangereusement. Très dangereusement.
-J’ai été posté une lettre Granger. J’ai le droit, non ? demanda-t-il, menaçant.
-Oui, mais pas pendant tes heures de travail, rétorqua-t-elle, pas très rassurée.
-Tu n’as qu’à considérer que ma lettre est purement professionnelle. Après tout, Elise Le Hutin a écrit un article sur ton tribunal.
-Tu as écris une lettre à Elise le Hutin ? souffla Hermione en pâlissant.
-Oui, mais rassure-toi, répondit Malefoy, se méprenant sur l’inquiétude de la jeune femme. Je l’ai juste invitée à dîner. Je ne me suis pas permis de rectifier tes réponses.
Sans un mot de plus, il s’éloigna.
-Où vas-tu ? s’écria Hermione, visiblement inquiète.
Malefoy la regarda, étonné.
-Commandé mon uniforme. Pourquoi ?
-J’ai une affaire à régler. Tu assureras la gestion jusqu’à la fermeture.
-Bien sûr. Demander si gentiment, railla le jeune homme.
Mais Hermione ne releva pas. Son plan tournait à la catastrophe. « Tel est pris qui croyait prendre », songea-t-elle amèrement.

Elise avait à présent tout compris. Potter et Granger l’avaient fait venir pour piéger le dit Malefoy… Elle était exactement le type de femme à qui il pouvait aire confiance ! Granger comptait se servir de ses cheveux pour prendre son apparence. Le polynectar ! C’était tellement évident ! Puis l’un des deux avait pris son apparence et organisé une rencontre avec Malefoy. Le prétexte était ce stupide article. Voilà pourquoi elle devait le signer de son nom… Pour qu’il n’y voit que du feu… Elle était censée avoir interrogé Malefoy. Et ce dernier en était persuadé puisqu’il venait en toute innocence de l’inviter… Elle eu un petit sourire. Pour sûr, ce petit jeu allait se révéler très divertissant. Drago avait échappé à la surveillance de sa patronne pour l’inviter à dîner. A partir de maintenant, il allait falloir qu’elle la joue fine… Au même instant, elle entendit Seamus saluer une certaine Hermione. En moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, Elise referma la lettre de Malefoy et la posa bien en évidence sur son bureau, comme si elle ne l’avait jamais lu. Puis, elle se métamorphosa en une innocente armoire, juste à temps : déjà Granger frappait à sa porte. N’obtenant aucune réponse, elle pénétra dans son bureau et jeta un regard nerveux autour d’elle. Elle s’approcha et vit la lettre, apparament non lue. Avec un soupir de soulagement, elle la fourra dans son sac et sortit d’un pas vif. Immédiatement après, Elise reprit forme humaine, un sourire carnassier aux lèvres. Elle voyait clair en Granger. Elle allait honorer le rendez-vous à sa place, grâce au polynectar. Mais elle ne pouvait pas prévoir que les choses allaient se gâter. Car Elise n’allait pas la laisser s’en tirer comme ça.

Hermione soupira de soulagement. Tout s’était merveilleusement bien passé. Mieux qu’elle n’aurait pu l’imaginer. Elle emprunta de quoi écrire à l’accueil et rédigea une brève réponse.
« Drago,
C’est avec plaisir que j’accepte votre invitation. Je vous attendrais devant le chaudron baveur à 20 h.
Elise Le Hutin ».
Puis, avec un léger remord, elle se dirigea vers la volière. Elle n’aimait pas beaucoup cette imposture et, pourtant, elle y était obligée. Elle était sûre pouvoir bientôt mettre fin à ce jeu dangereux : Malefoy ne tarderait pas à parler. Après, elle pourrait juger calmement de son sort. Il ne resterait plus qu’à faire sortir Elise Le Hutin de sa vie, en l’envoyant loin, par exemple. Elle était sûre de pouvoir trouver un compromis avec la jeune femme, qui ne semblait pas ravie de son sort, sans pour autant lui en expliquer la raison. Le regard déterminé, elle regarda le hibou s’envoler pour porter la lettre à Malefoy. Normalement, les hiboux étaient proscrits à l’intérieur du Ministère, mais là, c’était un cas de force majeure. Elle n’allait pas lui envoyer une note, quand même. Elle était censée être une journaliste française ! Pas une employée du Ministère…

Elise peaufinait sa vengeance avec un réel plaisir. Malefoy et Granger ne valaient pas mieux l’un que l’autre. Seamus lui avait appris que le premier était un traître et ses recherches sur la famille de la seconde lui avaient appris que c’était une Sang-de-bourbe. Elle allait bien s’amuser… Encore une fois, elle vérifia qu’il ne manquait aucun ingrédient à sa liste… Une telle potion demandait une grande implication. Mais le résultat en valait la peine. Etant issue d’une grande famille de Sangs Purs, elle était bien placée pour le savoir… L’Union inviolable était souvent utilisée dans ce milieu pour éviter que l’héritier n’aille trahir son sang avec un moldu ou un Sang de Bourbe. Le plus généralement à leur naissance, les parents leur faisaient boire cette potion. A leurs vingt ans, ils n’auraient d’autre choix que de s’épouser… A moins de préférer la mort. Ainsi, la relève de Sangs Purs était assurée. C’est ainsi que sa propre famille avait survécu, évitant les mariages impurs. Elise savait aussi que cette méthode avait été exportée en Angleterre du XVIème au XVIIIème siècle avant d’être interdite par la loi. Peu après, la France avait suivi l’exemple, au nom de la liberté matrimoniale. Mais l’usage avait subsisté et aujourd’hui, elle allait s’en servir…
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MessageSujet: Re: Oeil pour oeil, dent pour dent   Dim 2 Sep - 10:15

WAHOO! super^^
les 2 chapitre sont vachement bien^^

hate de savoir la suite^^
c'est que je devient accro moi la hein xD
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MessageSujet: Re: Oeil pour oeil, dent pour dent   Lun 3 Sep - 13:54

Oh j'adore j'adore
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MessageSujet: Re: Oeil pour oeil, dent pour dent   Dim 30 Sep - 7:29

Merci beaucoup! Voici enfin le chapitre 12!

Chapitre 12: Chassez le naturel, il revient au galop


Drago se regarda une dernière fois dans la glace de sa petite salle de bain. Cela faisait bien longtemps qu’il ne s’était pas regardé aussi attentivement. Il fallait se rendre à l’évidence : il mourrait à petit feu. De longues cernes soulignaient ses yeux, sa peau était presque translucide et sa minceur parlait d’elle même. Heureusement, ce rendez-vous lui avait un peu changé les idées. Il se sentait plus vivant depuis sa rencontre avec cette jeune femme. Et, même s’il n’en avait pas les moyens, il était heureux de l’inviter au restaurant. Il espérait juste qu’elle préférait le mousseux au champagne. Ou alors, il devrait ajouter la plonge à son travail au tribunal…

Hermione soupira. Elle avait reçu un hibou d’Harry la mettant en garde. Il fallait qu’elle y aille doucement avec Malefoy. Non mais, honnêtement, il croyait quoi ? Qu’elle allait le séduire ? Elle savait exactement ce qu’elle faisait. Il ne lui restait plus qu’à trouver la tenue adéquate. Sa garde robe était étalée devant elle et elle ne savait que mettre. Non pas qu’elle était du genre à être particulièrement attentive à ce genre de détails, surtout pour Malefoy, mais une fois qu’elle avait enlevé tout ce qui serait trop grand pour Elise, elle n’avait plus grand choix. A vrai dire, les seuls vêtements qui seraient susceptibles de lui aller après sa transformation se résumait à ses uniformes de Poudlard. Exaspérée, elle se résolu à faire une fois de plus appel à Ginny. Elle en profiterait pour lui remettre la robe qu’elle lui avait prêtée. Sans plus attendre, elle transplana.

Elise eut un petit sourire cruel. La potion demandait seize heures de préparation continue et intense. Seize heures d’entière concentration, sans la moindre pause. Mais ce n’était rien à côté de ce qui les attendait, eux. Elle envoya aussitôt une lettre à son frère. Il lui ferait parvenir un colis contenant les ingrédients nécessaires à la potion au nom d’un certain Finnigan. Seamus Finnigan. Elle ne voulait pas prendre le risque qu’on fouille son courrier. Les ingrédients dont elle avait besoin étaient rares et dangereux. S’ils tombaient dans les mains d’un auror, il risquerait de se douter de quelque chose. Très peu de potions demandaient un cœur de Licorne ou une griffe de dragon en poudre. Et à chaque fois, leurs effets étaient terriblement puissant…

Drago s’empara d’un petit écrin de velours noir et jeta un dernier regard à son appartement. Il haïssait ce lieu, symbole de son échec. Avec un soupir à rendre l’âme, il transplana pour Gringotts. Sans grande surprise, il fut confronté à un coffre presque vide. Il prit la poignée de gallions qu’il restait et remonta à bord du wagonnet, encore un peu plus dépité. Il détestait faire ça, mais il n’avait malheureusement pas le choix. Comme il s’y attendait, il devait s’y résigner. Et c’est ce qu’il fit.
Il se dirigea vers l’un des comptoirs derrière lequel se trouvait un Gobelin, occupé à examiner des pierres précieuses. Il attendit patiemment que la créature lève les yeux vers lui. Sans un mot, il sortit le petit écrin de sa poche et le jeta, plus qu’il ne le posa, sur la table. Avec une infinie précaution, le Gobelin l’ouvrit, laissant apparaître une splendide bague en or blanc. Le tour de doigt formait un serpent, la tête rattrapant la queue, dont les yeux étaient sertis de deux émeraudes. « De toutes les façons, tu aurais bien dû la vendre, un jour ou l’autre » songea-t-il amèrement.
-Elle porte le sceau des Malefoy, grogna son interlocuteur, comme si c’était une tare, en observant l’intérieure du bijou.
-Je suis un Malefoy ! répliqua le jeune homme, avec fierté.
-Par les temps qui cours, cela lui fait perde la moitié de sa valeur, asséna le Gobelin.
Mais Drago ne se laissa pas démonter. A chaque fois qu’il avait du vendre le peu qu’on lui avait laissé, il avait entendu ce refrain. Au début, il s’était offusqué, mais aujourd’hui, il savait que répondre.
-C’est une pièce inestimable. Elle est vielle de plusieurs siècles.
-Alors, vendez-là à un musée.
Drago serra les poings, sur le point d’exploser. Mais il n’était pas près de toucher son premier salaire et il avait besoin de cet argent. Alors, il remballa son orgueil et insista :
- L’or blanc est d’une pureté exceptionnelle et les émeraudes sont véritables.
Le Gobelin approfondit son examen et, finalement, lâcha :
-Cent vingt cinq gallions.
-Vous la vendrez au moins six cents ! s’offusqua le jeune Malefoy.
Le Gobelin ne marqua pas de réaction, attendant sa réponse. Drago fut contraint d’accepter, la mort dans l’âme. Et d’un geste rageur, il ramassa la petite bourse en cuir que lui tendait son acheteur. Encore une fois, pour une centaine de gallions, Drago vendait ce qui faisait de lui un Malefoy, son héritage, son passé et son histoire.

-Hermione, sans vouloir te vexer, je ne comprends pas pourquoi tu t’obstines à m’emprunter mes robes.
-Je t’expliquerai, Ginny. Demain, c’est promis. Mais là, je n’ai ni le temps, ni le courage.
La jeune femme écarquilla les yeux, sûre d’avoir découvert le secret de son amie.
-Tu sorts ce soir ? Mais avec qui ? Comment ? Où ?
Hermione mit fin à la flopée de questions par un profond soupir.
-Ok, se résigna son amie. Demain. J’attendrais… Mais je n’arrive pas à croire que tu ne m’ais rien dit avant.
Hermione regardait les robes qui s’offraient à elle, avec une moue de dégoût. Son amie prit les choses en mains :
-Vous allez où ?
-Aucune idée, avoua Hermione.
-Il est riche ? s’enquit Ginny, avide.
-Très, soupira la jeune femme.
-Alors il t’emmènera dans un endroit chic. Aux baguettes d’or, très certainement.
Elle ajouta plus fort :
-Elle a de la chance, elle !
Des grognements se firent entendre du côté d’Harry. Les deux jeunes femmes se sourirent, complices. Ginny reprit :
-Donc, il te faut une tenue élégante.
-Non, répliqua la jeune femme. Je ne veux pas lui plaire. Juste être présentable. Histoire qu'on ne me refuse pas l'entrée.
Son amie soupira :
-Très bien. Alors prends ça. Mais ne vient pas te plaindre si tu restes célibataire toute ta vie.
Hermione s’empara de la robe de soirée noire, toute simple, mais élégante, avec reconnaissance.
-Quand je t’aurais tout expliqué Ginny, tu comprendras.
Puis, elle embrassa son amie avant de se diriger vers le bureau d'Harry afin de lui faire part, discrètement, des derniers évènements. Elle souffla:
-Malefoy a écrit à la véritable Elise Le Hutin...
Les yeux de son ami s'écarquillèrent mais elle le rassura aussitôt:
-Mais j'ai réussi à intercepté la lettre.
Le jeune homme soupira de soulagement avant de la réprimander:
-Tu vois comment ta merveilleuse idée aurait pu tourner? C'est le genre de choses que tu pouvais sans peine prévoir!
Hermione protesta:
-Je ne pensais pas qu'il allait la contacter si vite! Ce n'était qu'un article et il n'y avait aucune raison pour qu'il lui écrive! Je pensais que ce serait à moi de reprendre contact...
Son ami soupira:
-Je sais, mais ne sous-estime pas Malefoy. Il arrive toujours à retourner la situation à son avantage.
Hermione acquiesça:
-Je vais m'en occuper, ne t'inquiète pas. Je vais règler ce problème.

Drago transplana devant le Chaudron Baveur avec un peu d’avance, le cœur battant. Elle s’attendait certainement à ce qu’il l’emmène dans un restaurant réputé… Et il ne pouvait ainsi dilapidé le peu d’argent qu’il avait réussi à glaner. Il fut tiré de ses pensées par un claquement sonore. Elle était là.
-Vous êtes ravissante, la complimenta-t-il, en lui offrant son bras.
Elle le remercia et se laissa guider dans les rues du Chemin de Traverse, discutant de tout et de rien. Ils finirent par atterrir dans un petit restaurant sans prétention, mais très agréable, où ils s’installèrent à une table isolée.
-Mais dites-moi, Elise, demanda Drago, comment trouvez-vous l’Angleterre ?
-Affreuse ! répondit la jeune femme, sans attendre. Disons que si je n’avais pas été obligée de vivre ici, je m’y sentirais peut être mieux.
-En tout cas, vous n’avez aucun accent. Vous maîtrisez parfaitement notre langue.
Son interlocutrice paru quelques instants déroutée, ne sachant apparament que répondre.
-C’était un compliment, précisa-t-il avec un petit sourire.

Hermione commençait à se détendre. Elle avait failli se trahir avec cette histoire d’accent, mais, de toutes évidence, Malefoy ne se doutait de rien. Elle mourait d’envie de l’interroger sur sa vie, mais elle sentait que le jeune homme fuirait ses questions. Ils se contentèrent donc de faire le point sur leur vie présente, sans s’occuper du passé, que ce soit celui d’Elise ou celui de l’Anguille. Ce qui la frappa le plus, c’était la résignation du jeune Malefoy. Elle avait l’impression qu’il n’attendait plus rien de sa vie et que tout espoir l’avait quitté.
-Vous désirez ?
Hermione sursauta. Elle avait complètement oublié qu’elle n’était pas là uniquement pour discuter.
-Un filet de dorade et ses légumes, commanda Malefoy.
-La même chose, s’il vous plaît.
Le serveur s’éloigna, les laissant de nouveau seul.
-Et votre travail vous plaît ? demanda-t-il, intéressé.
Hermione fit mine de réfléchir, avant de répondre, à grand renfort de mensonges :
-Le journalisme, oui. C’est mon métier d’origine. Mais, au Chicaneur, ce n’est pas pareil. A vrai dire, le seul article « normal » que j’ai fait est celui pour le Tribunal.
-Pourtant, ce Tribunal n’a rien de normal.
-Ah bon ? s’étonna Hermione.
-Déjà, il est dirigé par une acharnée du travail complètement timbrée. C’est elle qui est à l’origine de toutes ses lois sur les elfes. Avant, tout était bien cadré. Maintenant, on croule sous les dossiers de maîtres ou de serviteurs mécontents. Elle a fichu une pagaille folle. Je n’en vois plus le bout.
Il ajouta, d'un ton léger:
-Heureusement que je ne reste qu’un an.
La jeune femme sentait la colère affluer en elle. Cet imbécile ne comprenait vraiment rien. Elle lâcha, la voix un peu tremblante :
-Moi, j’ai trouvé que c’était une excellente initiative. Les sorciers oppriment trop souvent les autres espèces magiques, comme s’ils étaient supérieurs. Pourtant, les elfes sont des êtres vivants intelligents et sensibles. On doit donc les traités comme tel.
Le jeune homme explosa de rire, avant de répondre, avec un petit sourire moqueur :
-Combien elle vous a payé pour venir me dire ça ?
Hermione se sentit un peu rougir. Elle devait calmer ses ardeurs si elle ne voulait pas être démasquée. « Chassez le naturel, il revient au galop », songea-t-elle. Elle en était la preuve vivante. Et si elle voulait se sentir entière de cette mise en scène, elle ferait bien de s’en souvenir.

Drago passait son temps à sourire. Il ne pouvait pas s'en empêcher, c'était plus fort que lui. Il faut dire qu'il avait rarement rencontrée une jeune femme avec autant d'esprit. Avec elle, il oubliait tout, ses problèmes comme ses peurs. Il se sentait en sécurité, à l'abri, loin de ses préoccupations quotidiennes. Et surtout, face à elle, il n'avait pas honte. Il n'avait pas non plus constamment à se justifier. Et il n'avait pas l'impression d'être surveiller. Cette ambiance légère, qui contrastait férocement avec son quotidien, le poussa à engager la conversation sur un sujet plus... douloureux.
-Vous savez, Elise, murmura-t-il, c'est assez dangeureux pour vous de vous montrer en public avec moi...
Hermione retint son souffle. Elle imaginait que ce serait à elle de lancer ce délicat sujet mais voilà que Malefoy prenait les devants. Elle l'écouta, étonnée.
-Je suis mal vu par le Ministère. S'il voit que vous me fréquanter, je ne vous cache pas qu'il pourrait considérer ça comme une preuve de votre... nocivité pour la société.
La jeune femme était de plus en plus surprise. Depuis quand Malefoy se souciait-il des autres? Et depuis quand les faisait-il passer avant lui? Car il n'avait rien à gagner à perdre Elise. Et pourtant, il mettait les choses au clair. Elle demanda, dans un souffle:
-Qu'avez-vous fait?
Drago plongea son regard dans le sien, on ne peut plus grave. Mais Hermione, troublée, ne parvint à le soutenir. Il se contenta alors de répondre:
-Disons juste que je n'étais pas dans le bon camp. Et si on voit qu'à peine arrivée vous sympathiser avec moi, cela pourra vous être préjudiciable.
Soufflée, elle ne répondit pas. Mais Drago se méprit sur son silence. Il la rassura, d'une voix douce, teintée de tristesse:
-Je comprends, ne vous inquiétez pas.
Il se leva, déposant une poignée de gallions sur la table afin de payer le repas, avant de conclure:
-Je suis désolé, j'aurais du vous prévenir. Bonne chance, Elise.
Mais, au moment où il s'éloignait, la jeune fille le retint par le bras. Il se retourna, surpris. Elle lui sourit:
-Rentrons ensemble...
Et un sourire, éclatant de sincérité et de bonheur, éclaira le visage du jeune homme.
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MessageSujet: Re: Oeil pour oeil, dent pour dent   Dim 30 Sep - 7:30

Et, tant que j'y suis, je poste le 13!

Chapitre 13: Rira bien qui rira le dernier


-Tu as fait quoi ?!
Hermione soupira. Comme promis, le lendemain de son dîner avec Malefoy, elle venait de tout expliquer à Ginny et celle-ci avait l’air… furieuse.
-Tu peux me dire pourquoi tu as fait une chose pareille ?! reprit son amie, encore plus énervée.
-Ginny, fit fermement la jeune femme, j’ai un an. Un an pour décider si oui ou non Malefoy mérite Azkaban…
-Mais tu n’as pas besoin d’un an ! l’interrompit-elle. C’est évident qu’il mérite Azkaban ! Tu veux que je te rafraîchisse la mémoire ?
Hermione secoua la tête, avant d’expliquer :
-Ca paraît simple et clair, en apparence, Ginny. Parce qu’en réalité, ça n’a rien avoir. Il nous a sauvé. On ne peut rien y faire, c’est comme ça. La question, c’est de savoir si cet acte l’emporte sur tous les autres.
La jeune femme haussa les épaules.
-Tu te poses trop de questions, Hermione. Les gens veulent le voir pourrir à Azkaban…
-Les « gens », comme tu dis, ne savent pas qu’il nous a sauvé ! protesta la jeune femme.
Mais Ginny ne s’avoua pas vaincu pour autant :
-Les gens ne savent pas qu’il nous a sauvé car il a demandé à Harry de ne rien dire, Hermione. Là non plus, on ne sait pas pourquoi. Mais, à mon avis, ça cache quelque chose de louche. C’est une raison de plus pour l’envoyer à Azkaban.
-Non, ce n’est pas une raison pour l’envoyer à Azkaban. C’est une raison pour faire ce que je fais, rectifia Hermione.
Ginny haussa les sourcils.
-Excuse-moi, mais là, je ne te suis plus.
-Le vrai problème, c’est de savoir pourquoi il nous a sauvé. Et selon la raison, je vois ce que je fais. Tu crois peut-être que ça m’amuse de me coltiner Malefoy en dehors des heures de travail ?
-Et pourquoi tu ne le lui demandes pas ? grogna Ginny, têtue.
Cette fois, ce fut Harry qui secoua la tête, avant de répondre :
-Réfléchis, Ginny. Non seulement il n’a pas voulu dire pourquoi il nous avait sauvé, mais en plus il n’a même pas voulu que les gens sachent qu’il avait eu un rôle dans la victoire. Pourtant, ça lui aurait évité d’être une Anguille. Il y a quelque chose qui nous échappe. Et s’il n’a rien voulu éclaircir, même pour se sauver la mise, ce n’est pas la conscience d’Hermione qui va le faire parler.
-Ok ! maugréa-t-elle. Faites ce que vous voulez ! Mais si ça tourne mal –et ça va tourner mal- je me ferais un plaisir d’apprécier le spectacle.
Mais la menace n’eut pas l’effet escompté. Ses deux amis la regardaient, retenant à grand peine leur envie de rire.
-Allez-y, riez. Mais rira bien qui rira le dernier ! s’énerva-t-elle.
-Ecoute, la calma Harry. Même si Malefoy se rend compte de la supercherie, que veux-tu qu’il fasse ? Il est en position de faiblesse. Au pire, on n’aura pas nos réponses, c’est tout.
-Et mon frère ? Vous lui avez parlé de vos magouilles ?
Aussitôt, les deux complices perdirent leur beau sourire. Ginny reprit, victorieuse :
-Je m’en doutais… Il sera ravi de savoir qu’Hermione l’a laissé tombé pour aller dîner au restaurant avec Drago Malefoy !
-Ce n’est pas du tout ça ! protesta la concernée. D’abord, je ne vais pas dîner avec Drago Malefoy. C’est Elise Le Hutin qu’il a invité.
-Tu joues sur les mots…
-Ensuite, reprit Hermione comme si elle n’avait pas été interrompue, je n’ai pas « laissé tombé » ton frère. C’est lui qui a jugé qu’il ne pourrait jamais faire sa vie avec une fille qui militerait pour la S.A.L.E. J’ai fait le reste, c’est tout.
Ginny s’assit à côté d’elle. Elle approchait d’un sujet douloureux pour Hermione et elle n’avait jamais pu poser certaines questions de peur de raviver des souvenirs enfouis. Mais, aujourd’hui, Hermione semblait être prête à en parler. Elle demanda, doucement :
-C’est vraiment à cause de cette histoire idiote que vous vous êtes séparés ?
Hermione répliqua vivement :
-« Cette histoire idiote », comme tu dis, c’est mon travail !
Son amie soupira, comme si elle avait à faire à un enfant particulièrement bouché :
-Tu as très bien compris ce que je voulais dire ! Ron ne pensait pas vraiment ce qu’il a dit. J’ai plutôt l’impression que tu as sauté sur la première occasion venue pour lui signifier que votre relation ne menait à rien.
Hermione rougit, touchée. Elle murmura :
-J’aimais ton frère. Vraiment. Mais, j’ai eu peur… Si un jour, ça n’allait plus, notre amitié n’aurait pas survécue. Je ne voulais pas le perdre et d’un autre côté, j’avais l’impression que nous ne passerions pas notre vie ensemble.

Drago haïssait son propriétaire. C’était un petit sorcier, d’environ soixante ans, qui avait une très fine moustache noire, qu’il passait son temps à lisser. Ce dernier se permettait d’entrer chez lui à n’importe quel moment du jour ou de la nuit afin de vérifier la bonne tenue de son appartement. Mais ce n’était qu’une excuse. En réalité, M. Doords faisait ça pour le punir. Quand il avait su qu’un de ses précieux appartements allaient être attribué à une Anguille par le Ministère de la Magie, il avait décidé, de sa propre initiative, de compenser les déboires de la justice. Et, malheureusement pour Drago, l’Anguille s’était lui. Les premiers jours, il avait trouvé des lettres injurieuses (et anonymes) sur le pas de sa porte. Porte qui avait mystérieusement été recouverte d’inscriptions indiquant à tous ses voisins quel genre d’individu il était. Le jeune homme avait du récurer sa porte avec du détergeant magique pendant des heures avant que la peinture commence à s’effacer. Mais, aujourd’hui encore, le message restait lisible. Puis, les problèmes s’étaient accumulés. De temps à autres, quand il prenait sa douche, l’eau devenait subitement glaciale. Et, certaines nuits, quand il essayait de dormir, quelqu’un donnait des coups contre le mur de sa chambre. Sans oublier que son appartement était très souvent le lieu d’évènements pour le moins étrange. Ses affaires changeaient sans cesse de place pour parfois ne jamais réapparaître ou dans des endroits insolites (telle sa baguette qui avait fait un séjour dans la cage de son hibou et qu’il avait eu le plaisir de retrouver sous ses fientes) et Drago devait faire face à environ une inondation par semaine. Exaspéré, le jeune homme avait tenté de dialoguer avec l’homme qui se vantait d’être à l’origine de ses malheurs, mais cela n’avait servi strictement à rien. Bien au contraire, M. Doords était ravi de voir son travail porter ses fruits.
Mais, depuis déjà presque une semaine, Drago n’avait eu aucune mauvaise surprise. Et hier, quand il était rentré particulièrement heureux de son rendez-vous avec Elise, il n’aurait jamais pensé se réveiller le lendemain avec une pareille calamité à gérer.

Harry regarda sa montre. Il lui restait une bonne demi-heure avant de transplaner au Ministère.
-Tu prends un thé avec nous, Hermione ?
-Je sais pas… hésita la jeune fille. Je ne peux pas me permettre d’arriver en retard…
-Si tu crois que tu vas t’en tirer comme ça, tu te trompes lourdement ! grogna Ginny. Tu restes avec nous et tu termines ton histoire. Je suis curieuse de savoir comment se comporte un Malefoy au restaurant.
Avec un petit sourire, son amie lui expliqua :
-En fait, très bien. Il connaît les bonnes manières.
-Ca doit être agréable… soupira Ginny.
-Hé ! protesta Harry. Si tu veux inviter Malefoy, je ne te retiens pas.
-Continue, demanda Ginny, sans tenir compte du jeune homme.
-C’est un excellent comédien. Si je ne le connaissais pas, je m’y serais laissé prendre. En fait, c’est assez troublant de le voir s’adresser à moi comme ça.
-Tu veux dire qu’il est sympathique ? grimaça Ginny.
Hermione nuança :
-Avec Elise, oui.

Drago nageait en plein cauchemar. C’était un désastre. Il s’effondra sur son lit. Hier soir, avant de se coucher, son charmant propriétaire avait recommencé à donner des coups contre son mur. Rien de bien inquiétant, en somme. Il avait simplement jeté un sort d’insonorisation à sa chambre pour ne plus être dérangé. Grave erreur. Il était tombé dans le piège. M. Doors avait tout calculé… Brusquement, Drago se releva. Plus il attendrait, pire ce serait. Et, sur cette sombre pensée, il quitta le calme de sa petite chambre pour plonger dans l’enfer du reste de son appartement.
-Stupéfix !
Aussitôt, une petite créature bleue électrique tomba au sol.
-Immobilius ! Petrificus Totalus !
Et de deux autres ! Il fit ainsi chaque pièce et chaque recoin de son appartement, sans oublier ses meubles et son armoire. Au bout de cet épuisant combat, Drago fourra une quinzaines de Lutin de Cornouailles dans un grand sac. Ils avaient mis à sac son appartement, renversant et détruisant tout sur leur passage. Seule la chambre du jeune homme avait été épargnée. Ses effets personnels étaient brisées, ses meubles, étaient fracassés et sa réserve d’ingrédients de potion tapissait à présent ses murs. Le désastre était total… Mais cela pouvait encore être pire : pour la deuxième fois en moins d’une semaine depuis le début de son nouveau travail, il allait être en retard.

« Malefoy, ce coup-ci, tu as intérêt d’avoir une excellente excuse, parce que je ne vais pas te laisser t’en tirer comme ça » grogna mentalement Hermione.

Drago sortit de son appartement sans rien avoir rangé, à part deux ou trois vielles lettres de son pères qu'il avait soigneusement fait sècher sur le rabord de sa fenètre, espérant que les tâches de sang de dragon disparaîtraient. Le reste était resté tel quel. Il avait déjà assez perdu de temps sous la douche. Mais cela lui était nécessaire pour pouvoir affronter Granger. Il regarda une dernière fois le massacre, atterré. La voie qu’il avait choisie était déjà assez difficile sans que des personnes comme Doords se donnent le droit de juger qui méritait de vivre en paix ou non. Il referma sa porte, prêt à s'en aller, mais aussitôt, une sourde colère l’envahit. Sur sa porte, par-dessus les autres inscriptions, trois mots se détachait, avec de la peinture encore fraîche : « Ha Ha Ha ! ». Drago inspira profondément. Il lui ferait payer : « Rira bien qui rira le dernier ».
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MessageSujet: Re: Oeil pour oeil, dent pour dent   Sam 13 Oct - 8:34

rooooo c'est super bien^^
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MessageSujet: Re: Oeil pour oeil, dent pour dent   Ven 2 Nov - 7:32

Merci^^
Voici le...

Chapitre 14: Il n'y a que la vérité qui blesse

-Non, mais tu te moques de moi ?! Tu as vu l’heure ?! Est-ce…
-Granger, soupira Drago, qui sentait ses nerfs lâchés. Ferma-là.
La jeune femme resta interdite quelques secondes. Puis, elle demanda, menaçante :
-De quoi ?
-Ferme là ! répéta Drago, hors de lui. Ferme-là !
-Tu…
-Est-ce qu’il y a un mot que tu ne comprends pas dans cette phrase, Granger ? hurla-t-il. Ferme-là !
Elle inspira profondément, dans le vain espoir de se calmer, et, sans un mot, elle retourna à son bureau.
Un peu soulagé, le jeune homme s’assit au sien et, dans un silence lourd et pesant, commença son travail.
-Tu sais ce qui t’attend ? reprit Granger, menaçante, après à peine dix minutes de silence.
-C’était trop beau pour durer, soupira Drago, exaspéré.
-Je ne t’ai pas forcé à me vouvoyer, ni même à m’appeler Miss Granger. Pourtant, j’aurais pu.
-Ta grandeur d’âme te perdra, ironisa le jeune homme.
-Je n’en doute pas, confirma la jeune femme. La preuve, tu arrives en retard un jour sur deux et tu te permets de me manquer de respect.
-Arrête, je vais pleurer, répliqua-t-il, ravi de s’être trouvé quelqu’un sur qui passé ses nerfs.
-A quoi joues-tu, Malefoy ? souffla-t-elle.
Il la regarda, animé par une colère bouillonnante. Il avait imaginé que la laisser exploser le calmerait, mais, en fait, il se sentait de plus en plus excité, bien décidé à lui cracher ses quatre vérités, quelque en soit les conséquences.
-Moi, à rien. Mais je te retourne la question, Granger.
Surprise, la concernée bégaya :
-Que... Quoi… Enfin, mais… Je ne joue pas !
-Ah oui ? lui asséna-t-il. Alors pourquoi cette mascarade ? Un tribunal, ça ? Laisse-moi rire !
Hermione sursauta, choquée. Mais Malefoy n’en avait pas fini :
-Regarde autour de toi ! Cette plaisanterie n’existe que parce que tu es dans les petits papiers du Ministère ! Jamais le Ministère n’aurait fait passé ces lois débiles si tu n’avais pas été une membre du fan club de Potter.
Elle essaya de se ressaisir :
-Je ne vois pas le rapport…
Le jeune homme eut un rire mauvais :
-C’est pourtant clair, Granger. Tout le monde s’en fout de tes elfes. Tu es la seule à y croire. Il suffit de voir le nombre d’employés que tu as, c’est pitoyable !
Hermione protesta, plus faiblement qu’elle ne l’aurait voulu :
-Nous n’avons pas les moyens… Il nous faut plus d’argent pour étendre notre action.
Sentant la victoire proche, il rétorqua :
-Réfléchis donc un peu, Granger ! Potter a dix neuf ans et il est déjà auror ! Tu ne trouves pas ça bizarre ?
Outrée, Hermione défendit son ami :
-Avec ce qu’il a fait, Harry n’avait plus rien à prouver !
Avec un sourire moqueur, il concéda :
-Soit. Potter est un abruti fini, complètement barjo, ce qui fait de lui un auror tout à fait convenable. Mais Weasley ? Un poste au département des sports magiques ! Et pas n’importe lequel… Il suffit de l’avoir vu jouer au Quidditch pour comprendre que c’est louche.
-Mais…, tenta la jeune femme.
-Et sa sœur ? l’interrompit Malefoy sans pitié. A peine dix-huit ans et elle est la secrétaire du Ministre. Bizarre, hein ?
Et, sans attendre de réponse, il cracha :
-Sauf quand on sait qu’elle est avec Potter ! Là, tout s’explique…
Hermione resta sans voix. Elle ne trouvait rien à répondre. Que dire ? Qu’ils avaient tous mérités ses postes pour leurs sacrifices durant la guerre ? Qu’ils avaient risqués leur vie pendant que lui avait choisi la facilité ? Mais, elle savait que ce n’était pas ce qu’il remettait en question. Non… D’ailleurs, il l’acheva :
-Je vois que tu commences à comprendre, Granger ! Ils ont offert à Potter et Weasley les postent dont ils rêvaient comme une sorte de récompense. Ils ont fait ça pour tous les gentils amis du merveilleux Potter ! Mais là, tu leur pose problème. Toi aussi tu as le droit à une compensation…
-Non ! cria-t-elle, affolée. Non ! Tu n’as rien compris !
Il s’approcha d’elle, un sourire carnassier aux lèvres. Il lui saisit les poignets pour les immobiliser et lui souffla dans le creux de l’oreille :
-Oh que si ! Tu sais que j’ai raison ! Personne ne s’intéresse à ton combat. Si tu n’avais pas bénéficié de l’amitié de Potter, tu serais encore dans la rue à embêter des pauvres gens en distribuant des tracts. Mais tu as de bonnes relations, alors ça c’est arrangé. Et ça s’appelle de l’arrivisme. Tu ne poses pas tes fesses sur ce fauteuil confortable parce que tu es douée ou parce que le droit des elfes est passionnant. C’est juste parce que tu es une des groupies de Potter. Sans compter que les elfes sont les premiers à refuser un salaire, des congés, des vêtements. C’est perdu d’avance.
Elle se dégagea violemment :
-Tu te trompes !
Il s’assit nonchalamment sur son bureau avant de rétorquer :
-Cette mascarade est tellement pitoyable que quand je partirai, à la fin de cette année d’essaie, un quart de ton personnel aura disparu !
La jeune femme s’avança vers lui, hors d’elle.
-Tais-toi ! hurla-t-elle. Tu n’as pas le droit…
A sa grande surprise, Malefoy lui sourit avant de se moquer :
-Il n’y a que la vérité qui blesse, n’est-ce pas ?
-Comment… Comment oses-tu ? bégaya-t-elle.
Puis, elle inspira profondément. Les larmes aux yeux, la voix tremblante, elle mit un terme à ce massacre :
-Pense ce que tu veux, ça ne m’intéresse pas. A la fin de cette année, tu iras à Azkaban rejoindre tes semblables et moi…
-Ce ne sont pas mes « semblables », comme tu dis ! protesta violemment Drago.
Les lèvres de la jeune femme se tordirent en un rictus méprisant, avant de lâcher :
-En effet, il n’y a que la vérité qui blesse…

Drago était partagé entre la colère et l’appréhension. D’un côté, il mourrait d’envie de faire ravaler ses paroles à Granger, de l’autre, Azkaban ralentissait ses ardeurs. Il en venait presque à regretter d’avoir parlé. Mais, tout n’était pas perdu. Il commençait à avoir sa petite idée sur la façon dont il allait se sortir de ce mauvais pas, mais rien n’était gagné. Il regarda Granger, qui frémissait de rage en se rasseyant à son bureau. Il avait touché un point sensible, il le savait. Elle avait utilisé la menace en dernier recours. Sans rien laisser paraître, il retourna à son bureau pour reprendre son travail en concluant :
-Comme tu veux… Mais ne te voile pas trop longtemps la face. Un jour, tu ne pourras plus te mentir.
Un silence hostile fut sa seule réponse.

Hermione relisait la même ligne depuis dix minutes sans la comprendre. Son cœur battait à tout rompre et la colère ne diminuait pas. Elle mourrait d’envie de prouver à Malefoy qu’il avait tort sur le champ, mais c’était malheureusement impossible. Il faut dire que, malgré ses profondes convictions, la tirade de Malefoy avait des accents de vérité. La tête enserrée entre ses mains, elle se sentait sur le point d’abandonner. Jamais encore le découragement ne l’avait à ce point abattu. Elle ne pu retenir un léger soupir en se souvenant de l’argument du jeune homme : « il n’y a que la vérité qui blesse »… Elle ferma les yeux et se concentra, dans le but ultime de se ressaisir. Heureusement, on ne tarda pas à venir la tirer de ses sombres pensées :
-Hermione ?
Surprise, elle leva les yeux vers celui qui l’avait interpellé.
-Oh, salut Ron.
Le jeune homme n’avait prêté aucune attention à Malefoy et s’était directement dirigé vers son amie, ignorant la grimace, assez significative, du blond.
-Ca ne va pas ? s’inquiéta-t-il.
-Si, si, démentit-elle.
Et, pour détourner la conversation, elle regarda sa montre, feignant la surprise :
-Oh ! Je n’ai pas vu le temps passé !
-On va déjeuner ? proposa le jeune homme.
Avec un sourire trop appuyé pour être sincère, la jeune fille accepta l’invitation et suivit son ami à travers les dédales du ministère. Ce dernier ne tarda pas d’ailleurs à reprendre son interrogatoire :
-C’est lui qui te met dans un état pareil, Hermione ?
La jeune femme laissa échapper un sourire plein de lassitude, avant d’éluder :
-On peut dire ça comme ça…
Ron sourit faiblement :
-Je vois… Tu ne veux toujours pas te plaindre. Mais, tu sais que si tu as un problème, Harry et moi, on est là pour toi.
Hermione acquiesça, réconfortée. Elle fut même sur le point de tout lui avouer pour Elise Le Hutin, mais son ami ajouta, comme pour lui-même :
-Il paiera pour tout ça…

Drago se dirigea à toute vitesse vers la sortie du Ministère. Granger était partie déjeuner et c’était le moment idéal pour vérifier son plan de secours. Et sans attendre, il transplana devant sa porte et l’ouvrit sans tenir compte des graffitis qui l’ornaient. Comme animé d’une force nouvelle, il traversa son salon dévasté et commença à fouiller dans une malle déjà à moitié renversée sur le sol, fracassée. Et, au bout de quelques minutes, il brandit un vieux parchemin serré dans son poing. Une lettre issue de la correspondance de son père. Une garantie contre Azkaban. Sa liberté…
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MessageSujet: Re: Oeil pour oeil, dent pour dent   Ven 2 Nov - 7:34

Et, tant que j'y suis, je mets la suite:

Chapitre 15: Qui s'y frotte s'y pique

Drago était de retour au Ministère, bien plus joyeux que les fois précédentes. Il avait trouvé comment s’en sortir, et après ces années de noir total, c’était le bonheur. Bientôt, Granger ne pourrait plus rien contre lui… Et elle en était la seule responsable : sans elle, il n’aurait jamais trouvé cette issue de secours. Car c’était bien elle qui lui avait dit que sa cause pour les droits des elfes manquait cruellement de moyens. A partir de ce simple constat, il avait élaboré un plan que seul un Serpentard avait pu imaginé. Un plan mélangeant subtilement le chantage et la manipulation. Un plan parfait.
-Vous désirez ?
Drago jeta un regard distrait à la vitrine exposant les sandwichs de la cafétéria du Ministère avant de se décider pour le plus simple et le moins cher. Puis, il s’installa à une table isolée, comme d'habitude. Oui, Granger allait tomber dans son piège et, alors, elle ne pourrait plus rien contre lui…

-Vous me cachez quelque chose !
Harry et Hermione échangèrent un regard inquiet pendant que Ginny fixait ses petits poids.
-Tous les trois, reprit Ron, passablement énervé, vous me cachez quelque chose !
Ce n’était pas une question, mais une affirmation. Démentir ne ferait qu’aggraver les choses. Aussi, Hermione avoua à moitié la vérité :
-Et bien, c’est que j’ai des doutes sur la… disons justice qu’il y a à envoyer Malefoy à Azkaban.
Le silence s’installa, pesant. Ron ouvrait et fermait successivement la bouche, comme s’il cherchait à dire quelque chose. Au bout d’un petit moment, il y parvint :
-Par… Pardon ?
La jeune femme inspira profondément avant de commencer à expliquer :
-Et bien, j’ai réfléchis et…
Mais Ron ne lui laissa pas le temps de continuer. Le regard flamboyant, il coupa, la voix étrangement froide :
-C’est ça le problème avec toi, Hermione. Tu réfléchis trop.
Harry tenta de défendre son amie en minimisant les dégâts :
-C’est bon, Ron. Il n’y a pas de mal à bien réfléchir avant de condamner quelqu’un à Azkaban pour dix ans.
-Même si c’est Malefoy ? rétorqua le jeune homme.
Cette fois-ci, ce fut Ginny qui répondit :
-Oui, Ron. Même si c’est Malefoy.
Le jeune homme capitula :
-Très bien, réfléchis, si ça peut te faire plaisir. Mais, je ne me fais pas trop de soucis. Quand tu auras bien réfléchis, peut-être que la mémoire te reviendra…
Hermione inspira un grand coup, prête à tout lui avouer, sachant que si elle ne le faisait pas là, elle ne le ferait jamais :
-Ecoute, je…
-Non, l’interrompit-il. Je n’ai pas envie de discuter de Malefoy. Parlons de choses moins… dérangeantes.

Elise s’approcha de Seamus, aussi silencieusement que possible. Puis, elle posa une main sur son épaule. Surpris, le jeune homme se retourna vivement.
-Excuse-moi, susurra-t-elle. Je ne voulais pas te faire peur…
-Oh non, c’est rien…, bégaya-t-il en rougissant. Je ne t’ai pas entendu arrivé, c’est tout. Tout va bien ?
-Oui, j’ai juste un petit service à te demander…
-Vas-y, sourit Seamus, ravi de pouvoir être utile à la jeune femme.
-Je voulais te demander si je pouvais me faire parvenir un colis en me servant de ton nom…
Le jeune homme parut surpris :
-Oui, bien sûr, mais pourquoi ?
Elise avait parfaitement répété cette scène et elle n’eut aucun mal à jouer la comédie :
-Et bien, mon père avait une assez belle collection de pièces ayant appartenue à un de nos illustres ancêtres, mais il s’est vu contraindre de la vendre. Je la lui ai racheté pour lui faire un cadeau mais il faut que je donne une adresse pour qu’il me les fasse parvenir. Avoue que si je donne mon nom, la surprise sera gâchée...
-Oui, bien sûr, je comprends, sourit Seamus, visiblement soulagé que ce ne soit rien d’illégal. C’est très gentil de ta part.
« Oui, c’est très gentil, en effet…, pensa Elise, sans parvenir à cacher sa joie. Je suis sûre que cette délicieuse surprise plaira beaucoup à Granger et Malefoy… ».

Drago n’aurait jamais pensé que son plan aurait fonctionné si vite. A peine quelques heures après qu’il ait envoyé cette lettre que, déjà, elle portait ses fruits. Sa journée était presque terminée et il avançait à grand pas dans ses dossiers, dont la pile avait considérablement diminuée. Granger, elle, semblait profondément plongée dans ses pensées. C’était dans cet environnement silencieux et lourd qu’il était arrivé.
-Miss Granger ?
Les deux jeunes gens sursautèrent. Et pendant que la surprise se peignait sur le visage de Granger, un large sourire se dessinait sur celui de Drago. Décidément, M. Kurst avait bien mesuré l’ampleur de la situation et cette petite machination allait se révéler plus qu’intéressante…

Hermione réfléchissait. Il fallait absolument qu’elle trouve un moyen d’empêcher la catastrophe de la veille de se reproduire. Malefoy ne devait plus jamais écrire à la véritable Elise Le Hutin, au risque de tout compromettre. Malheureusement, elle se voyait mal interdire à Malefoy toute communication avec la jeune fille. Après quelques minutes d’intense réflexion, une idée commença à germer dans son esprit. Une idée un peu tordue, mais une idée quand même… Après tout, Malefoy l'avait dit lui-même: Elise n'avait pas intérêt à être vu avec une Anguille. Sinon, le Ministère risquerai de tirer des conclusions hâtives. Elle pouvait se servir de cet argument. Mais pour cela, il fallait qu'elle reprenne rapidement l'apparence d'Elise. Ce soir... Ou demain, au plus tard.
-Miss Granger ?
La jeune femme sursauta. Sur le pas de la porte se tenait un homme d’environ quarante ans, qui, par politesse, venait d’ôter son chapeau, découvrant ses cheveux grisonnants.
-Excusez-moi, reprit-il. Vous êtes Miss Granger ?
Se reprenant, Hermione se leva d’un bond pour l’accueillir tout en répondant :
-Oui, c’est bien moi. Monsieur ?
L’homme serra la main que lui tendait la jeune femme.
-M. Kurst. Adalbert Kurst.
Hermione invita son visiteur à s’asseoir en désignant le fauteuil qui lui faisait face et elle demanda :
-Que puis-je faire pour vous, M. Kurst ?
L’intéressé regarda un peu autour de lui avant de répondre, souriant :
-Et bien, en fait, la question est plutôt de savoir ce que je peux faire pour vous…
Son interlocutrice le regarda, un peu surprise.
-Excusez-moi, mais je ne vous suis pas.
L’homme laissa échappé un éclat de rire grave, puis soupira :
-Tout est de ma faute, je me suis mal présenté.
Et, sur le ton de la confidence, il ajouta :
-J’ai eu vent, par hasard, de votre action pour les elfes de maison. Oh, j’avais déjà remarqué quelques changements salutaires, mais je ne pensais pas qu’il existait un tel endroit.
Il regarda encore une fois autour de lui avant d’achever :
-Il est clair que le Tribunal de l’Egalité est un des plus grands progrès de notre monde au niveau de la tolérance.

Drago poussa un profond soupir. Adalbert en faisait un peu trop. Granger arborait à présent un sourire éclatant et lui jetait de temps en temps un regard victorieux qui signifiait clairement : « Alors, Malefoy ! Tu vois que j’avais raison, que mon combat n’est pas perdu et qu’il intéresse des gens…»
Et le jeune homme était là, obligé d’écouter ces sornettes sans protester. Car il était essentiel que Granger ne sache pas qu’il connaissait cet homme et qu’il était à l’origine de sa venue. Il tendit l’oreille afin de ne rien rater.
-Un tel courage mérite, à mon avis, d’être récompensé, continuait Adalbert. Merlin sait qu’il n’est pas facile de faire bouger les choses et pourtant, vous maniez cet art à la perfection. J’aimerais vous aidez à étendre votre action.
Drago jeta un rapide coup d’œil à Granger. Erreur : en plus de devoir supporter son visage joyeux, il croisa son regard fier et moqueur.
-Merci beaucoup, le remercia-t-elle. Un peu de soutien est toujours le bienvenu. Nous ne sommes pas beaucoup à travailler pour la libération des elfes…
-Oh, Miss Granger, l’interrompit Kurst. Je ne compte vous aidez en travaillant avec vous. J’ai malheureusement ma propre entreprise à gérer et je n’ai que très peu de temps libre.
La jeune fille perdit d’un coup son sourire, profondément déçue, ce dont Malefoy se délecta.
-Bien sûr, je comprends…
L’homme la regarda en souriant, avec un air bienveillant très calculé.
-Ne faîtes pas cette tête là, voyons, la morigéna-t-il. Je tiens vraiment à prendre une part active dans ce combat. J’aimerai financer votre Tribunal afin de vous permettre de mener à bien votre mission.
Hermione le regarda, abasourdie. Il l’étonna encore plus :
-Je vous ai déjà dit que j’avais ma propre entreprise à gérer. En effet, je suis le directeur de la première fabrique de baguette magique d’Angleterre et des Etats-Unis. L’argent n’est pas un problème pour moi et je tiens à le dépenser correctement. Quoi de mieux pour cela que votre noble action ?
Drago su qu’il y arrivait. Un sourire éclaira son visage et il regarda la scène sans aucune retenue. Granger avait voulu jouer à la grande avec lui et elle devrait en subir les conséquences. Comme on dit, qui s’y frotte s’y pique. Et, avec un plaisir non contenu, il écouta son pantin achever sa mission :
-Aussi, j’ai vu avec M. le Ministre lui-même les termes de notre contrat. Et j’ai le plaisir de vous apprendre que j’ai obtenu le titre de Grand Directeur du Tribunal de l’Egalité…
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MessageSujet: Re: Oeil pour oeil, dent pour dent   Ven 2 Nov - 7:35

Et comme je suis super en forme:

Chapitre 16: Tout vient à point à qui sait attendre

Un court moment de silence s’installa, le temps qu’Hermione réalise la signification des paroles de Kurst. Puis, elle répéta, incrédule :
-Le Grand Directeur du Tribunal de l’Egalité ?
-Tout à fait, sourit Kurst. Quand M. le Ministre a su que je tenais absolument à faire un don au Tribunal, il m’a gracieusement offert ce poste.
La jeune femme ne su que répondre. Puis, avec un sourire crispé, elle se leva.
-Excusez-moi, mais je dois aller régler deux ou trois petites choses avec le Ministre.
-Mais bien sûr, prenez tout votre temps, dit-il, d’une voix mielleuse.
Sans plus attendre, Hermione fonça droit vers les ascenseurs, le cœur battant. Il n’avait pas fait ça ! Kingsley ne pouvait pas avoir fait ça ! Elle sortit en trombe au bon étage et traversa le couloir comme une flèche.

-Alors, mon cher Drago, mon petit spectacle t’a plus ?
-Il était très convainquant, je ne puis le nier, concéda le jeune homme. Quoiqu’un peu trop accentué à mon goût.
-Je vois que tu es aussi exigent que ton père. Un vrai Malefoy. Et bien que tu sois jeune, tu ne manques pas de ressources…
-Avouez que sans ce petit chantage, vous n’auriez jamais acceptez de m’aider, répliqua Drago.
-Soit, je l’avoue, dit Kurst d’un ton conciliant. Mais en parlant de ça, quand aurais-je ma lettre ?
-Tout vient à point à qui sait attendre, répondit énigmatiquement le jeune homme, ce qui eu le don d’agacer son interlocuteur.
-J’en suis ravi, mais j’aimerais une réponse plus claire.
-Alors, disons quand je serais à nouveau complètement libre. Dans un an…

-Ginny !
-Hermione ? Que se passe-t-il ? Un problème ?
-Il faut que je voie le Ministre. Maintenant.
Le ton était urgent et ne laissait place à aucune discussion. Ginny jeta un coup d’œil à la foule amassée devant la porte de Kingsley et poussa un profond soupir.
-Très bien, vas-y. Je me débrouillerais pour calmer les autres.
Avec un sourire compatissant pour son amie, elle s’éloigna et entra directement dans le luxueux bureau, refermant la porte sur les autres sorciers qui avaient rendez-vous depuis des mois et qui hurlaient leur mécontentement sur la pauvre Ginny, obligée d’inventer une grotesque histoire pour expliquer ce favoritisme.

-Un an ? Tu ne me fais pas confiance, Drago ? Tu pourrais me donner la lettre tout de suite et je remplirais quand même ma part du contrat…
-Si vous avez confiance en moi, un an, ce n’est rien, répliqua le jeune homme, retournant la situation. Vous me sauvez la mise et je vous rends la lettre. Si cela ne vous convient pas, je ne vous retiens pas. Le Ministère sera tellement ravi d’apprendre comment notre plus grand fournisseur de baguettes magiques a construit sa fortune. Peut-être même que cela suffira à les convaincre de ma bonne foi…
Vaincu, Kurst s'empressa de capituler :
-Très bien. Alors, nous ferons ainsi.

-Comment avez-vous pu ?
Hermione, qui venait d’expulser le précédent rendez-vous du Ministre (une vielle harpie qui militait pour la légalisation de l’élevage de dragons), répétait pour la troisième fois cette question.
-Miss Granger, soupira Kingsley, c’est une opportunité exceptionnelle. Est-ce que vous vous rendez compte que l’un des plus riches sorciers d’Angleterre se propose de financer votre Tribunal ?
-Est-ce que vous vous rendez compte que vous venez de nommer ce sorcier Grand Directeur de mon Tribunal, sans même me consulter ? répliqua vertement la jeune femme.
Le Ministre se massa les tempes, visiblement fatigué avant de rectifier :
-C’est plus un titre honorifique qu’une véritable fonction. Tout est clairement stipulé dans le contrat.
-C’est-à-dire ? siffla Hermione, pas rassurée le moins du monde.
-C’est-à-dire que vous restez la seule et unique autorité de ce Tribunal, sauf sur quelques petites choses sans un importance. Et tout cela ne durera qu’un an.
-Pourriez-vous être plus clair ? demanda-t-elle sèchement.
-Et bien c’est très simple. Comme tout investisseur, M.Kurst tient à ce que son argent soit bien utilisé. Pour cela, il devient directeur de votre Tribunal pour une durée de seulement un an. Après, tout redevient comme avant. C’est une simple précaution. Histoire que son nom ne soit pas sali par un scandale juste après qu’il ait fait un don. Il surveille, en quelque sorte.
Le regard de la jeune femme étincela de rage. Le Ministre s’empressa d’ajouter :
-Et, au bout de seulement un an, il disparaît de votre vie. De plus, comme c’est un homme très occupé, vous serez très certainement libre de faire comme bon vous semble. Et surtout, vous gagnez une somme non négligeable pour votre cause. Une somme qui sera très utile aux elfes de maison.
Cette fois, il su qu’il avait trouver le bon argument. Hermione semblait… presque apaisée.
-Combien ? demanda-t-elle timidement.
-Cent mille gallions…
Et le Ministre sourit. Il avait gagné la partie. Il ajouta, très fier :
-Et comme si tout cela ne suffisait pas, j’ai la grande joie de vous annoncer que vous êtes définitivement débarrassée de Drago Malefoy. Cette Anguille doit être évaluée par son patron, et cette lourde tâche revient à présent à M.Kurst. N’est-ce pas merveilleux ?

Drago se félicitait mentalement. Tout s’était merveilleusement bien déroulé. A peine Kurst avait-il reçu sa lettre qu’il avait cédé au chantage et accepté sa proposition. Qu’était-ce que cent mille gallions face à une détention à vie à Azkaban ? Rien… Et son pantin avait aussitôt contacté le Ministre pour conclure un arrangement. Voilà que Granger se trouvait reléguée du rend de patronne à celui d’employée, ce qui lui convenait d’ailleurs beaucoup mieux. Et non seulement son ennemie perdait sa place, mais en plus, il lui échappait. Azkaban n’était plus qu’un mauvais souvenir et une longue vie s’offrait à lui. Plus qu’un an, il y pourrait quitter ce pays, tenter sa chance ailleurs. Encore un an à tenir avant que Kurst ne puisse rendre son évaluation et que la vie ne lui sourisse à nouveau. C’était bien connu : tout vient à point à qui sait attendre…

Hermione ne savait plus trop comment réagir. Elle avait beau peser le pour et le contre, rien n’en ressortait. C’était à la fois une bénédiction et une catastrophe. Cent mille gallions, c’était une opportunité inespérée… Mais voir le Tribunal confié aux soins d’un inconnu n’avait rien de réjouissant… Quant à Malefoy, l’idée d’en être débarrassée l’aurait comblé il y a seulement quelques jours, mais là, elle ne savait quoi penser. D’un côté, elle se sentait terriblement soulagée, de l’autre, elle se sentait insatisfaite, comme si on lui avait volé quelque chose de très intime. Sans compter qu’il lui fallait régler cette histoire avec Elise Le Hutin. Elle devait se débrouiller pour que Malefoy ne découvre jamais la petite mascarade. Car avant, elle avait un moyen de pression sur lui. Mais maintenant… Heureusement, elle avait eu le temps de réfléchir à la question… Arrivée devant son bureau, elle inspira un grand coup avant d’entrée. Puis, avec un sourire étrangement crispé, elle s’adressa à Adalbert Kurst :
-Très bien… Tout est réglé. Si vous avez quelque chose de particulier à préciser, n’hésitez pas…

-Elise!
La jeune fille se retourna, séduisante. Elle avait reconnu sans mal la voix de Seamus.
-J'ai le paquet, pour ton père!
Son coeur rata un battement. Ca y était! Elle les avait!
-Oh, merci! souffla-t-elle en essayant de rester naturel.
Elle attrapa le colis que l'ancien Gryffondor lui tendait avec un sourire reconnaissant.
-Excuse-moi, mais j'ai énormément de travail. On se voit plus tard?
Et, prenant la moue déçue de Seamus pour une réponse, elle s'enferma dans son bureau. Ca y est, son petit jeu allait pouvoir commencer...
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MessageSujet: Re: Oeil pour oeil, dent pour dent   Sam 3 Nov - 13:33

Hé bien, vivement la suite. J'aime beaucoup ! Par contre, fais attention aux fautes d'accord du participe passé lorsque le COD est avant le verbe.
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MessageSujet: Re: Oeil pour oeil, dent pour dent   Sam 3 Nov - 14:15

Là, c'est exactement le truc que j'ai jamais pigé ^^'
Quand c'est avoir, je n'accorde jamais. Le seul problème, c'est que des fois, il faut...
Merci beaucoup, j'essaierais de corriger ça! (Mais je promet rien!)
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MessageSujet: Re: Oeil pour oeil, dent pour dent   

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